David DeCoteau aime les Puppet Master. En effet, outre ce Retour des Puppet Master, DeCoteau, après avoir déjà réalisé Puppet Master 3 : la revanche de Toulon, réalisera en 1999 Retro Puppet Master.
Le pitch de départ n'apparaît pas ni pire ni meilleur qu'un autre mais une production estampillée DeCoteau appelle son lot de clichés : le jeune éphèbe, ici Robert, Tank pour les intimes, un grand gaillard musclé et naïf, pour ne pas dire simplet. En début de métrage, il est même embêté par des garçons de son âge, avant que le Dr. Magrew et sa fille, Jane (et finalement, ce Robert pourrait tout aussi bien être un Tarzan), ne s'interposent. Mais aussi une pseudo-histoire d'amour digne d'un téléfilm érotique mais sans les scènes de nu... C'est dire l'ennui. Sans parler de la photographie toujours trop bien léchée, digne des éditions Harlequin.
DeCoteau aime les Puppet Master mais il ne pourrait pas mieux agir pour enterrer une franchise tant ses réalisations sont ennuyeuses.
Les poupées sont pourtant nombreuses mais seules deux d'entre elles sont utilisées pour les meurtres qui sont presque des copies conformes les uns des autres... Le sang coule à deux ou trois reprises et seulement en fin de métrage.
En outre, on se demande bien pourquoi le Dr. Magrew a engagé Tank puisqu'au final la marionnette en bois ne lui servira à rien puisque l'esprit de Tank (au diable le spoiler !) sera transféré dans... un robot. Que dire aussi de cette fin des plus abruptes qui surprend le spectateur alors que l'on pensait au contraire que l'action allait commencer ?