Totalement à la hauteur des deux premiers films, Dans la terre de l’ombre aligne avec brio un grand nombre de séquences jouissives, et des personnages toujours aussi intéressants et atypiques dans ce fascinant Japon féodal. Le mythe continue…
Poursuivant son chemin, Ogami Itto et son jeune fils Daïgoro, sauve une jeune femme destinée à finir comme prostitué en acceptant d’être torturé pour la libérer de ses obligations envers un clan. Les membres de ce dernier proposeront une nouvelle mission d’assassinat à l’ancien bourreau du shogun…
Poursuivant sur la lignée des deux épisodes précédents, Dans la terre de l’ombre s’avère la continuité parfaite d’une série qui conserve un niveau de qualité constant au fil des métrages. A la manière d’une série de mangas, nous suivons les différentes aventures du personnage principal aux prises avec des ennemis toujours plus forts. Ici, la figure marquante du film est ce samouraï déchu qui recherche une mort honorable, qu’un affrontement forcément fatal face à Ogami Itto, lui permettrait d’atteindre. Une recherche de l’honneur qui apparaît de façon constante dans la saga en dépit parallèlement de constants agissements douteux et horribles.
En bref, nous voila donc à nouveau plongé dans cet univers toujours baigné de respect des règles strictes du Japon féodal et de son code de l’honneur bien spécifique dont Itto est l’un des plus fervent représentant. A l’image de cette séquence de la première partie du film lorsqu’il protégera de façon irraisonnée une jeune fille inconnue lui ayant demandée protection. Il risquera ainsi sa vie en subissant le « châtiment du bâton » qui le voit suspendu par les pieds et battu à mort par plusieurs individus. Un acte développant encore d’avantage la grandeur et la noblesse du personnage d’Itto, dont saura s’inspirer son jeune fils dans les films suivants. Des valeurs également présentes à travers le personnage du samouraï, personnage estimable malgré ses actes horribles, tel le massacre des victimes d’un viol et de leurs bourreaux pour qu’il ne subsiste aucune trace de ce fait.
Toujours réalisé par l’excellent Kenji Mizumi (également à l’origine de la série cinématographique Zaïtochi avec le propre frère de Tomisaburo Wakayama dans le rôle titre), ce troisième volet est également remarquable par son final dantesque et surréaliste. Un spectacle fascinant dans lequel Itto repousse toutes les limites du possible en affrontant à lui tout seul une véritable armée. Une armée qui se verra décimée totalement par son sabre et son landau anachroniquement customisé, laissant un champ de bataille totalement dévasté. Un final jouissif montrant Ogami Itto comme un indestructible guerrier et dont les affrontement face à un nombre d’adversaires impressionnant se verront repris dans les 3 derniers films de la série.
Totalement à la hauteur des deux premiers films, Dans la terre de l’ombre aligne avec brio un grand nombre de séquences jouissives, et des personnages toujours aussi intéressants et atypiques dans ce fascinant Japon féodal. Le mythe continue…
Totalement à la hauteur des deux premiers films, Dans la terre de l’ombre aligne avec brio un grand nombre de séquences jouissives, et des personnages toujours aussi intéressants et atypiques dans ce fascinant Japon féodal. Le mythe continue…
Note du rédacteur: 9.5/10
Note moyenne de la rédaction : 9.50/10