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BABY CART 1 - LE SABRE DE LA VENGEANCE

  EN BREF:

Kevin : (9.5/10)

Un must à redécouvrir qui est indissociable des autres films de la saga tant chaque épisode regorge de séquences fabuleuses. Citons au hasard pour ce premier volet, toute la séquence d’ouverture, « le choix » de Daïgoro, la séquence dans le village thermal envahi par de dangereux fugitifs et bien sur tous les dantesques affrontements au sabre mettant en scène Ogami Itto.

 

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BABY CART 1 - LE SABRE DE LA VENGEANCE
( Kozure Okami : Kowokashi Udekashi Tsukamatsuru / Baby Cart - Sword of vengeance - 1972)
Série des Baby Cart
 

Réalisé par Kenji Misumi

Staff

9.259.259.259.259.259.259.259.259.25 (9.25)

Lecteurs

6.006.006.006.006.006.00 (6.00 - 2 votes)

Fiche

Critique

La musique du film

Visuels

Vidéos

 DVD

Avis des lecteurs (2) 

  Horreur.net - Critique de Baby Cart 1 - Le sabre de la vengeance (1972)

Critique de Kevin (9.5/10)

Ogami Itto, redoutable bretteur et bourreau officiel du Shogun est victime d’un complot qui le destitue de ses fonctions et le condamné à mort. Accusé à tord, sa femme assassinée, il fuit avec son jeune fils Daïgoro et erre sur les routes offrant ses services de tueurs à quiconque peut payer. Cependant, les sbires des conspirateurs du clan Yagyu, responsables de sa perte, sont bien décidés à le retrouver…
A l’origine tiré d’un manga de Kazuo Koike et Goseki Kojima intitulé Lone Wolf & Cub – Baby Cart mettant en scène l’histoire d’un tueur dans le Japon médiéval, ce film réalisé avec talent par Kenji Mizumi connaîtra un véritable succès au Japon. Il reviendra à l’acteur principal de la série de film à succès Zaitochi, Shintaro Katsu, de produire l’adaptation cinéma pour le compte de la Toho.

Pour incarner le sanglant et quasi mythique Ogami Itto, Tomisaburo Wakayama fait merveille grâce à sa prestance et son charisme parvient à rendre réellement impressionnant le personnage, en dépit d’un jeu tout en retenue mais tout à fait justifié. Notons également l’excellente présence du jeune Daïgoro joué par Akihiro Tomikawa qui rend touchant son personnage de jeune enfant plongé dans une destinée vouée au sang et à la vengeance qui au détour d’une magnifique séquence doit choisir entre un sabre et un ballon. Une séquence inoubliable dans laquelle son père lui demande de choisir sa destinée sans que celui-ci ne soit en âge ni en mesure de comprendre quoi que ce soit à la situation. Entre accompagner son père dans sa vengeance ou mourir et rejoindre sa mère qui l’attend aux portes de l’au-delà, le jeune Daïgoro tracera son avenir en approchant sa jeune main de la lame tranchante du sabre de son père… Dès lors, le jeune enfant suivra donc son père dans son fameux landau de bois sur les dangereuses routes du Japon. Une idée de génie qui ajoute indéniablement à l’ambiguïté du personnage en donnant à cette machine à tuer un côté plus humain malgré ses aspects les plus sombres (la séquence d’ouverture montre l’exécution d’un très jeune enfant, et la scène décrite ci-dessus le montre laissant la vie sauve à son fils à la condition qu’il le suive sur la voie de la mort et du sang).

Ainsi, « le loup à l’enfant » va vite se créer une réputation se situant entre la légende et le fantôme, d’un homme redoutable poussant un landau et offrant ses talents de tueur à quiconque peut s’offrir ses services. Le sabre de la vengeance nous montre donc le prélude des aventures d’Ogami Itto qui abandonnera au fil de la série le fil conducteur de la vengeance pour se consacrer aux différentes aventures rencontrés sur sa route. Une série qui compte six long-métrages malgré le fait que beaucoup plus de films était prévus à l’origine, un peu à l’image de la série Zaïtochi (plus d’une vingtaine de films quand même !).
Reprenant l’esthétisme poussé du manga d’origine ainsi que l’ultra violence et les gerbes de sang qui caractérisent le médium, la saga Baby Cart acquiert vite une réputation sulfureuse. Les sanglantes effluves dispersées à chaque coup de sabre marquent de façon indélébiles les esprits et contribuent à démarquer la série de tous les films de sabre japonais qui ont précédés à l’image de ce que le western spaghetti avait pu représenter par rapport au classicisme (dans le bon sens du terme) du western américain. Par ailleurs, la force visuelle de ces séquence rapprochent les films des œuvres dessinées par Kojima.

Ce premier film est donc une pleine réussite et une véritable expérience cinématographique qui marquera profondément plusieurs générations de cinéastes (qui a dit Quentin Tarantino ?). Le sabre de la vengeance fût longtemps invisible en France de même que tous les autres films de la série qui ne connurent l’honneur d’une sortie en VHS qu’au début des années 90 malgré la réputation culte qui précédait, l’oubli et la méconnaissance du grand public et le peu de place accordé au cinéma Asiatique n’ayant poussé aucun distributeur à se lancer.

Il existait malgré tout une façon de voir une partie des aventures d’Ogami Itto pour le public occidental. En effet, les producteurs américains David Weisman et Robert Houston récupérèrent les droits des deux premiers épisodes (Le sabre de la vengeance et L’enfant massacre) pour distribuer un nouveau montage réunissant ces deux films. C’est ainsi en mixant les deux films et donc en modifiant l’histoire, le montage et la musique que fût distribué Shogun assassin d’une durée d’environ 1h30 (soit un épisode original). Massacrant littéralement l’œuvre original en dégageant près de la moitié des films originaux, Shogun assassin fût pourtant la seule version visible (et connue) des Baby Cart de Kenji Misumi (du moins pour ces deux épisodes). Une version qui fût en son temps distribuée en France en VHS et qui en compressant le matériau d’origine livre une version frénétique et bancale des aventures du célèbre bourreau. Un procédé tout bonnement scandaleux qui avait cours à l’époque pour ces « sous-films » venant du marché asiatique qu’il était forcément nécessaire de retoucher ou de refaire avec des acteurs occidentaux. Un procédé dont nous semblons aujourd’hui heureusement être à l’abri au vue de l’immense aura dont joui le cinéma asiatique (à raison), et dont le nombre de fans est croissant.

Un must à redécouvrir qui est indissociable des autres films de la saga tant chaque épisode regorge de séquences fabuleuses. Citons au hasard pour ce premier volet, toute la séquence d’ouverture, « le choix » de Daïgoro, la séquence dans le village thermal envahi par de dangereux fugitifs et bien sur tous les dantesques affrontements au sabre mettant en scène Ogami Itto.

Kevin

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En résumé:

Un must à redécouvrir qui est indissociable des autres films de la saga tant chaque épisode regorge de séquences fabuleuses. Citons au hasard pour ce premier volet, toute la séquence d’ouverture, « le choix » de Daïgoro, la séquence dans le village thermal envahi par de dangereux fugitifs et bien sur tous les dantesques affrontements au sabre mettant en scène Ogami Itto.

 

Note du rédacteur: 9.5/10
Note moyenne de la rédaction : 9.25/10

 

 

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