Qu'obtient-t'on quand un
des plus grands réalisateurs porte à l’écran une histoire écrite par un des plus
talentueux écrivain du XXème siècle? Un chef-d'oeuvre. C’est ce qui s'est passé
en 1980 lorsque Stanley Kubrick (Orange Mécanique, Full Metal Jacket, Eyes Wide
Shut) à accepter de mettre en image «The Shining» de l’auteur Stephen King (Ca,
Le Fléau, Carrie, Christine). Shining est un film culte, un classique qui restera un des
meilleurs films d’épouvante.
Jack Torance, écrivain, père
de famille et alcoolique en sevrage, accepte de s’occuper de l’hôtel Overlook
durant la saison morte, qui s’étend due la fin octobre au mois de mai.
L’Overlook est un immense hôtel situé dans les montagnes, isolé de tout le
stress de la vie urbaine. Jack, Wendy et leur fils Danny, qui possède un étrange
pouvoir, partent donc pour l’Overlook. La tranquilité et l’isolement du grand
hôtel sont deux choses dont Jack à besoin pour terminer son roman, mais cet
isolement est également propice à autre chose...
Stanley Kubrick, véritable
maître de l’image, nous offre un (autre) chef-d’oeuvre. Dès le début, le
générique est à couper le souffle, les prises de vues géniales d'un superbe
paysage montagneux enveloppé d’une musique des plus sinistres. Pour ses prises
les vues, Kubrick a opté pour la symétrie. Cette symétrie est présente durant
tout le film, surement pour faire un contraste à la folie qui s’empare de Jack.
Des plans rapprochés, d’où la camera s’éloigne lentement et vice versa. La scène
où Danny se promène en tricycle (nous on appelle ça un bigwheel) dans les couloirs de l'Overlook est
vraiment génial, visuellement et du côté auditif aussi. La scène du bar avec
Lloyd le barman est tout aussi réussie. Grâce à son don de "shining", Danny
perçoit de terrifiants flashs. Le film referme beaucoup de symboles indiens, car
l’Overlook est bâti sur un ancien cimetierre indien. La folie de Jack commence à
se manifester dans le salon Colorado, décorer des motif indiens, dans le
garde-manger les sacs de farines Quaker entourent un sac rouge avec un visage
indien dessus, vers la fin (quand Jack est fou) ses sacs rouges sont dominant et
Wendy porte des mocassins vers la fin du film. Durant tout le film il y a une
sorte de tension quasi constante, l'atmosphère est lourd et mystérieux, des
«punchs» musicaux et visuels viennent nous faire sursauter. C'est lorsque Danny
entre dans la chambre 237 que le rythme accélère et tout devient plus démentiel.
Comme si les évènements du passé interréagissent avec ce qui ce passe dans le
présent, la vieille dans le bain, le bal, Delbert Grady... Les époques se mêlent
pour offrir une nouvelle réalité et la scène finale nous amène à nous demander
ce qui s'es vraiment passé. Pour ce qui est de la musique (composée par Wendy
Carlos et Rachel Elkind), elle est excellente, les mélodies se fondent à
merveille avec les images et traduisent très bien les états d’esprit des
personnages et les ambiences. Il y a un côté psychédélique et cacophonique qui
refléte la démence et la confusion dans laquelle les personnages vivent. Jack
Nicholdson est génial dans se rôle de dingue et le jeune Danny Lloyd se fond
remarquablement bien dans le rôle du petit Danny Torrance. Kubrick avait le don
de capter l'attention du spectateur et durant «The shining», vous serai rivés à
votre écran. Bref, il y a plein de chose à dire sur ce chef-d’oeuvre
cinématographique, mais le mieux pour vous, c’est de la regarder....bon
cinéma.
PS : Pour les VHS, je vous
conseille la version du coffret Stanley Kubrick, le fim à quelques scènes
ajoutées, le film est plus complet, donc meilleur.
En résumé:
Stephen King vu par Stanley Kubrick. Forcémment, ça a fait des étincelles...
Note du rédacteur: 10/10
Note moyenne de la rédaction : 9.30/10