Un classique imparable, un film d’aventure réunissant tous les éléments du genre avec une élégance rare. Un véritable plaisir de spectateur. Un chef-d’oeuvre inaltérable et la création d’une icône du cinéma.
En 1936, le gouvernement américain charge l'archéologue Indiana Jones de retrouver la mythique Arche d’alliance ayant contenue les tables de la loi. Dans cette recherche, Jones devra affronter bien des périples et surtout les nazis, prêts à tout pour retrouver cet objet censé posséder des pouvoirs terrifiants…
L’anecdote est bien connue, nous sommes en 1979, George Lucas et Steven Spielberg passent des vacances à Hawaï. Le premier fort du succès de Star Wars (1977) cherche avec le second, qui vient d’essuyer son premier échec (1941), un projet commun. Ainsi naîtra l’idée de faire revivre les sérials d’aventure des années 30-40. Idée qui il est vrai, trottait dans la tête de Lucas depuis un moment.
Le script est ainsi rédigé par George Lucas lui-même, avec Lawrence Kasdan et Philip Kaufman (L'invasion des profanateurs). La paramount accepte de produire le film mais avec réticence: ce genre n’étant plus à la mode et Spielberg ayant dépensé une somme colossale pour sa comédie burlesque 1941 (1979).
Désireux de se racheter, Spielberg pense que ce projet peut lui permettre de se refaire. Par la suite, il dira lui-même que c’est cette expérience qui lui aura appris à respecter les délais de tournages et les budgets. Aussi, le réalisateur finit le tournage avec quelques jours d’avance et chose encore plus rare sans avoir dépensé la totalité du budget disponible (20 millions de $).
Au départ intitulé Indiana Smith, le rôle principal doit être tenu par Tom Selleck, qui décline la proposition avec déception. En effet, celui-ci vient de signer un contrat pour une série télé intitulée Magnum et il ne peut tourner le film. Reste à trouver un remplaçant. Là encore, c’est Lucas qui proposera Harrison Ford, acteur qu’il connaît bien pour l’avoir fait débuter dans American Graffiti (1973) puis dans le rôle mémorable de Han Solo dans La guerre des étoiles (1977). Choix on ne peut plus heureux, car celui-ci va véritablement créer et incarner une icône mythique du cinéma dans le rôle du professeur Jones, tantôt universitaire en costard-cravate, et tantôt baroudeur en blouson de cuir et Stetson vissé sur la tête.
Ce qui est captivant dans ce personnage, c’est son côté terriblement humain. En effet, celui-ci a des phobies (serpents), est étourdi, malchanceux et nonchalant, mais il est accompagné par une chance de tous les instants, est parfois déloyal (le célébrissime non-combat à l’épée) et n’hésite pas à prendre la fuite quand la situation l’exige. En clair, il ne s’inscrit pas dans les standards hollywoodiens des années 40, mais préfigure bel et bien la mode des « héros à failles » à venir dans les années 80.
Par ailleurs, signalons toute une galerie de personnages tous plus réussis les uns que les autres : Marion Ravenwood, le personnage campé par Karen Allen est le personnage féminin le plus riche de la série, Belloq (Paul Freeman) l’archéologue Français au service des nazis et surtout de ses propres intérêts, mais citons également les amis de Jones : Sallah (John-Rhys Davies) et Marcus (Denholm Elliot) et le cruel nazi Toth (Ronald Lacey)...
Tous ces personnages sont, il va sans dire, parfaitement interprétés. Enfin, soulignons que les « bad boys » du films, à savoir les nazis, ont réellement menés des expériences aux frontières du paranormal, et on véritablement recherchés des reliques historiques comme l’arche ou le graal.
Inutile de préciser également que le film de Spielberg est une réussite totale et représente la quintessence du film d’aventure passé et à venir. De l’époustouflante scène d’ouverture au surprenant plan final, le film accumule les séquences d’anthologie sur un rythme sans pareil. Source d’émerveillement intarissable, Les aventuriers de l’arche perdue d’avantage qu’un film culte est un plaisir de spectateur et constitue le maître-étalon en matière de cinéma de divertissement. Un film d’aventure exotique qui emmène son public dans tous les recoins du monde à la quête d’un objet mythique et mythologique. Un film simple mais pourtant parfait. Ici, pas de scènes inutiles ou ennuyantes, tout s’ordonne impeccablement et aboutit à un équilibre solide. Aujourd’hui, le film est un classique, incroyablement homogène servit par des acteurs géniaux, la mythique musique de John Williams et des effets spéciaux réussis (8 nominations aux oscars et 5 statuettes au final). Spielberg réalise l’une de ses œuvres phares, l’un de ses tout meilleurs films. Un chef-d’œuvre intemporel à revoir à l’infini…
Bien évidemment 2 excellentes suites ont vu le jour:
- Indiana Jones et le temple maudit - Indiana Jones and the temple of doom (Spielberg - 1984)
- Indiana Jones et la dernière croisade - Indiana Jones and the last crusade (Spielberg - 1989)
Un classique imparable, un film d’aventure réunissant tous les éléments du genre avec une élégance rare. Un véritable plaisir de spectateur. Un chef-d’oeuvre inaltérable et la création d’une icône du cinéma.
Note du rédacteur: 10/10
Note moyenne de la rédaction : 8.72/10