Les critters profitent du passage d'un camping car par Grovers Bend pour s'offrir une virée en ville. L'appétit toujours aussi vivace, ils s'en prennent aux habitants d'un immeuble délabré de la banlieue de Los Angeles.
La série des Critters n'a qu'une ambition : nous divertir. Il ne faut donc pas s'attendre à un scénario transcendant. Il s'agit ici du troisième opus de la série et force est de constater que la fatigue se fait sentir. Certes, il y a des scènes sympathiques avec les critters qui ne sont pas sans rappeler directement Gremlins (notamment dans la cuisine, avec l'un des critters qui s'enfile tout un plat de flageolets et un autre qui avale du liquide vaisselle), mais l'originalité n'y est plus. Quant aux moyens, il n'y en a jamais eu. Ces boules de poil font définitivement bien cheap.
Etant en 1991, malgré un budget visiblement restreint, on aurait pu s'attendre à mieux avec un peu d'inventivité, mais il n'y en a pas ici : réalisatrice et scénaristes se contentent de reprendre la même formule que pour le 1 et le 2. Ce troisième volet aurait pourtant pu être l'occasion de développer un aspect qui n'avait pas été suffisamment abordé dans les deux épisodes précédents : l'origine des critters, leur régime alimentaire... Toutes les informations plus ou moins divulguées par les épisodes précédents ne sont pas reprises ici : le régime alimentaire des critters n'est plus clairement défini ; même s'ils se nourrissent, ils ne grossissent pas pour autant...
En outre, si Critters 3 reprend le même schéma que ses prédécesseurs et si l'on retrouve le personnage de Charlie, chasseur de critters, l'ambiance n'est pas fidèle aux deux premiers épisodes de la série : autant dans Critters et dans Critters 2, on était dans la série B, lorgnant parfois vers le Z assumé, autant dans ce troisième opus, on est dans le mauvais. L'humour est encore présent, mais beaucoup moins. Il en va de même du jeu d'acteurs qui ne cherche même pas vraiment à être drôle. (A noter parmi eux la présence de Leonardo DiCaprio, dans son premier rôle pour le grand écran.)
Ces critters avaient pourtant un bon potentiel et auraient vraiment pu jouer les bad guys, crades et irrévérencieux. Malheureusement, ils ont dû faire face au manque d'audace et d'imagination manifestes des réalisateurs et scénaristes successifs.