3ème jour : lundi 11 avril
Après six films en trois jours, moins de 15 heures de sommeil et un nombre
incalculable de kilomètres au compteur, journée plutôt calme avec un seul film
à mon programme. Mais pas n'importe lequel car il s'agit de La
Traque, anciennement Proie, d'Antoine Blossier. L'extrait des
cerfs électrocutés m'ayant interpellé, je sentais une vive envie de voir le
film. Mais le réalisateur et les comédiens sont-il aussi « spéciaux » et salauds
que dans le long-métrage ? A vous de juger...

Antoine Blossier
(à gauche) et François Levantal (à droite)

Grégoire Colin
(à droite)
Sans faire d'excés de zèle, je pense ne pas me tromper en disant haut et
fort que Proie est jusqu'ici mon film préféré du festival. Certes le
scénario ne tape pas dans l'originalité mais les personnages sont tellement
forts et les effets spéciaux (surtout sonores) tellement saisissants, que je
suis resté sur une très bonne impression. Si je devais mettre un défaut en avant,
c'est que le film est trop court !

Un cochon dans la ville

Mais le clou de la soirée est sans nul doute le Q&A d'après film. En
effet car le comédien Grégoire Colin était totalement bourré ! A-t-il trop forcé
sur la Troll et la Bush ? Je n'en doute pas une seconde.
4ème jour: mardi 12 avril
Je ne m'attendais pas à une pêche de stars aussi fructueuse que dans les
premiers jours du festival. Car comment arriver à attraper le grand, le fameux,
l'incroyable John Landis ? J'ai fais le choix d'aller voir des films car c'est
aussi un peu pour ça que je suis là (rires).
La soirée à tout d'abord commencé par un film étrange réalisé par les
scénaristes de Black
Mask 2 : Les
Nuits Rouges du Bourreau de jade. Pourquoi ce choix ? L'histoire du film
racontée dans un ancien numéro de Mad Movies m'avait interpellé. Mais il s'agit
surtout de la vénimeuse actrice principal, Carrie Ng, qui porte le film sur
ses épaules. Car mise à part sa flamboyante prestation et des magnifiques décors
stylisés, je n'ai pas mangé à ma faim. Un film bourré de qualités esthétiques
mais qui tombe souvent à plat lorsqu'il s'agit de faire avancer son histoire.

Les griffes de la nuit
Fort heureusement, j'ai eu plus de chance avec le film suivant. Le Siren
du regretté Andrew Hull. L'histoire d'un groupe accostant sur une île sur laquelle se
trouve une mystérieuse inconnue à la voix d'ange. Sans être un film culte, Siren
est une réussite sur plusieurs points. Comédiens, musique, décors,... etc Mais
surtout par son économie de moyens pour des effets maximum. Ces derniers servent
presque parfaitement le sujet. Un film d'horreur psychologique où le mot envoutant
prend tout son sens.

