Horreur.net - Critique de Dernière maison sur la gauche, La (1972)
Critique de Jocelyn
Film écrit et réalisé par le désormais connu Wes Craven (réalisateur de l'excellent Les Griffes de La Nuit, Scream, producteur sur Wishmaster...). et tourné en 1972, The Last House On The Left a été
banni en Australie, Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni à sa sortie. Cette
réalisation reflète une triste réalité dans laquelle nous
vivons.
Mari Collingwood (Sandra
Cassel), une jeune fille bourgeoise et Phyllis Stone (Lucy Grantham), sa
nouvelle amie, décident d'aller à New York voir le spectacle des Buveurs de
Sang. Krug Stillo (David Hess) et Fred Podowski (Fred Lincoln), surnommé
«Weasel» se sont évadés de prison. Les deux hommes sont de dangereux criminels,
et sont accompagnés de Junior Stillo (Marc Sheffler) et d'une jeune femme, Sadie
(Jeramie Rain). Les quatre individus sont considérés comme dangereux et armés.
Les parents de Mari lui offrent son cadeau d'anniversaire, un collier ornée d'un
signe de «peace and love» et les deux jeunes filles partent pour la grande ville
sans savoir ce qui les attend...
Cette production date de 1972 et elle restera toujours actuelle. L'histoire est très terrifiante, de par son réalisme. Le début du film est teinté de joie, de liberté (n'oublions pas que ce sont les années 70) et baigné dans des airs de musique joyeuse. Avant de partir, Mari dit ainsi «...la vie est belle...», phrase qui se révèlera quelque peu ironique. Je crois que le but est de rendre l'histoire plus tragique et ça fonctionne plutôt bien, ces jeunes filles ne méritent pas ce qui leur arrive. Les méchants sont de
vrais crapules, à l'image de vrais criminels dangereux, surtout dû à leur absence d'empathie, à leur soif de pouvoir et de violence.
Les situations dans lesquelles Mari et Phyllis se retrouvent sont le cauchemar de la plupart des filles, des situations terriblement humiliantes, sadiques, sans respect de la personne. La scène du viol de Mari est tournée de la "bonne" manière, (pas de nudité inutile, ni aucune beauté) ont voit seulement les visages de l'agresseur et de la victime, cette scène est vraiment bien réalisé, elle vient chercher le spectateur, comme si il était là avec eux. Le tout se déroule dans le bois à quelques mètres de chez-elle. Les parents de Mari se vengent de la mort de leur fille, lorsque la bande de criminels, se faisant passer pour des vendeurs d'assurances, viennent se restaurer chez-eux. C'est là qu'ils vont payer pour leurs crimes.
À ce moment le film peut commecner à être long, surtout lorsque le père installe des pièges dans la maison (qui ne sont pas très utiles). Les parents sont peut-être un peu trop charitables: héberger (repas et chambre pour dormir) quatre étrangers. C'est la mère de Mari que va se charger de Podowski et de Sadie, le père se chargera de Krug et Krug se chargera de Junior. Le combat entre Krug et le père est long, trop long, voire ennuyant. Les moyens utilisés par les parents auraient pu être plus sadiques, surtout après ce qu'ils ont fait à leur fille (mais Podowsky lui y a goûté). Les deux policiers qui sont supposé chercher Mari servent à adoucir l'histoire. Les scènes où ils apparassent sont à caractère humoristique, pour faire contraste aux choses terribles qui se passent dans le bois. Le film est monté de cette façon, scène joyeuse, scène violente, ou bien le peace and love, le viol
et le meurtre, basé sur ce genre de contraste.
The last house on the left
est un film culte qui mérite d'être vu, sa violence plutôt psychologique et son
réalisme vous toucheront surement.
En résumé:
Note du rédacteur: 6/10
Note moyenne de la rédaction : 7.12/10