On ne présente plus Superman : il a désormais son nom inscrit au panthéon des superhéros. Le film en lui-même, bien qu'il soit un classique, manque indéniablement de punch dans l'intrigue et de profondeur dans le traitement des personnages.
Alors que son père (Marlon Brando) avait prévu la fin de leur monde (la planète Krytpon), le futur Superman est mis à l'abri dans un objet volant identifié à destination de la Terre. Seul survivant de sa race, il est recueilli par un couple de fermiers. A la mort de son père adoptif, il décide de partir pour la ville et devient journaliste au Daily Planet. Confronté à la violence du monde moderne et en particulier à Lex Luthor, il va se décider à utiliser ses pouvoirs extraordinaires.
Peu de héros de comics auront acquis un tel statut dans l'imaginaire collectif que Superman. Ne serait-ce que par le nom qui n'identifie que des supers pouvoirs et non telle ou telle particularité à l'instar d'un Spiderman ou d'un Batman. Il faut dire aussi que la sortie de Superman sur le grand écran fut fracassante car soutenue par le score de John Williams (Les dents de la Mer, La guerre des étoiles, E.T....). Le réalisateur non plus n'est pas un inconnu puisqu'il a réalisé entre autres La malédiction et la série des Arme fatale. Mais c'est surtout son thème innovant et la mise en avant d'un superhéros - qui satisfait en outre le rêve de tout un chacun : voler - qui a donné une telle renommée à ce film alors que, vu aujourd'hui à l'aune d'un Batman ou d'un Spider-Man, il est vrai que dans son rythme et son scénario, Superman contient un certain nombre de défauts.
Bien que le scénario soit l'oeuvre du talentueux Mario Puzo, auteur du Parrain mais aussi scénariste sur la trilogie éponyme, la psychologie des personnages est trop peu fouillée ; de même que l'intrigue. Pour ce qui est des scènes d'action, assez limitées, on pourra arguer de la contrainte des effets spéciaux qui, il est vrai, apparaissent vieillis aujourd'hui (notamment les scènes de vol) mais si certains tiennent encore bien la route. A la différence des autres superhéros portés à l'écran, Clark constitue un personnage beaucoup trop lisse et terne : son enfance et son adolescence auraient mérité plus d'attention.
En outre, malgré le fait que lorsqu'il est Clark, il porte des grosses lunettes, rien ne le différencie de lorsqu'il est Superman : toujours les mêmes cheveux gominés d'ailleurs. On ne comprend pas dès lors qu'il ne soit pas reconnu par son entourage et en particulier Loïs. Sa némésis, Lex Luthor, bénéficie du même traitement : on ne sait pas véritablement qui il est, d'où il vient... Si Superman affronte les criminels, comme ses compères, l'intrigue principale est finalement bien fade : l'arrestation du méchant à la fin est des plus classiques. Quant à l'utilisation de la kryptonite par Lex Luthor, elle est réduite au minimum syndical et il est difficile de savoir pourquoi ce minéral a un tel impact sur Superman. Enfin, l'histoire d'amour entre Loïs et Superman nous offre, il faut le dire, de beaux moments de mièvrerie.
A noter pour finir que le S sur le costume de Superman n'est pas le S de Superman, mais qu'il s'agit du blason qu'arborait déjà son père sur Krypton.
On ne présente plus Superman : il a désormais son nom inscrit au panthéon des superhéros. Le film en lui-même, bien qu'il soit un classique, manque indéniablement de punch dans l'intrigue et de profondeur dans le traitement des personnages.
Note du rédacteur: 7/10
Note moyenne de la rédaction : 7.98/10