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ARMéE DES 12 SINGES, L'

  EN BREF:

Kevin : (10/10)

Déjà un classique. Terry Gilliam livre un film de SF complètement fou sur un virus, sur un voyage dans le temps, sur la folie, sur le destin et sur la fragilité de l’humanité qu’une éprouvette suffirait à plonger dans l’apocalypse : on en redemande.

 

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ARMéE DES 12 SINGES, L'
( Twelve monkeys - 1996)
 

Réalisé par Terry Gilliam

Staff

9.249.249.249.249.249.249.249.249.24 (9.24)

Lecteurs

8.278.278.278.278.278.278.278.27 (8.27 - 62 votes)

Fiche

Critique

La musique du film

Visuels (2)

Vidéos

 DVD (1)

Avis des lecteurs (65) 

  Horreur.net - Critique de Armée des 12 singes, L' (1996)

Critique de Kevin (10/10)

En 2035, les hommes vivent confinés dans des espaces clos car l'atmosphère de la Terre a été contaminée par un virus dont la mortalité atteint près de 95%. James Cole (Bruce Willis), un prisonnier hanté par une image récurrente dans ses rêves, est envoyé dans le passé avec pour mission de découvrir l'origine de l'épidémie qui a décimé la totalité de la race humaine...

Nous sommes en 1996, à peine remis du choc que fût Seven de David Fincher, film d’une noirceur extrême qui se taille un énorme succès au box office, voila que débarque le nouveau film de Terry Gilliam. Le film qui lui aussi a son cota de noirceur va alors nous asséner le 2e choc cinématographique de l’année et lui aussi tirer son épingle du jeu commercialement (plus de 2 millions d’entrées en France). Ce qui était encore impensable quelques mois plus tôt vient de se produire : 2 films de genre, un thriller et un film de SF sans concessions et menés de mains de maîtres par Gilliam et Fincher, 2 films qui semblaient anti-commerciaux malgré la présence de stars vont ouvrir, de par leur succès, la voie des grands studios à des réalisateurs et à des films de genre personnels. Résultat, de nos jours, les gros films et blockbusters sont dans leur grande majorité des films fantastiques ou de SF, signe de la reconnaissance du genre, ou tout du moins de son intérêt financier. Cela pouvant certes parfois donner des résultats peu convaincants, mais aussi parfois aboutir à de réels chef-d'oeuvres (Le seigneur des anneaux entre autres, mais aussi Starship troopers, Dark city, Gattaca et bien d'autres encore... ).

Mais revenons plus précisément au film de Terry Gilliam, réalisateur ancien membre des Monthy Pythons, bien connu pour avoir donné au genre au milieu des années 80 un film culte : Brazil (1985). Jamais réellement dans le système, Gilliam a toujours évolué en marge, au sein d’un univers très personnel entre les Monthy Pythons (logique !) et Kafka. Aussi, sa présence à la réalisation d’un film de studio à gros budget avec des stars pouvait surprendre à l’origine. Désireux d’adapter le court-métrage Français de Chris Marker La jetée (1962), racontant un futur post troisième guerre mondiale qui oblige les hommes à vivre sous terre, et à envoyer dans le passé un individu doté d’une mémoire forte et marqué dans son enfance une image indélébile...

Fortement inspiré par ce postulat de départ, Twelve monkeys va cependant s’en éloigner dans son aspect visuel et dans son traitement. Rappelons que La jetée n’était qu’un court-métrage de 27 minutes. Le résultat ? Un film hors du commun, incomparable avec le court-métrage d’origine, car trop différent. Gilliam mélange les genres SF et catastrophe avec un brio incomparable, il prend le parti dans son scénario de remonter à la source de la contamination du monde pour l'éradiquer avant même que le fléau ne soit déclenché. James Cole (Bruce Willis) est l’homme chargé de cette mission qui pour lui est seulement un moyen de se libérer, celui-ci étant enfermé dans un pénitencier. Pas aidé par la science du futur pratiquée par des scientifiques peu habiles, Cole sera envoyé à des dates différentes de ce qui était prévu et fera même un détour dans les tranchées de la première guerre mondiale !!

Ces aléas sont l’une des grandes idées du film puisqu’elles cassent la linéarité scénaristique et nous offrent plusieurs débuts d’interprétations et de possibilités (comme Cole et tout le monde le pense, n’est-il pas fou et n’imagine t-il pas ses allers et retours dans le temps ?). Offrant des moments d’une grâce totale comme la scène hommage au Vertigo d’Hitchcock qui est projeté dans ce cinéma et qui verra la transformation du personnage du Dr Kathryn Railly en blonde platine, et qui matérialisera dans la réalité le rêve de Cole. En outre, le film abonde de scènes décalés et humoristiques comme les scènes dans l’asile de fou ou dans le futur.

Ajoutons à cela une distribution sans faille dans laquelle Bruce Willis obtient l’un de ses plus grand rôle dans la peau de cet envoyé du futur qui passerai à notre époque pour un illuminé ou un clochard. Saluons également l’incroyable performance de Brad Pitt dans le rôle du disjoncté Jeffrey Goines, leader de l’armée des 12 singes en question, ainsi qu’une parfaite Madeleine Stowe.

Tout concoure ainsi à faire de ce film un véritable chef-d’œuvre et un classique du cinéma de SF. Moins critique et second degré que Brazil, le film brille par son intelligence et une richesse qui permet une multitude de visionnages. La qualité de l’intrigue est telle que nous sortons des sentiers traditionnels de la classique histoire de l’éradication d’un virus et du sauvetage de la planète, pour plonger dans une conspiration qui fonde une réflexion sur le destin et le temps dont nous ne comprendrons l’aboutissement que dans les derniers plans. L’armée des 12 singes est un film bouleversant, noir et extrêmement riche qui constitue l’une des plus belle illustration de l’inéluctable à l’écran. Anthologique.

PS : Soulignons le fort hommage au film d’Alfred Hitchcock : Vertigo (1958) à travers la scène dans le cinéma bien sur, mais aussi dans les similitudes du générique de début et lors de l’utilisation de la musique de ce film.

Kevin

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En résumé:

Déjà un classique. Terry Gilliam livre un film de SF complètement fou sur un virus, sur un voyage dans le temps, sur la folie, sur le destin et sur la fragilité de l’humanité qu’une éprouvette suffirait à plonger dans l’apocalypse : on en redemande.

 

Note du rédacteur: 10/10
Note moyenne de la rédaction : 9.24/10

 

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