A Tromaville, une fuite de produit radioactif vient d'éclater dans la centrale
nucélaire. Un kilomètre plus loin, se dresse le collège de la ville où une bande
de punks sème la zizanie. Après l'étrange décès d'un jeune étudiant modèle,
Donald Martin, quelques jeunes commencent à se poser des questions. Plus tard,
au cours d'une soirée, Warren et sa petite amie Chrissy tirent sur un joint
pas très catholique (!) qui transforme Chrissy en nymphomane (!). L'herbe
du joint provient en réalité d'une plantation, proche de la centrale, contaminée
par la fuite. Warren et Chrissy sont sujets à d'horribles hallucinations tandis
que le directeur de la centrale nie en bloc tout lien entre la fuite et les
incidents survenus au collège...
La 20th Century Fox à ses Star Wars, la New Line a son Seigneur
des Anneaux, la Warner Bros. a ses Matrix... Et la Troma a ses Toxic
Avenger et ses Class of Nuke 'Em high. En d'autres termes, des fleurons
de la compagnie indépendante spécialisée dans les films déjantés de tous les
horizons. Et Atomic College est sans aucun doute l'un des films de la
Troma les plus connus et également l'un de ses plus réussis.
Tourné à Jersey City, dans le New Jersey aux Etats-Unis, le film du duo Herz/Kaufman
représente, avec The Toxic Avenger, tout l'esprit de la Troma condensé
en un seul film. Résumé Atomic College par des mots ne se révèle pas
aussi évident que cela tant le film recèle de passages bien barrés, aussi débiles
que délirants. Entre la demoiselle qui gerbe un petit monstre dans les chiottes,
l'étudiant modèle qui se jette par la fenêtre et pourrit littéralement sur le
bithume, les hallucinations des deux tourtereaux de service, les punks mettant
sans dessous dessus le collège, les mêmes punks démastiqués par un gros
monstre baveux dans un festival de séquences gores et j'en passe, on ne peut
que s'incliner devant tout ce foutoir royalement orchestré (avec les moyens
du bord) par les directeurs de la Troma.
Le scénario est ridicule, le jeu des acteurs médiocre, les décors sont toujours
les mêmes, les dialogues tournent essentiellement autour du sexe (cela ne surprendra personne je pense!), la bande-son est constituée
d'un hard rock FM typique des 80's et la mise en scène est approximative. A
première vue, Atomic College a tout du nanar et pourtant - surtout parce
que c'est du Troma - on pardonne tous ces défauts (quoique les SFX sont plutôt réussis dans l'ensemble - surtout le monstre final) car le spectacle est suffisament
débile et traité en conséquence pour être drôle.
En plus de retrouver le thème des déchets radioactifs cher à The Toxic Avenger, on retrouve quelques acteurs répondant déjà présent au casting
de celui-ci : le directeur du centre nucléaire (l'imposant Pat Ryan) dans Atomic
College est le maire de Tromaville dans The Toxic Avenger, le
chef des Punks, Spike (Robert Prichard), était l'un des golios adeptes du hit
'n run et l'un de ses acolytes, Pete (Gary Schneider), était Bozo,
l'autre golio qui avait une dent contre Melvin dans The Toxic Avenger...
Atomic College fait partie des fleurons de la Troma et son cocktail gore/humour (avec un zeste de nudité bien gratuite) devrait séduire les fans de productions fauchées délirantes.