Un film de loup-garou raté mais qui pourrait donner lieu à un bon remake
Julien : (4/10)
Du Stephen King peu inspiré pour un film assez mou du genou et qui n'a rien de spécial pour sortir du lot des nombreuses productions horrifiques moyennes des années 80. Assez dispensable...
Peur Bleue, alias Silver Bullet pour le titre en v.o., nous entraîne dans un petit bled du nom de Tarker’s Mills comme Stephen King les aime tant avec ses habitants sympas, ses jeunes ados et pré-ados qui n’hésitent pas à prendre leur courage à deux mains pour faire face au danger et ces parents incrédules et/ou alcoolo (on salue la prestation désabusé de Gary Busey !). Bref, du Stephen King pur jus qui nous offre même une narratrice au début du film (elle disparaît un bon moment d’ailleurs avant de revenir vite fait à la fin). Mais voilà, pour mettre un peu d’animation dans tout ce bonheur à la limite de l’écœurement, King plante un loup-garou dans la communauté ! Un whodunit très classique et qui, grâce au casting assez « facile » du film ne parvient pas à nous cacher l’identité du lycanthrope très longtemps…
Le metteur en scène Daniel Attias a été assistant réalisateur auprès de grands noms du septième art : Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Wim Wenders… Le bonhomme ne semble pas pour autant avoir appris grand chose de ces metteurs en scène de talents. Peur Bleue est son seul et unique film d’horreur au compteur (tant mieux diront certains après avoir vu le film). Il faut dire que depuis, le bonhomme s’est tourné vers le petit écran et s’est illustré en réalisant des épisodes pour des séries diverses et variées (Alias, Lost, Buffy, Six Feet Under, Heroes ou encore Dr. House). Il n’empêche qu’au détour de quelques séquences (le jeune handicapé sur le pont et ses feux d’artifices), il parvient à installer une petite ambiance sympa. Dommage que les artifices soient toujours les mêmes (musique stressante – très inspiré d’Halloween III d’ailleurs, vision subjective de la bête…). Le film date de 1985 et possède quand même le petit charme de ces années assez fastes au niveau de la production horrifique aux U.S.
Pour la petite histoire, Peur Bleue est un scénario original de Stephen King qui a également écrit une nouvelle, « L’Année du loup-garou ». On retrouve le scénario du film et la nouvelle réunis dans le bouquin de poche édité par J’ai lu (sous le titre « Peur Bleue »). Ce n’est clairement pas l’un des meilleurs travaux de Stephen King. Et le résultat à l’écran est assez naïf et rien de véritablement transcendant ne se passe réellement durant tout le film. Les dialogues sont sans grand intérêt, les personnages également (l’idée du jeune garçon en fauteuil roulant qui affronte un loup-garou est quand même assez osé) et le principal intérêt du film réside dans les attaques (régulières au début puis beaucoup moins vers la fin) du monstre. Une créature qui est loin de nous flanquer une « peur bleue » d’ailleurs (on se demande du coup pourquoi un tel titre, c’est limite de la publicité mensongère !). On passera aussi sur le gore qui montre timidement le bout de son nez dans les premières minutes du film pour ne jamais réapparaître quasiment.
Difficile de s’étendre sur un film qui est vite vu, vite oublié. Malheur donc à votre serviteur qui a commis l’erreur de ne pas rédiger sa critique dans la foulée de la vision du film ! En effet, j’ai été tellement marqué que j’en ai déjà oublié les trois quarts ! Bref, à voir à l’occasion si vous aimez les loups-garous ou si vous êtes un inconditionnel de King. Sinon, passez votre chemin, vous ne louperez rien…
Du Stephen King peu inspiré pour un film assez mou du genou et qui n'a rien de spécial pour sortir du lot des nombreuses productions horrifiques moyennes des années 80. Assez dispensable...
Note du rédacteur: 4/10
Note moyenne de la rédaction : 4.33/10
La vie tranquille d'une petite ville du Maine (je ne sais plus si la ville est localisée mais, vu que Stephen King est l'auteur de la nouvelle dont le film est inspiré, on peut le supposer) est troublée par des meurtres sanglants commis par un maniaque. Mais pour le jeune Marty, ces meutres ne sont pas l'oeuvre d'un homme mais d'un loup-garou. A ne pas confondre donc avec le Peur bleue (Deep Blue Sea) de Renny Harlin où les méchants sont des requins.
Daniel Attias signe ici sa seule incursion dans le domaine du long-métrage, son domaine de prédilection restant la série TV, d'Alias à Six Feet Under en passant entre autres par Buffy. Et même si le King officie comme scénariste sur ce film, force est de constater que le résultat est bien loin de nos attentes. Cela est d'autant plus malheureux que certains aspects du scénario auraient réellement mérité un traitement plus appuyé : notamment sur la malédiction et les motivations du loup-garou, seulement esquissées mais suffisamment pour souligner une certaine spécificité par rapport aux autres films de loups-garous ; sur l'impact du handicap du jeune Marty et enfin sur la relation entre Marty et son oncle, interprété par Gary Busey (Predator 2, Lost Highway), le seul à véritablement sortir son épingle du jeu en oncle un peu trop porté sur la bouteille mais au grand coeur, qui n'arrive que trop tard dans le film. Mis à part ces trois aspects qui auraient mérité d'être plus développés, rien ne sauve le reste.
On commence par la voix off qui débute le film, et le conclut avec des dialogues d'une niaiserie absolue, le tout sur une image figée. Passons ensuite à la musique : Jay Chattaway (Maniac, Maniac Cop 1 et 2) nous avait habitués à mieux. Le score évolue ici entre mièvrerie mélodramatique, musique pour séance d'aérobic très connoté eighties ou encore mauvaise série B.
Il faut reconnaître aussi que la réalisation n'aide pas et que les caméras subjectives nous mettant à la place de la bête et ne laissant apparaître qu'une main poilue et griffue ne sont pas du meilleur effet. Ce loup-garou ne fait d'ailleurs que rarement peur tant il fait penser à un humain qui aurait enfilé un costume pour Halloween (les effets spéciaux de Garlo Rambaldi (De la chair pour Frankenstein, Du sang pour Dracula) ne sont pas des plus réussis, à moins qu'il ne faille y voir un hommage aux premiers films de loups-garous). Un loup-garou qui, en outre, monte à l'échelle, marche sur ses deux jambes et préfère tuer ses victimes à coups de batte qu'à coups de mâchoire ?! Et même les scènes bénéficiant d'une photographie intéressante, comme celle dans les bois avec ce brouillard qui enveloppe les habitants partis à la chasse au loup-garou, tournent vite au ridicule : on se croirait dans une maison hantée de fête forraine. Le montage de la première partie du film est également assez répétitif faisant se succéder meutres (dont on voit peu de choses, même si, lorsqu'il décide de nous montrer, le réalisateur ne rechigne pas à utiliser du sang), enterrements et "saloon" où la vox populi conspue l'impuissance de la police. Enfin, la quête de l'habitant de la bourgade qui serait le loup-garou (Marty l'a blessé à l'oeil) peine à capter notre attention et à créer une quelconque tension.
En définitive, on s'ennuit au visionnage de ce film et le dénouement, la mort du loup-garou, est d'une rapidité exemplaire : comme quoi, ce n'est pas si méchant que ça un loup-garou.