Ring n'aurait jamais vu le jour, Terreur.com aurait bénéficié d'une certaine originalité, ou plutôt non : si Ring n'avait jamais vu le jour , un film comme Terreur.com n'aurait jamais existé, tant le plagiat est outrageusement flagrant.
Plusieurs morts étranges viennent de frapper la ville de New York : les symptômes sont visiblement les mêmes. Un inspecteur chevronné, accompagnée d'une chercheuse déléguée par le Département de la Santé mènent l'enquête. Il semblerait que les victimes soient décédées 48 heures après s'être connecté sur un site au nom évocateur, feardotcom.
Ce pitch sent déjà Ring à plein nez et le traitement renforce cette impression de déjà-vu : okay, la petite fille est blonde, alors que dans Ring elle est brune, mais comment ne pas faire le rapprochement lorsque les prochaines victimes ont des visions, notamment celle d'une petite fille qui joue avec un ballon ? D'autres scènes font immanquablement penser au film d'Hideo Nakata ou encore à la réalisation précédente de William Malone, La Maison de l'horreur. La photographie, de ce point de vue, est donc bien sombre, froide et glauque comme il faut, mais, pour le reste, il semble que le réalisateur ou ses scénaristes, ou les deux, n'ont pas compris le sens de Ring pour nous pondre un film on ne peut plus confus : on retrouve un peu de tout, un tueur en série, des snuff movies, une malédiction. De tout donc, sauf une quelconque cohérence.
Dans une telle bouillie scénaristique, difficile d'attendre quelque chose de bon des acteurs : Stephen Dorff (La Fissure / The Gate, Cecil B. DeMented) et Natascha McElhone (The Truman Show, Solaris) font ce qu'ils peuvent, mais ils peuvent peu. On notera certes avec plaisir la participation à ce film de Jeffrey Combs de la série des Ré-Animator, quelque peu empâté pour l'occasion, et celle d'Udo Kier (De la chair pour Frankenstein, Du sang pour Dracula), mais tout ça, c'est bien peu en définitive.