Après un jour de repos bien mérité, j'attaque le cinquième jour. Et pas avec
n'importe quels films ! Le personnellement très attendu Wake
Wood de cette chère Hammer renaissante. Mais surtout l'ultra plébicité
I
Saw The Devil. En ce qui concerne le premier film, je ne me base certainement
pas sur la déception (préparée ?) de certains de mes confrères du web. C'est
avec l'esprit ouvert que j'ai apprécié un honnête film d'horreur sans prétention.
Lorgnant de manière régulière vers le Simetierre de Mary Lambert, le
film garde cette personnalité anglaise tant appréciée rappelant les glorieuses
années de la plus célèbre des sociétés du Royaume-Uni.
Simetierre anglais
Mais il n'y a pas que les anglais qui ont une âme. Cette année et encore
une fois, Les corréens frappent fort là ou ça fais mal. Avec I Saw The Devil,
ils prouvent une fois de plus que leur cinéma à un très fort potentiel. Dans
plusieurs domaines tant au niveau de l'horreur graphique que psychologique.
Encore un film maîtrisé de bout en bout, surfant sur plusieurs plans sans jamais
en délaisser aucun. Qui a dit chef d'oeuvre ?
Hhooo la vache !
6ème jour : vendredi 15 avril
Après les sous-sols berlinois, les elfs scandinaves, les mamans foldingues
et autres sangliers français, voici que débarque Troll
Hunter dans mon programme. Franchement, qui n'a jamais rêver de voir
ces bestioles géantes sur un grand écran comme celui du BIFFF ? Je me devais
d'honorer cette exclusivité et je n'ai pas été déçu. Comme l'a dit le réalisateur
André Ovredal, un mixte entre Jurassic Park et Indiana Jones. Impressionnant,
drôle, palpitant, incroyable. Sans péter des flammes au niveau du récit, tels
sont les mots qui conviennent à Troll Hunter. Et la salle comble (plus
aucunes places disponibles !) était là pour le prouver.
Jurassic Troll !
Les Trolls, valeurs sures du cinéma
Dans tous les festivals, il y a des surprises. Et celle de cette cuvée 2011
est sans aucun doute Kidnapped,
alias Secuestrados
(Kidnappés en français) de Miguel Angels Vivas. Un thriller tourné en
seulement douze plans avec trois fois rien. Une histoire de prise d'otage familiale
classique mais un film qui se vit et se ressent de l'intérieur. Surtout dans
une dernière partie particulièrement nerveuse et choquante. Une réussite que
je n'ai pas manqué d'immortaliser.