Robbins, pour avoir tué un de ses supérieurs militaires de sang froid, est envoyé dans une prison de haute sécurité. Mais, réfractaire à toute autorité, il est envoyé sur une île, Absolom, sur laquelle les détenus vivent entre eux. Il va devoir y faire sa place entre les deux clans qui dirigent les lieux.
On pense inéluctablement ici à Los Angeles 2013 ou encore Fortress, et effectivement les similitudes sont nombreuses. Cependant, par rapport au premier, supprimez le décor urbain et la critique sociale, et pour le second, rajoutez des dialogues intelligents à l’action, et vous obtenez Absolom 2022.
Martin Campbell (Vertical Limit, Golden Eye, Le Masque de Zorro 1 et le 2 en pré-production) réalise ici un bon film d’action avec des héros qui épargnent rarement leurs ennemis. Ils sont déjà prisonniers : pas question pour eux d’en faire de nouveaux. Le leitmotiv, comme dirait Dave Mustaine de Megadeth : Take no prisonner ! Cette absence de scrupules avant de tuer est surprenante et on reste souvent estomaquer devant la vitesse à laquelle ils sont accomplis. A peine le temps de dire ouf que les cervicales ont déjà fait crac.
On suit avec plaisir et sans temps morts les tribulations de notre héros, interprété par Ray Liotta (Les affranchis, Copland, Hannibal), parfois un peu amorphe mais foncièrement anarchiste. Les scènes de combat rappellent aussi Braveheart, environnement oblige (une île sauvage), de même que les accoutrements, voire les peintures de guerre, des prisonniers : seule une arme, décisive, nous rappelle que l’action se déroule dans le futur. La réalisation est efficace, sans fioriture.
La vraie bonne surprise de ce film réside dans le cynisme et l’ironie des propos du chef des « méchants », Marek, interprété par Stuart Wilson (Le Masque de Zorro, Vertical Limit) : rare que des dialogues fassent tant mouche ! Rien que pour ça, le film mérite d’être vu.
Que dire de plus ? Rien. Un bon film d’action qui remplit bien sa mission. Rompez !