Le scientifique Zac Hobson se réveille un beau matin, comme seul au monde : il semblerait bien que la nouvelle source d’énergie sur laquelle il travaillait a fait disparaître toute forme de vie humaine et animale sur la surface de la terre. Je dis bien, il semblerait…
Ce film de science-fiction tire son épingle du jeu du fait de son scénario. Ici, pas de zombies comme dans 28 jours plus tard : ne vous attendez pas à de quelconques effets sanguinolents, mais à une réflexion assez poignante sur la solitude, notamment dans la première partie du film. Solitude d’abord appréciée (des scènes nous rappellent d’ailleurs celles du Zombie de Romero dans le centre commercial), elle ne tarde pas à devenir pesante et à mener aux frontières de la folie. Tous les stratagèmes utilisés par notre savant fou pour trouver d’autres éventuels survivants méritent d’être notés dans un petit carnet au cas où l’on serait confronté à la même situation.
Mais, comme dit l’adage : il vaut mieux être seul que mal accompagné, car Zac va retrouver deux autres survivants, un homme et une femme, et le ménage à trois ne sera pas sans tensions internes. D’ailleurs, l’espace infini, qui s’offre désormais à eux, prend souvent et paradoxalement des allures de huis clos.
De par son aspect et sa réalisation, le film fait indéniablement daté, de même que les personnages, et notamment le black, gangster au grand cœur, vêtu de cuir. Mais notre héros, Zac Hobson, incarné par Bruno Lawrence, s’en sort plutôt bien et ses répliques, empreintes de cynisme, devraient vous faire esquisser quelques rictus.
La fin, quant à elle, est ouverte à toutes les interprétations : on se croirait dans 2001, l’odyssée de l’espace, sans bien entendu la même virtuosité, mais c'est assez troublant tout de même.
A noter enfin que Geoff Murphy fut aussi le réalisateur de Fortress 2.