Plusieurs accidents se produisent dans un ascenseur. Felix Adelaar, réparateur d’ascenseur, est bien décidé à trouver l’origine de ces dysfonctionnements plus que suspescts.
Rien de bien excitant jusque-là, mais le film ne l’est pas non plus, rassurez-vous.
L’ascenseur, de par son thème, est symptomatique d’une génération de pseudo-films d’horreur qui axe tout sur la peur des nouvelles technologies et sur le fait qu’elles échappent de plus en plus à l’homme (pourtant, on sait aujourd'hui que les accidents, lorsqu’ils se produisent dans un ascenseur, sont plus dus à la vétusté desdits appareils plutôt qu’à leur ultra-technologie !).
Ce côté représentatif n’enlève rien au fait que ce film en particulier soit profondément daté et n’excuse en rien sa piètre qualité : faut-il rappeler qu’en 1968, 2001 L’odyssée de l’espace, et en 1984 Terminator, évoquaient ce thème mais n’ont pour autant en rien perdu de leur force ? N’empêche que le film de Dick Maas obtint le grand prix au Festival du Film Fantastique d'Avoriaz. Il faut dire, il est vrai, que Dick Maas a su jouer subtilement sur la claustrophobie qui nous touche tous, peu ou prou.
Et puisque l’on s’est tous imaginé des choses dans un ascenseur, du sexe à la panne (technique, pas sexuelle), le film illustre tout ça, sans rien véritablement apporter de neuf.
Les effets spéciaux sont réduits au minimum et lorsque le réalisateur tente d’en faire plus, nos dents grincent non devant les effets sanglants mais devant le carton pâte que l’on voit se tordre sous nos yeux.
Certaines scènes ne sont pourtant pas inintéressantes, notamment celle avec la fillette qui n’est pas sans rappeler la petite Carol Anne Freeling dans Poltergeist (Tobe Hooper – 1982) mais les autres séquences paraissent dénuées de toute recherche esthétique.
La musique, quant à elle, entièrement réalisée au synthé, prête à rire, ce qui n’était vraisemblablement pas l’attention du réalisateur.
Le jeu des acteurs n’est pas non plus des plus extraordinaires, sauf Huub Stapel qui tire sans doute son épingle du jeu (on le retrouve d’ailleurs dans un autre film de Maas : Amsterdamned). La relation de couple que développe le scénario est assez intéressante mais elle ne colle pas avec le reste, qui est assez plate comme diraient nos amis québécois.
En définitive, un ascenseur qui ne risque pas de vous emmener au septième ciel.
En 2001, Dick Maas a réalisé un autre film sur les ascenseurs, L’ascenseur – Niveau 2 (Down), sans réel intérêt : il faut dire qu’en matière d’accidents avec un ascenseur, on a vite fait le tour.