Aïe ! Stephen King et le cinéma ne font pas toujours bon ménage, mais là c'est grave ! Résultat : une série B inconsistante et ridicule. Seule la splendide Alice Krige surnage de ce naufrage.
Horreur.net - Critique de Nuit déchirée, La (1992)
Critique de Gillou
Nous sommes nombreux à adorer ou avoir adoré Stephen King. Personnellement il a bercé mon adolescence grâce à des romans comme Carrie, Shining, Simetierre ou Ca pour n’en citer que quelques uns. Alors on préfère ne se souvenir que des bons moments et mettre de côté ces écrits plus récents qui dérivent dangereusement vers le n’importe quoi.
La carrière du scénariste Stephen King est elle assez particulière car étonnamment limitée. Seuls quatre scénarii pour le cinéma : le culte Creepshow de Romero, Cat's Eye de Lewis Teagueson, son unique film de réalisateur Maximum Overdrive et La Nuit Déchirée de Garris. On trouve là le meilleur (Creepshow) comme le pire. Et ce qui suit fait hélas partie du pire.
Charles Brady et sa mère Mary viennent de s’installer à Travis, petite ville de l’Indiana. Charles est un séduisant étudiant, et il porte un intérêt particulier pour la belle Tanya qui est dans la même classe. Mais Charles et sa mère ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Ce sont des Félidés, derniers survivants d'une race de chasseurs nocturnes ne pouvant rester en vie qu'en se nourrissant de la force vitale de jeunes vierges. Charles et Mary sont condamnés à écumer le pays à la recherche de leurs prochaines victimes, et Tanya est toute indiquée pour satisfaire l’appétit de Mary.
Inutile de préciser que regarder ce « film » a été une véritable épreuve pour moi. On dirait que King a voulu égaler en nullité certains nanars mythiques des années 60. Eh bien, il a sacrément réussi son coup ! Tout est pitoyable : le point de départ est intéressant mais la suite est complètement incohérente, les images sont particulièrement laides, les effets spéciaux minables, l’interprétation en dessous de tout (sauf la splendide Alice Krige) et les dialogues dignes d’une série Z. Alors certains diront que c’est voulu, que tout le film doit être vu au second degré (voir au troisième, quatrième....) car le film multiplie les clins d’œil (Stephen King, Tobe Hooper, Joe Dante ou Clive Barker font une petite apparition, les répliques de Alice Krige sont pompées sur celles de Freddy...). Mouais, à d’autres, car il faut vraiment décrocher son cerveau pour trouver de quoi sourire.
En résumé:
Aïe ! Stephen King et le cinéma ne font pas toujours bon ménage, mais là c'est grave ! Résultat : une série B inconsistante et ridicule. Seule la splendide Alice Krige surnage de ce naufrage.
Note du rédacteur: 0/10
Note moyenne de la rédaction : 4.50/10