
DESTINY - In Excelsis Dementia
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Style : Death black metal - Nationalité : France
Vous attendez avec impatience le prochain Dimmu Borgir ou le prochain Cradle Of Filth ? N’attendez plus : Destinity est là pour vous.
Au niveau du visuel, on ne peut se tromper : il s’agit bien là de black avec son lot d’images et de paroles blasphématoires et empreintes de mysticisme. Mais si seulement, il ne s’agissait que de cela…
In Excelsis Dementia est une véritable bombe dans le sens où il allie tout ce qu’il y a de plus extrême dans le metal sans jamais oublier le côté symphonique et mélodique qui donne tout son aspect envoûtant au black. Dès le premier titre, After The Grace Of Kaos Synopsis, on est fixé sur un mélange subtil entre tempo et voix death qui alternent avec tempo et voix black, avec des samples et des arrangements symphoniques utilisés juste ce qu’il faut. Car toujours l’émotion, à la différence d’un Dimmu Borgir, est en première position, notamment sur les titres ou parties chantés en français.
L’intro de Gloria In Exclesia, avec les chants religieux féminins, ou celle de And Silence rappelleront Cradle Of Filth, mais la folie qui se déchaîne ensuite et l’ambiance qui y règne sont propres à Destinity.
Nous n’aurions pas exploré tous les recoins de l’extrême si nous ne parlions pas du grind qui, lui aussi, est présent sur certains titres où des vocaux death répondent à une voix éraillée (voir Sadistic Massacre : il faut dire que le titre s’y prête aussi).
A noter aussi la très originale accalmie que nous offre Heffen Kemet, avec guitare accoustique, blasts disco et sanglots féminins qui se transforment en gémissements.
De toute beauté.
Note : 9.5/10
Line-up : Mick (lead vocals), Zephiros (rhythm guitars and backing vocals),
Lord D.D. (lead guitar), Big Benn Sorabass (bass), Morteüs (keyboards and clean vocals),
Tyraël (drums)
Site internet : http://www.destinity.net

CANNIBAL CORPSE - The Wretched Spawn
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Style : Death gore - Nationalité : Etats-Unis
Plus c’est gore, mieux c’est. Voilà le slogan qui pourrait résumer la démarche de Cannibal Corpse. Il suffit pour cela de s’arrêter sur la pochette, systématiquement censurée en Allemagne, ce qui n’est pas pour déplaire à nos amis américains puisque c’est ce qu’ils recherchent. Difficile de faire plus extrême en termes de visuel : on est volontairement ici dans le mauvais goût et le côté choquant des Uncut movies.
Histoire de nous montrer à qui l’on a affaire, l’album débute par un morceau qui dure moins de deux minutes. Les titres, plus explicites les uns que les autres, Severed Head Stoning, Nothing Left To Mutilate, Bent Backwards and Broken… s’enchaînent ensuite à la vitesse d’un raid aérien, même si certains, plus lourds, plus malsains, tels The Wretched Spawn ou Festering In The Crypt, viennent
"calmer" le jeu.
Malgré la vélocité, et grâce à une production de qualité, on ne perd rien des riffs et solos de Jack Owen, qui a malheureusement annoncé récemment son départ du groupe, ni du pauvre Paul Mazurkiewicz qui s’acharne sur ces fûts.
A ne pas manquer non plus le DVD bonus qui nous présente les membres de Cannibal Corpse en séance d’enregistrement et qui nous montre, si besoin était, qu’eux aussi savent s’amuser.
Que dire de plus ? Cannibal Corpse est un groupe culte et ce n’est pas cet album qui viendra le démentir.
Note : 9/10
Line-up : George “Corpsegrinder” Fisher (lead vocals), Jack Owen (lead guitars),
Pat O’Brien (rhythm guitars), Alex Webster ( bass), Paul Mazurkiewicz (drums)
Site internet : http://www.cannibalcorpse.net

BENIGHTED - Insane Cephalic Production
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Style : Brutal death - Nationalité : France
Bienvenue dans le monde dérangé du brutal death des Lyonnais de Benighted. Julien travaille dans le milieu psychiatrique (nos malades sont bien gardés) et c'est inspiré qu’il a décidé de composer cet album dédié aux maladies psychiatriques infantiles, et l’intro du titre Fœtus (dont le clip est téléchargeable sur leur site) avec une boîte à musique est là pour en témoigner.
Le visuel de l’album est volontairement sobre : on y voit le mur capitonné d’une chambre d’isolement dans un asile ; en ouvrant cet album, vous pénétrez dans cet asile. Chants gutturaux, genre les aventures de Porcinet, succèdent à une voix véritablement éraillée, le tout à une vitesse proprement hallucinante, le tout restant parfaitement maîtrisé.
On ne sort pas indemne de l’écoute de cet album. Avertissement : aller dans la fosse lors d’un concert de Benighted peut entraîner une mort douloureuse. La violence est omniprésente dans cet album mais il y a aussi des ruptures de rythme nombreuses qui vous feront headbanger à vous en péter les cervicales, notamment le riff assassin et extrêmement efficace de Perperual Cannibalism.
A noter aussi dans le titre Deviant deux explosions apocalyptiques, époustouflantes.
Un concentré de violence et de puissance : 10 titres pour 35 minutes… Vous ne pourriez humainement en supporter plus.
Note : 9/10
Line-up : Julien (vocals), Olivier, Liem (guitars), Eric (bass),
Fred (drums)
Site internet : http://www.staybrutal.com

CRYSTALIUM - Diktat omegA
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Style : War black metal - Nationalité : France
Après une entrée en matière avec une batterie froide et sèche, accompagnée de nappes de clavier linéaires, le war black metal de Crystalium nous explose en pleine figure. Le visuel apparaît dérangeant car il entretient une certaine ambiguïté, à l’instar d’un Marduk, mais la musique, elle, ne cesse d’être envoûtante, comme si nous étions emportés, dans le sens littéral du terme, dans une spirale infernale.
A l’écoute de cet album, on éprouve la fascination et la terreur que l’on pourrait éprouver en voyant un char ennemi débarquer dans nos tranchées.
En outre, les paroles en français font l’effet d’incantations, d’autant que les textes sont compréhensibles, qu’ils soient chantés (après quand même une lecture sur support papier) ou scandés. Chaque texte correspond à lui seul à un poème, lugubre certes mais d’une réelle profondeur. On ne peut s’empêcher ici de penser au groupe marseillais Seth dont les textes en français, plus empreints il est vrai de satanisme, sont des plus inspirés. Ou encore à Eros Necropsique, dans une approche beaucoup plus expérimentale.
Quelle maîtrise ! Et dire que ce n’est que leur premier album. Leur musique n’est pas belle, elle est sublime comme le définissait Burke ou Kant : elle s’inscrit dans un autre registre que celui de nos valeurs humaines, trop humaines, pour nous transporter dans une dimension mystique. En plus, si l’on exclut le titre Je, hymne guerrier, les morceaux dépassent allégrement les 5 minutes : un vrai plaisir ! A noter la très originale fin du morceau Unifiez les chairs, mes frères qui se termine sur un air de guinguette.
Enfin, pour finir, je ne peux m’empêcher de vous citer les premiers vers de Je : Assumant le statut de pilier des bannis / Clef de la cité des anciennes races, / Dans le non-moi, j’ai vu s’inscrire / Les sacrifices d’une vie en marge.
Note : 10/10
Line-up : Kra Blizzard Cillag (vocals and rythm guitars), Diktator K.Eltryll
(keyboards and narrative), Dracir ( lead guitars), KzGaharta (bass), Altar.ZK6 (drums)
Site internet : http://www.crystalium.tk

FURIA - Un lac de Larmes et de Sang
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Style : Heavy black metal conceptuel
Nationalité : France
Note : 9/10
Vous aimez le Seigneur des Anneaux ? Conan le Barbare ? pour faire court, tout ce qui a trait à l’heroic fantasy ? Les albums de Furia sont faits pour vous. Dans sa démarche, Furia s’inscrit dans celle d’un Rhapsody, offrant à son auditoire tout un monde, toute une intrigue, mais dans une approche définitivement plus sombre. Imaginez-vous un conte de fées à la Blanche-Neige où le Prince charmant zigouillerait la belle-mère et coucherait avec ladite Blanche-Neige, et vous aurez une image assez précise de l’atmosphère qui se dégage de ces albums.
Un souffle épique parcourt "Un lac de Larmes et de Sang" du début à la fin : après avoir suivi les aventures du fils dans le premier opus, A la quête du passé, nous suivons ici celles du père, Harès, qui doit affronter le mal qui est en lui.
Ici, chants black et death, en français, alternent suivant l’intrigue et le personnage supposé s’exprimer.
Même si les morceaux n’ont pas une structure classique, couplet-refrain-couplet, ils sont vite entêtants en raison des mélodies efficaces du chant et des riffs, tantôt saturés et clairs.
Les claviers de Mehdi, mais aussi le piano et les violons, apportent une touche théâtrale et émotionnelle supplémentaire à l’ensemble.
Si le groupe continue dans cette lancée, on a hâte de les voir sur une scène digne de ce nom, leur donnant les moyens de mettre véritablement en valeur tout ce monde qu’ils ont créé.
On attend maintenant avec impatience le troisième volet de la trilogie.
Line-up : Damien Paquet (lead vocals), Sébastien Lobut (lead guitars),
Mickael Valesi (rhythm guitars), Guillaume Mauteceli (bass), Médéric Moge (drums),
Mehdi Khadouj (keyboards)
Site internet : http://furia.metal.free.fr
Retrouvez notre interview du groupe en fin d’article !

HORRESCO REFERENS - ...Of Our Souls
Style : Lust metal - Nationalité : France
Voici un album de lust metal, le premier qu’il m’est donné d’écouter : et pour cause, les petits gars d’Horresco Referens revendiquent la paternité de cette appellation. Et ça donne quoi au final ? Eh bien, un album des plus intéressants, avec une patte identifiable car difficilement assimilable à tel ou tel autre groupe. De ce côté, leur objectif est atteint et c'est d’autant plus remarquable qu’il est assez rare pour un groupe d’affirmer son style dès ses premiers albums.
Indépendamment de la musique, le concept seul de cet album mériterait que l’on se procure cet album. Un sujet SF d’une réelle originalité que Pascal, le bassiste du groupe, vous expliquera mieux que moi dans l’interview qui leur est consacrée.
La diversité ici, black, death, thrash, heavy, tant au niveau des vocaux que de la musique, ne rime pas avec confusion mais bien avec richesse. Par ailleurs, cette richesse n’est pas opaque ni démonstrative car la musique reste facile d’accès, dans le sens positif du terme, et devient vite entêtante avec des riffs et des ruptures de rythmes bien trouvés, mais aussi des envolées de guitare de bon aloi. La première écoute peut s’avérer déroutante, mais au bout de quelques minutes, on se trouve vite emporté avec les membres d’Horresco Referens dans cet autre monde.>p>
Et puis, au fait, si vous voulez faire le fier pendant une soirée, et sortir une citation latine, horresco referens signifie : j’en tremble quand j’en parle. Et si vous voulez faire croire que vous avez des copines à la maison, mettez le titre Purity Of Sex à fond : vos voisins ne vous regarderont plus de la même manière.
Note : 9/10
Line-up : Rash (vocals, rhythm guitars), Guillaume (lead guitars, keyboards),
Pascal (bass, acoustic bass), Foued (drums, percussions)
Site internet : http://www.horrescoreferens.com
Retrouvez notre interview du groupe en fin d’article !
LES INTERVIEWS
FURIA
Lors du Rock The Hamster
Festival, j’eus le plaisir de rencontrer FURIA tête
d’affiche pour l’occasion. C’est donc autour d’une mousse
et dans une ambiance décontractée, en compagnie de Damien,
le chanteur, Seb, le
guitariste, et Guillaume, le bassiste, que je réalisais
l’interview.
Qu'est-ce qui vous a
poussé, dès votre premier album, à vous lancer dans
une trilogie ? Est-ce que l'histoire s'est imposée à
vous ou est-ce qu'elle est venue au fur et à mesure
que vous réalisiez A la quête du passé ?
Furia : Cela s’est fait pendant le travail de
composition. C'est Mickael,
guitariste, qui a écrit
A la quête du
passé. Il a commencé sur une chanson, puis une
deuxième, puis c’est là qu’il s’est dit : pourquoi
pas écrire un concept album ?
qui s’est poursuivi avec le
deuxième. Même à la fin du deuxième, nous ne savions pas
encore précisément si nous continuerions sur notre lancée.
Finalement, le prochain album conclura la trilogie de
Harès et de sa descendance.
Pourquoi avez-vous axé à ce point sur les textes alors
que l’on a tendance à dire que ce n’est pas ce qui
caractérise les groupes de
metal et encore moins ceux
qui les écoutent ?
Furia : Au début,
Mickael ne faisait pas partie
de la composition : c’était sa façon à lui de mettre
sa touche dans le groupe. Aujourd'hui, c’est Mehdi qui a
pris le relais ; Michael participe maintenant à la
composition.
Et comment composez-vous ? les textes
viennent-ils avant la musique ou est-ce
l’inverse ?
Furia : Pour le troisième album, par exemple,
les textes sont déjà écrits, mais il y a maintenant un
double travail qui nous attend : s’assurer que le
texte colle bien avec la musique en termes de rythmes. On
va donc sans doute être amenés à supprimer certains mots
ou en rajouter d’autres mais la trame générale restera la
même. Il y aura ensuite tout un travail au niveau des vocaux
pour les adapter à la musique, en fonction des moments où
elle est plutôt black, heavy
ou thrash. En sachant aussi
que chaque texture de voix renvoie à tel ou tel
personnage.
Quelles sont vos principales sources d’inspiration
pour écrire votre trilogie ?
Furia : Pour
Micka, ses principales sources
d’inspiration sont les films. Mehdi, lui, est plus branché
littérature sur la sorcellerie ou l’ésotérisme.
Dans l’ensemble, nous sommes très inspirés par tout
l’univers heroic
fantasy même si, il est vrai,
nous y apportons une touche plus sombre, plus guerrière,
voire plus sensuelle.
Quelles sont vos influences en termes musicaux ?
Furia : D’abord, sans hésiter, il y a
Iron
Maiden. Viennent ensuite
Slayer,
Dimmu
Borgir,
Dark
Tranquillity,
Immortal,
Rammstein… En fait, nous
aimons le metal dans sa
globalité.
Vu que Maiden est l’une de
vos influences principales, envisages-tu de passer à
un chant heavy
clair ?
Damien : Oui, même si c'est un boulot énorme.
Dès le troisième album, il y aura d’ailleurs des
évolutions au niveau du chant.
Dès A la quête du passé, vous offriez une plage
vidéo et dans vos concerts, vous laissez également une
grande place au visuel ? Est-ce que pour vous
c'est un plus ou est-ce que c'est indispensable pour
pouvoir transmettre tout ce que vous avez à
dire ?
Furia : Pour nous, il s’agit d’abord d’un
plus, utilisé surtout pour son aspect scénique. Sur scène,
cela nous permet de créer un lien entre les morceaux qui,
bien entendu, sont joués dans le désordre, sinon il n’y
aurait plus de surprise. D’ailleurs, sur scène, on essaie de plus de retranscrire
une énergie qu’un concept. Vu qu’on est perfectionnistes,
retranscrire le concept nécessiterait de supers décors.
Peut-être un jour…
Où en êtes-vous dans le travail de composition du
troisième volet de la trilogie ? Faut-il
s’attendre à un nouveau mélange subtil de
heavy,
death, black ou
est-ce que vous avez plutôt l’intention de privilégier
tel style plutôt qu’un autre cette fois ? Tous
les chants seront-ils à nouveau en français ?
Furia : D’un point de vue musical, il était
nécessaire que nous assurions une cohérence entre les
trois parties de la trilogie, nous resterons donc dans le
même registre. Les chants seront également toujours en
français, même s’il ne s’agit pas là d’un positionnement
revendicatif, mais pour l’instant, nous nous sentons plus
à l’aise avec le français pour écrire ce qui s’apparente
définitivement assez à une pièce de théâtre. Par contre,
sur le site, nous avons traduit nos textes en anglais.
Pourrais-vous nous parler du Box que vous venez de
sortir ? Il s’agit là d’un support ambitieux mais
réussi après deux albums, puisque, pour le coup, vous
réunissez vraiment l’image, le son et le texte.
Furia : A la base,
nous voulions juste un support vidéo pour démarcher
les salles de concert. Au début, ce devait juste être un
quatre titres. Et puis, c’est Christian
d’Adipocere qui a lancé l’idée
et nous sommes très satisfaits du résultat. On retrouve
dans ce box l’intégralité d’un live que nous avons donné à
Mâcon, mais aussi des bonus, dont un clip. On y retrouve
également un livre La source noire qui retrace toute
l’histoire que nous avons développée à travers notre
trilogie. Et enfin, notre premier album
remastérisé au
Finnox studio et le résultat
dépasse nos attentes.
Pour finir, où vont vos préférences en matière de
films d’horreur ?
Seb : Je me
souviens avoir bien aimé Le retour des morts-vivants
3 mais aussi Les contes de la Crypte
Guillaume : Moi je préfère les films qui
mêlent horreur et humour, du type
Evil
Dead,
Brain
Dead. Dans un autre
registre, j’ai été marqué par
Simetierre.
Damien :
Stigmata… pour moi, je
le mets au même niveau que L’exorciste, LE film
culte. J’aime bien aussi la série des
Hellraiser. Et j’adore
La Malédiction : Damien, c'est moi, même si le
3 est à chier!
Rien de tel pour conclure une interview. A plus !
HORRESCO REFERENS
Le Rock The Hamster Festival fut aussi l’occasion pour moi d’interviewer HORRESCO
REFERENS qui n’en est qu’à son second album, et son premier album signé, mais qui témoigne pourtant d’une réelle maîtrise et d’une réelle originalité dans son approche musicale.
Vous revendiquez l’étiquette de lust metal : qu’entendez-vous par là ?
Horresco Referens : C’est en réalité un mélange de black, death, thrash, voix claires et des tendances heavy.
Et puis, au vu du concept de notre album, on estimait avoir le droit de se donner un nom différent pour se démarquer musicalement, mais aussi par rapport à notre histoire, qui n’a rien à voir avec ce que tu peux lire dans les journaux : nous avons vraiment créé monde de toute pièce. J’espère que beaucoup de groupes suivront cette voie, même si, il est vrai, nous nous sommes pas les premiers à parler de mondes étranges et de SF.
Nous voulons faire de la musique de personnes, que nous soyons tout de suite identifiables. C'est la prétention de beaucoup mais nous, nous n’avons pas voulu nous cantonner dans tel ou tel style. Chacun apporte dans le groupe ses influences et il est important que nous fassions la musique que nous aimons..
Il y a aussi dans le lust metal ce côté sulfureux. Le morceau-phare à ce jour d’Horresco Referens s’appelle d’ailleurs Purity Of Sex. En plus, c'est un détail, mais nous jouons tous toujours torse nu sur scène. En fait, c'est parce qu’on n’a pas d’argent pour s’acheter des t-shirts et parce que l’on trouve qu’on est super beaux (rires)
Tous vos chants sont en anglais ?
Horresco Referens : Oui, parce que l’anglais est beaucoup plus universel, mais aussi plus mélodique : il est difficile de chanter le français même si c'est une superbe langue et que le vocabulaire propre à la luxure y est sans doute plus important qu’en anglais
Est-ce que vous pourriez nous parler de votre concept ?
Horresco Referens : En fait, le concept date du premier album, dont le seul membre restant est Rash.
Il ne s’agit pas d’extraterrestres, comme dans Hyprocrisy, mais d’un monde extra-terrestre, qui n’a vraimetn rien à voir avec le nôtre.
Au départ, il y a une planète, qui ne porte aucune vie sur son sol mais qui est douée de la faculté de penser. Les émotions humaines, quant à elles, voyagent à travers l’espace et certaines sont interceptées par cette planète. Cela lui donne envie de créer la vie. Elle essaie, mais son premier jet d’humanoïdes végétaux n’est pas des plus probants. Elle essaie encore mais elle se plante totalement à la fin. Les mauvais sentiments ont créé à la surface de la planète un véritable marais suintant qui est en train de prendre contrôle de l’entité. Plutôt que de succomber et conscience du chaos qu’elle a engrangé, la planète se jette contre son soleil.
L’histoire ne s’arrête pas là pour autant puisque le troisième album reprendra le concept car certains habitants de la planète ont survécu. Ils vont décidé de prendre le chemin des sentiments dans le sens inverse et ils vont se retrouver sur la Terre où il y a déjà des humains.
Quelles sont vos influences en matière musicale ?
Foued : Iron Maiden, Marduk. Mais j’aime aussi beaucoup Brassens et le Requiem de Mozart par-dessus tout.
Pascal : Quand j’étais plus jeune, quand j’ai commencé à me rebeller contre l’ordre établi, j’ai d’abord écouté Deep Purple ; j’ai ensuite vu Maiden, le thrash et le death arriver et j’ai su apprécier toutes ces tendances, contrairement à d’autres qui s’étaient arrêter au heavy. J’avoue que pour le black par contre, c'est venu un plus tard.
Et en matière de films, où vont vos préférences ?
Pascal : J’aime bien les films d’action, le gore aussi, c'est marrant. J’aime beaucoup la SF en film ou bouquins, par exemple Azimov. Ça me fait voyager dans l’espace : c'est pour ça que je me trouve bien dans ce groupe.
Foued : Je crois qu’on ne peut pas écouter du metal sans aimer l’horreur ou le gore : dès très jeune, j’ai adoré ça. J’aime aussi les films d’auteur.
Et pour finir, on adore les films de boules (rires).
Que dire pour conclure si ce n’est : Longue vie au Lust Metal !
Horreur.net présente : METAL DAMAGE VOLUME 1
- rédacteur et interviewer : Olivier - mise en page : Julien