Le premier Pirates des Caraïbes a été le succès-surprise de l’été 2003. Dans les studios de Walt Disney, personne (y compris producteurs et vedettes du film) ne s’attendait à ce qu’un film de pirates (un genre qui n’a pas marché depuis les années 50), inspiré d’un manège de Disneyland de surcroît, fracasse le box-office avec 653 millions de dollars de recettes! Ce succès amena le réalisateur Gore Verbinski et le producteur Jerry Bruckeimer à refaire équipe de nouveau dans un ambitieux projet de trilogie. Les deuxième et troisième volets furent tournés simultanément.
Pirates des Caraïbes 2 : Le coffre du mort reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus : rythme trépidant, dialogues savoureux, qualité visuelle irréprochable… L’univers coloré de Ted Elliot et Terry Rossio éclate sous nos yeux : pirates sales et hirsute, pieuvres gigantesques, cannibales, prostituées de l’Île de la tortue, sorcière, malédictions… Sans oublier bien sûr le cabotin Johnny Depp, toujours aussi remarquable dans son personnage de pirate haut en couleur. Orlando Bloom, de son côté, est un peu éclipsé par son immense partenaire, mais il parvient quand même à se défendre. Et bien sûr, la belle Keira Knightley est de retour, pour le plaisir de nos yeux.
Malgré que le film soit fort réussi et divertissant à souhait, il y a quand même un revers à la médaille. Alors que La malédiction de la Perle Noire est un film à part entière, Le coffre du mort donne l'impression de n'être que le morceau d'une série. En d'autres termes, il n'est là que pour nous préparer au troisième volet, et cela peut en frustrer plusieurs. Remarque que c'est souvent le cas du deuxième opus de nombreuses trilogies (L'empire contre-attaque, entre autres). Difficile de porter l'étiquette "n° 2"...
Un autre point qui agace: Le scénario paraît calqué sur celui du premier film. Encore un capitaine sanguinaire et son équipage de damnés qui reviennent régler de vieilles dettes avec Jack Sparrow. Malgré tout, le twist final allume notre intérêt et nous fait attendre le troisième (qui promet d'être une vraie bombe) avec impatience.
À la musique, Klaus Badelt a été remplacé par Hans Zimmer. Je ne vois pas trop la raison de ce choix, mais le film en souffre moins que prévu, la bande-son reste entraînante et bien intégrée à l'ensemble comme dans le premier film.
En terminant, Pirates des Caraïbes 2: Le coffre du mort n'est pas un chef-d'oeuvre, il est même selon moi inférieur au premier, mais je le recommande fortement à n'importe qui ayant envie de passer une soirée relax devant un bon petit film. En plus, avouons-le, faire un film qui dure 2H30 tout en restant léger et divertissant, c'est déjà un (petit) exploit...