Le Moyen Âge, en l’an de grâce 984, dans une contrée gouvernée par le roi Freyne, un tyran qui asservit les paysans. Il charge le chevalier Bowen d’apprendre l’art de l’épée et la morale de l’ancien code à son jeune fils Einon. Lors d’une révolte paysanne réprimée dans le sang, Freyne meurt et Einon est grièvement blessé. Sa mère, la Reine Aislinn fait appel au plus puissant dragon de la région pour le guérir. Celui-ci accepte et lui offre la moitié de son cœur. Mais sitôt guéri, le prince se révèle encore plus cruel que son père. Bowen, écoeuré, jure de tuer le dragon coupable selon lui d’avoir corrompu le cœur de son seigneur. Après douze années de quête durant lesquelles il est devenu le plus fameux des tueurs de dragons, il rencontre enfin celui qu’il s’est promis d’occire...
Les films mettant en scène des dragons sont suffisamment rares pour ne pas s’intéresser à ce Cœur de Dragon de très bonne facture. Bien que ce soit un film à gros budget et à tendance plutôt "familiale", il a bien des atouts dans sa manche. Le premier : son scénario qui, sans être d’une originalité folle, regorge d’idées intéressantes et de personnages hauts en couleurs. Le deuxième : sa distribution brillante. On sent que les acteurs ont pris énormément de plaisir à se plonger dans ces aventures fantastiques. La palme revient à David Thewlis (L'île du Docteur Moreau), formidable dans la peau du cruel prince Einon.
Visuellement le film se tient, même si certaines images de synthèse, quasi révolutionnaires à l’époque, ont déjà pris un coup de vieux. Seul gros point faible : la mise en scène sans personnalité de Rob Cohen (Fast and Furious), notamment dans les scènes d’action. Mais les dialogues, tour à tour caustiques ou profonds, la qualité de l’interprétation, la musique de Randy Edelman et de très bonnes idées au niveau du scénario (la relation Draco-Einon) apportent un plus indéniable. Et puis ce divertissement familial réserve quelques touches de cruauté inattendues.
En résumé:
Sans avoir la noirceur du méconnu Le Dragon du Lac de Feu,le film de Rob Cohen s’en tire avec les honneurs. On ne va pas lui en demander plus.
Note du rédacteur: 7/10
Note moyenne de la rédaction : 6.17/10