Horreur.net - Critique de Nosferatu, fantôme de la nuit (1979)
Critique de Jocelyn
En 1978, Werner Herzog à décidé
de faire le remake du classique du cinéma muet «Nosferatu, Eine Symphonie des
Grauens» tourné en 1922 par Friederich Wilhelm Murnau. Il s’agit bien sûr de
l'histoire de Dracula, mais en 1922 ae veuve de Bram Stoker n’a pas voulu
accorder les droits du roman pour le film. Cela n’a pas arrêté Murnau qui a tout
de même utilisé le roman comme canevas pour son film. Dans la version de Herzog,
les noms des personnages sont bien ceux utilisés par Stoker dans son légendaire
roman.
Jonathan Harker (Bruno Ganz),
sur ordre de son supérieur, doit se rendre en Transylvanie. Là-bas il devra
aller chez le Comte Dracula ( Orlock dans la version de Murnau), pour signer des
papiers officialisant l’achat d’une maison en ville. Une fois dans le château de
l’excentrique comte, Jonathan est retenu prisonnier et a peur pour sa
bien-aimée. Il devra s’échapper pour retourner chez-lui et tenter de sauver Lucy
(Isabelle Adjani) des griffes de l’effroyable vampire...
Pour ce qui est de
l’histoire de Dracula, la plus part des gens ont pour référence le chef-d’oeuvre
de Coppola dattant de 1992. Si vous vous attendez à ce genre de film vous
n’aimerez pas Nosferatu. Après un générique des plus morbides, autant pour les
images que pour la musique qui l'accompagne, on a droit à une version qui est
très fidèle à l’originale, peu de dialogue, un film plus sobre, plus épuré, plus
simple. Ce n’est pas une version Hollywoodienne, pas d’artifices, peu ou pas
d’action ni de super héros etc... Pour ce qui est du Vampire, il est très
différent des standards habituels: un crâne chauve, des ongles et des oreilles
longues et pointues, et des crocs qui font penser aux dents d’un rongeur.
Physiquement, ce n’est donc pas le Dracula joué par Gary Oldman dans la version de
Coppola. Nosferatu est ici plus caractérisé, et semble plus effrayant, plus
inquiétant. On sent une certaine méfiance de la part de Harker face à son hôte.
Nosferatu reste quand même solitaire et très déprimé. Certaines scènes
claires/obscures viennent accentuer le concept du bien et du mal qui est très
exploité dans cette histoire. Des jeux d'éclairages pas banaux, apporte un côté
plus théâtral. Les scènes sont plutôt longues et lentes, cela accentue l’effet
de mystère, surtout durant la rencontre de Jonathan et de Dracula.
De magnifiques prises de
vues dans les Carpathes, nous transportent dans ces lieux mystérieux. Les
beaux costumes, les décors et le style gothique qui caractérisent cette
production nous amènent littéralement à cette époque reculée. Klaus Kinski est
très bon dans le rôle de cet immortel personnage. Son regard vide et froid, sa
posture et son teint blême ainsi que sa voix triste traduisent bien l’état dans
lequel doit vivre le vampire solitaire et déprimé. Ce que j’ai moins aimé c’est
M. Renfeild, celui qui est l’esclave dément de Dracula. Dans la version de
Coppola c’est Tom Waits qui est génial dans ce rôle, mais ici Renfield est jouer
par un certain Roland Topor, qui ne fait que rire, un rire stridant qui n’est
pas très efficace et qui manque de naturel. Le rythme du film est lent, calme et
les dialogues sont simples. Je crois que c’est pour se rapprocher le plus
possible de l'original. (ceux qui l’on vu comprendront). C’est intéressant de
voir un classique du noir et blanc prendre vie en couleur et avec des dialogues
et un peu d’humour noir. Le style gothique de «Nosferatu the vampyre» vous
séduira, et si vous avez la chance, essayez de voir les deux versions, ça en vaut
la peine.
En résumé:
Note du rédacteur: 7/10
Note moyenne de la rédaction : 7.00/10