Les histoires dans lesquelles
de vieilles légendes hantent un village sont toujours très intéressantes (Blair
Witch Project par exemple). C'est le cas de «The Fog» écrit et réalisé pas John
Carpenter en 1979. Cette histoire fantastique rappelle un peu les romans de
Howard Phillip Lovecraft.
Il y a cela bien des
lunes, un navire «Elizabeth Dane», s'est échoué sur la côte à cause d'un épais
et mystérieux brouillard. Cent ans plus tard, à la même date, un étrange
brouillard apparaît près des rives et bientôt dans la ville. La légende veut que
les membres de l'équipage de l'Elizabeth Dane, reviennent pour se venger de leur
mort, qui n'était peut-être pas un simple accident après tout. En ce jour de
fête du 21 avril, les gens de la petite ville ne se doute pas de ce qui les
attend...
The
Fog, date de
1979, au temps ou Carpenter en était à ses meilleurs films
(Halloween, The Thing...). Cette histoire écrite et réalisé par Carpenter,
est très axée sur le fantastique, plutôt que sur l'horreur. L'atmosphère
nébuleux, des lieux où se déroule l'action, font un peu penser à l'univers de
H.P. Lovecraft, la côte, la mer, la nuit, le brouillard et bien sûr, les
vieilles légendes. C'est pour cette atmosphère que j'ai apprécié ce film. Le
brouillard à une apparence surnaturel et les marins ne sont que des silhouettes,
des ombres qui apparaîssent dans cet étrange brume pour se venger de leur mort
injuste. C'est une très bonne idée, ce brouillard, mais pour les reste du film
c'est un peu boiteux. Il manque quelque chose dans l'intrigue, ou c'est
peut-être qu'il y a trop de personnages impliqués, ils ne sont donc pas assez
développés. On voudrait en savoir un peu plus sur certain personnages, mais
Carpenter doit montrer que toute la ville est sous l'emprise du mystérieux
brouillard, alors il se doit d'avoir beaucoup de personnages et on décroche par
moment. Le film est très bien jusqu'à se que le brouillard engloutisse un bateau
de pêche. Après cette belle scène, le film devient moins accrocheur et moins
intéressant. La station de radio est très importante, dans The Fog, la musique
que Stevie Wayne (Adrienne
Barbeau) fait
jouer sur les ondes est quasi omniprésente, mais de très mauvais goût.
Pendant une scène, Stevie se rend à la station de radio pour commencer son
émisson et l'enregistrement, répete la même chose sans arrêt. Il y a quelques
jeux d'éclairage qui accentues l'idée de surnaturel (comme dans Inferno de Argento), beaucoup de bleu et de rouge (dans le
bateau). Le début du film referme quelques scènes qui ont pour but de vous faire
sursauter, sans grand succès. La musique est composé par M. Carpenter et elle
fait un peu penser à la musique de Christine. À noter la présence de Jamie Lee
Curtis et de sa mère, Janet Leigh, Sandy Loomis (Halloween) et une apparition de John Carpenter
au début du film avec le Père Malone (Hal Holbrook). Malgré le bon concept, The
Fog est loin d'être le meilleur film de John Carpenter, mais mérite quand même
d'être vu.
En résumé:
Note du rédacteur: 4/10
Note moyenne de la rédaction : 6.40/10