Horreur.net - Critique de Final Fantasy, les créatures de l'esprit (2001)
Critique de Gillou
2065. Le chaos règne sur Terre depuis qu’un astéroïde s’est écrasé sur la planète. Les « fantômes », êtres mystérieux qui se nourrissent de l’énergie des êtres vivants, ont décimé la population. Seules quelques villes protégées par un bouclier d’énergie subsistent. Deux clans s’opposent sur la façon de survivre. Le général Hein préconise la manière forte et la destruction du nid des fantômes grâce au canon orbital Zeus. L’éminent professeur Sid pense au contraire qu’il est possible de vaincre la menace en combinant les esprits de plusieurs organismes vivants. Son assistante, la belle Aki, assaillie par des rêves troublants, semble être la clé du mystère. Aidée par une poignée de soldats dont Gray, son ancien amant, elle va tout faire pour comprendre qui sont les fantômes et comment s’en protéger.
Annoncé à grand renfort de publicité au moment de sa sortie, Final Fantasy a connu un échec cuisant, sauf en France. Comme quoi le public français peut avoir bon goût !
Ce qui frappe au premier abord c’est bien entendu le visuel. Final Fantasy est en effet le premier (et pour l’instant unique) film entièrement réalisé en images de synthèse photoréalistes. Grâce à un budget imposant les studios Square Pictures ont bénéficié d’une longue période de production pour livrer des séquences d’un réalisme stupéfiant. Jamais auparavant on n’avait vu de personnages virtuels aussi « vrais ». Yeux, peau, cheveux, vêtements… Aucun détail, même le plus petit, n’a été laissé au hasard. Le naturel des mouvements participe beaucoup à cette réussite. Outre le réalisme des personnages les images de synthèse permettent aussi de concevoir des scènes d’une beauté poétique renversante (les rêves d’Aki, les scènes spatiales).
Mais le grand mérite du film est que très rapidement on oublie la performance technologique pour s’intéresser à l’histoire et aux personnages. Le scénario est passionnant. Il allie science-fiction, épouvante, romance et mysticisme sans que cela soit indigeste. Certes certains clichés (les méchants militaires contre les gentils scientifiques) et certaines idées obscures (Gaïa, l’esprit de la Terre ?) amoindrissent un peu la force du propos, et le final est assez inspiré de celui d’Akira. Mais ce n’est pas un handicap majeur. Heureusement les personnages (je devrais plutôt dire acteurs !) sont dotés d’une psychologie qui les rend très attachants et « humains ». On n’a pas du tout l’impression de contempler et écouter de simples dessins produits par des ordinateurs surpuissants. C’est peut-être là le tour de force de ce film réussi et, finalement, pas du tout virtuel.
A noter que Square Pictures a également réalisé le (magnifique) segment "Le dernier voyage d'Osiris" dans Animatrix. Dernier voyage également pour le studio, qui disparut suite au bide retentissant de Final Fantasy.
En résumé:
Note du rédacteur: 7.5/10
Note moyenne de la rédaction : 7.12/10