Chef d'oeuvre absolu ! Une incroyable plongée dans la terreur. L'un des plus beaux monstres de l'histoire du cinéma et une révélation : Sigourney Weaver.
Horreur.net - Critique de Alien, le huitieme passager (1979)
Critique de Gillou
L'histoire Le vaisseau spatial Nostromo fait route vers la Terre avec son chargement de minerai ramené d’une lointaine planète. Son équipage est plongé dans un sommeil cryogénique, le voyage étant extrêmement long. Mais les sept passagers sont sortis de leur sommeil par Maman, l’ordinateur du vaisseau. Un signal lancé depuis une planète proche a été capté, le règlement de la compagnie minière contraint l’équipage à découvrir son origine. Le capitaine du Nostromo, Dallas, accompagné de Parker et Kane découvrent l’épave d’un vaisseau spatial. A l’intérieur le cadavre d’un extra-terrestre et une salle remplie de ce qui ressemble à des œufs. Kane est attaqué par un organisme inconnu puis ramené au vaisseau. C’est alors que l’horreur commence.
Premier film de la saga mythique, Alien s’est imposé d’entrée comme un monument du cinéma de terreur. Plus de vingt ans après sa réalisation il n’a pas pris une ride et provoque toujours autant de frissons. Pourtant le scénario est très simple. C’est paradoxalement cette simplicité qui permet à Scott d’imposer sa vision froide et mécanique, à l’instar de Kubrick sur 2001, L’Odyssée de l’Espace, référence dont Scott ne s’est jamais caché.
Ceci dit Alien se démarque de son illustre prédécesseur par un visuel et des personnages très différents. Le Nostromo est un vaisseau sale et rustique où les affaires traînent un peu partout. Scott choisit de nous montrer les sept membres d’équipage avec une certaine distance. Ce ne sont pas des héros, juste des pilotes, mécaniciens et navigateurs pas forcément très sympathiques et qui n’ont qu’une préoccupation : toucher leur paye à leur retour. On est très loin de l’univers de Star Trek ! Et si au début les discussions entre les protagonistes font sourire, c’est pour mieux contraster avec ce qui va suivre.
Alien est à lui seul une véritable anthologie de la peur au cinéma. Séquences choc (la crise de Kane lors du repas…) et suspense (la traque de Dallas dans les conduits d’aération…) se succèdent sans que la tension ne retombe un seul instant. Cette tension est savamment entretenue par de nombreux rebondissements (la métamorphose de l’alien, la véritable nature de Ash…) alors que les membres disparaissent les uns après les autres. Les choix de mise en scène sont évidemment pour beaucoup dans la réussite du film : la pénombre qui règne dans le Nostromo accentue la menace, tout comme les longs silences. Car qu’y a-t-il de plus effrayant que l’obscurité et le silence ?
Et que dire de l’alien lui-même ! Jamais auparavant on n’avait vu telle créature au cinéma. Né de l’imagination sans limite de l’artiste suisse Hans R. Giger ce monstre est une véritable œuvre d’art « biomécanique », et qui plus est fortement sexuée (le film est d’ailleurs rempli d’allusions sexuelles). Et pourtant on le voit très peu à l’écran (principalement des très gros plans). Comme pour le requin dans Les Dents de la Mer de Spielberg c’est cette absence physique qui le rend encore plus effrayant. Lorsque enfin il apparaît entièrement dans le final on ne peut qu’être fasciné par sa plastique incroyable.
Un mot sur le « Director’s cut » sorti en 2003 dans les salles : il consiste principalement en des plans supplémentaires (notamment quand Brett cherche son chat) et à une scène assez ambiguë. Rien d’exceptionnel, la version d’origine se suffit à elle-même.
Voilà donc Alien, chef-d’œuvre du cinéma de terreur qui révéla Sigourney Weaver et qui devrait figurer dans les manuels de tout étudiant en école de cinéma. Quand faire peur devient un art…
En résumé:
Chef d'oeuvre absolu ! Une incroyable plongée dans la terreur. L'un des plus beaux monstres de l'histoire du cinéma et une révélation : Sigourney Weaver.
Note du rédacteur: 10/10
Note moyenne de la rédaction : 9.36/10