Après avoir réalisé The Hole, thriller claustrophobe teinté de fantastique, Nick Hamm s’attaque à la question du clonage alors que sort sur les écrans français un film qui traite du même thème et dans un registre assez proche, A ton image, de la réalisatrice Aruna Villiers.
Jessie (Rebecca Romijn-Stamos) et Paul (Greg Kinnear) forment un couple sans histoire. Elle est photographe, lui prof dans une banlieue défavorisée. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où leur fils, âgé de 8 ans, Adam, meurt, percuté par une voiture. Arrive le docteur Richard Wells (Robert DeNiro) qui leur propose de reproduire l’exact clone d’Adam grâce à des manipulations génétiques. Tout se passe bien jusqu’à ce que le nouvel Adam fête à nouveau ses 8 ans.
Le scénario de Mark Bomback qui travaille actuellement sur le quatrième opus de la série des Die Hard, était assez prometteur, mais au final la question du clonage humain, le tout sur fond de pseudo-questionnement éthique, ne sert que de prétextes à un film de facture très classique, d’autant que la vérité qui se cache derrière le clonage, dévoilée à la fin, est vraiment des plus abracadabrantes. Et puis, comme par hasard, appeler Adam, le premier homme cloné, cela est un peu facile et prétentieux vu le gouffre entre les éventuelles prétentions du film et le résultat.
Le film n’est pas mauvais pour autant mais il est creux : on entre dans ce film, qui vous rappellera La malédiction ou Sixième sens par moment, comme dans une maison hantée sur une fête foraine. C'est toujours un peu la même chose, mais on y va pour se fait peur, ou du moins sursauter : on connaît les ficelles, mais cela n’empêche qu’elles sont parfois efficaces, ce qui est le cas dans ce film. Ici, toute la mise en scène est au service de cette seule fin : n’allez pas y rechercher autre chose. Le fait que l’on sursaute ne signifie pas que l’on ne voit rien venir : on le voit arriver le Nick Hamm avec ses gros sabots et l’on se dit plus d’une fois : « Attention, je vais bientôt sursauter », et hop !
Mis à part Rebecca Romijn (Mystique dans les X-Men), plutôt convaincante dans le rôle de la mère éplorée, le jeu des acteurs ne sort pas vraiment du lot, notamment celle de DeNiro qui multiplie ses apparitions dans ces films insipides.
Ce film a également pour gros défaut de ne pas savoir s’arrêter : en effet, au moins 3 fins alternatives se suivent dans ce film ; certaines auraient mérité d’être supprimées au montage.
En définitive, un film qui n’apporte vraiment rien de neuf mais qui saura faire sursauter la plupart d’entre vous, même les plus aguerris. C'est cousu de fil blanc, mais ça marche, comme une porte qui claque, rien de plus.