Victimes d'un accident de la route, au retour d'un concert (Iron Maiden à en croire le t-shirt que porte le plus jeune du groupe), quatre jeunes se retrouvent perdus sur une route déserte en plein milieu d'une forêt. En attendant les secours, ils décident de faire un feu et l'un d'entre eux commence à leur raconter des histoires qui font peur, des légendes urbaines.
La première, The Honeymoon (La lune de miel), nous présente un couple parti en lune de miel à bord d'un camping car, mais malheureusement ils tombent en panne, au milieu de nulle part, et dans un environnement qui n'est pas des plus accueillants. Rien de bien original ici, mais l'ensemble reste correct et s'inscrit sans avoir à en rougir dans la mouvance de ces films à sketches. Et la réalisation est même plutôt efficace et parvient à préserver une certaine tension sans jamais nous montrer la chose qui les agresse. Quelques scènes ne manqueront pas de marquer les esprits, notamment celle où, alors que le couple est en plein ébat, lune de miel oblige, la créature à l'extérieur du van pose ses mains de l'autre côté de la vitre, en symétrie avec celle de la femme.
Deuxième histoire : People Can Lick Too (Les gens peuvent lècher aussi). Là encore, le schéma classique : une jeune fille rencontre un pervers sur le net (Jonathan Fuller, le Giorgio du Castle Freak de Stuart Gordon) qui se fait passer pour une gamine. Grosse erreur : elle lui dit qu'elle sera seule le soir car, comme toujours, la grande soeur qui devait la garder, en profite pour aller faire la bringue. C'est du déjà-vu mais la fin mérite vraiment le détour (cf. le titre).
La troisième histoire, The Locket (Le médaillon), est sans doute la plus originale des trois avec ce type un peu paumé qui atterrit par une nuit d'orage dans une vieille ferme hantée, habitée par une jolie jouvencelle (Amy Smart, l'héroïne de L'Effet Papillon) qui ne prononce pas un mot : est-elle bien réelle ou s'agit-il elle aussi d'une apparition ?
L'intérêt majeur de ce film réside définitivement dans l'histoire de ces jeunes gens autour du feu, a priori anodine, et du twist final qui est vraiment des plus savoureux et parvient subtilement à créer un lien entre les différentes histoires qui nous ont été contées. (à noter que ces deux historiettes, Le médaillon et Le feu de camp, ont toutes les deux étaient réalisées par David Semel, le réalisateur qui, sur ce projet, avait le plus d'expériences des trois réalisateurs, ayant notamment réalisé des épisodes de la série Buffy, Angel et Roswell).