Robert Thorn, ambassadeur américain à Rome, se rend en urgence à l’hôpital où sa femme Katherine vient d’accoucher. On lui apprend que Damien, le nouveau né est mort. Mais un prêtre lui propose d’adopter dans le plus grand secret un autre bébé dont la mère est morte en couche. Robert accepte et ne dévoile rien à Katherine. Cinq ans plus tard, les Thorn sont installés en Angleterre. Le jour de son anniversaire le petit Damien voit sa nurse se pendre devant lui. C’est le début d’une série d’accidents et de morts toujours plus étranges. Robert a de plus en plus de soupçons et en compagnie d’un photographe, Jennings, il retourne en Italie et va découvrir la vérité sur les origines de Damien. Une vérité diabolique.
Voici un classique des années 70. Un film qui, à l’instar de L’Exorciste a engendré nombre de copies (on se souvient notamment d’Holocauste 2000). Aujourd’hui que peut-on dire sur ce film ? Déjà qu’il a pris un petit coup de vieux, ce qui en soit n’est pas très grave car les costumes très seventies ont ma foi un certain charme. Par contre certains choix de mise en scène (les gros plans des yeux) et la direction d’acteurs passent beaucoup moins bien aujourd’hui.
Ensuite si l’introduction a le mérite de nous plonger directement dans l’action (la mort du bébé des Thorn) la suite est assez longue. Un peu plus de concision n’aurait pas nui à l’ensemble.
Au niveau de la réalisation c’est très inégal. On assiste à de formidables morceaux de bravoure (la chute de Katherine, le cimetière, et la fameuse décapitation de ...) mais d’autres scènes sont curieusement ratées et à la limite du ridicule (la crise de Damien devant l’église, le combat entre Robert et la nurse).
Mais La Malédiction est tout de même à voir car il représente une date dans l’histoire du cinéma fantastique. Avec L’Exorciste il a signé le renouveau de l’épouvante à l’écran et a influencé toute une génération de cinéastes et de spectateurs. Le principe de la mort qui frappe sans qu’on puisse l’empêcher sera d’ailleurs repris avec succès par la série des Destination Finale. N’oublions pas la musique impressionnante de Jerry Goldsmith (dont les chœurs sataniques lui ont valu un Oscar), la prestation du regretté Gregory Peck et surtout le plan final, magnifique. Le Mal est bien plus effrayant quand il a les traits d’un adorable bambin de cinq ans.
En résumé:
Note du rédacteur: 6/10
Note moyenne de la rédaction : 8.82/10