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A propos du réalisateur
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Wes Craven est né le 2 août 1949 à Cleveland (Ohio). Il est à
l'horreur ce que John Ford est au western: un cinéaste culte, roi d'un genre
autrefois florissant, aujourd'hui renaissant. Freddy, sa créature, fait
désormais partie des mythes du septième Art, monstre onirique (des rêves) des
plus terrifiants, vedette des cauchemars des adolescents des années 80.
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ici pour lire sa biographie complète
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Les meurtres
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Après avoir fait
l'amour avec Rod, la pauvre Tina est éventrée par Freddy,
puis trainée sur les murs.
Rod
est emprisonné pour le meurtre de Tina. Dans son sommeil,
Freddy s'empare d'un drap puis le pend. On croit à un suicide.
Glen
est littéralement aspiré dans son lit d'où ressort un gigantesque
geyser de sang.
Margaret
Thompson est brulée vive, après s'être battue contre Freddy.
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Anecdotes
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Le
film que regarde Nancy pour se tenir éveilée n'est autre
que Evil Dead, de Sam Raimi
La
scène du bain rappelle étrangement une scène d'un autre
film de Wes Craven: La ferme de la terreur (Deadly
Blessing), avec Sharon Stone.
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| LES
GRIFFES DE LA NUIT A Nightmare On Elm Street
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AU SOMMAIRE
Fiche Technique
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Réalisateur : Wes
Craven Scénario : Wes Craven Durée : 91 min
Année : 1984
Produit par : John Burrows,
Stanley Dudelson, Sara Risher, Robert Shaye, Joseph Wolf. Musique de : Charles Bernstein Effets-spéciaux :
La fiche complète d'IMDB :
http://www.imdb.com/title/tt0087800/
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Acteurs :
John Saxon (Lieutenant Thompson) Ronee
Blakley (Marge Thompson) Heather Langenkamp (Nancy
Thompson) Amanda Wyss (Tina Gray) Nick Corri (Rod Lane) Johnny
Depp (Glen Lantz) Charles Fleischer (Dr. King) Joseph Whipp (Sgt. Parker) Robert Englund
(Freddy Krueger) Lin Shaye (Le professeur
de Littérature)
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L'histoire
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Tina,
adolescente de la rue d'Elm, fait un rêve plus que réel. Un homme au visage brulé et qui possède des
lames à la place des doigts semble vouloir la tuer. Se réveillant en sueur,
elle découvre avec effroi que sa robe de nuit
est tailladée. Plus tard, celle-ci narre son expérience à ses
amis qui ne la croient bien évidemment pas. Mais le soir, alors que Tina repète son rêve, Nancy
lui confie qu'elle fait
depuis quelques temps le même cauchemar. Voyant ses amis mourir l'un après l'autre,
elle décide de défier celui qui s'appelle Freddy Krueger...
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La critique :
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Prenant comme idée de départ un fait-divers: celui d’un jeune homme mort dans
des circonstances étranges pendant son sommeil alors que celui-ci refusait de
s’endormir depuis plusieurs jours, Wes Craven va créer une icône du mal et une
incarnation des peurs enfantines. En 1984, celui-ci est dans une passe difficile
et accumule depuis plusieurs années les échecs (Swamp
thing, La colline à des yeux 2,…). La création de ce personnage
qui va devenir une icône du cinéma d’horreur va totalement relancer sa carrière.
Présenté à Avoriaz en 1985 le film, dont on attendait peu de choses au départ,
crée la sensation et remporte le prix spécial du Jury (en fait le 2e prix
derrière le Terminator de Cameron).
Incontournable du genre, Les griffes de la nuit est une totale
réussite. Les cauchemars sont réalistes dans le sens où ils se reposent sur des
peurs connues, comme le fait d’être poursuivi, de se noyer, de ne pouvoir
s’échapper,… Par ailleurs, le personnage de Freddy Krueger est un
croquemitaine inquiétant et souvent terrifiant (ce qu’il deviendra de moins en
moins au fur et à mesure des séquelles). Toujours dans la pénombre et accompagné
d’effets sonores très efficaces (le bruit des lames, la musique de Charles
Bernstein et les différents sons dans la chaufferie), Freddy dans sa conception
originale fait encore peur.
Bien que très encré dans son époque le film fonctionne toujours aussi bien.
Les effets-spéciaux tiennent encore la route et les meurtres ont un impact aussi
fort qu’à sa sortie. On pense notamment à la mort de Tina qui est ensuite
traînée au plafond, au geyser (Johnny Depp) de sang ou bien à l’apparition de
Freddy à travers les murs de la chambre. Quant aux personnages, Craven s’efforce
de leurs donner un peu de profondeur à travers la culpabilité des parents à
l’égard de la justice qu’ils ont rendu en brûlant le tueur, créant ainsi
littéralement une malédiction sur leurs descendants (thème classique du
fantastique repris notamment par Carpenter pour Fog). En
outre malgré des personnages très fortement marqués « eighties », le jeu des
acteurs est suffisamment convaincant pour nous faire adhérer à l’histoire
(notamment Heather Langenkamp très loin des héroïnes féminines des slashers de
l’époque). Par ailleurs, on ne peut que regretter les ultimes plans rajoutés en
dernière minute (qui tranchent avec le reste du métrage) pour le clin d'oeil
final qui sera une marque de fabrique de la série, laissant ainsi la porte
ouverte à une suite.
En définitive, le film est un classique qui a légèrement perdu de son
intensité pour la nouvelle génération qui le découvrira, mais l’inventivité et
l’originalité du propos sont toujours là. Meilleur opus de la série, Les
griffes de la nuit est une date dans l’histoire du cinéma fantastique.
Beaucoup plus sombre et premier degré que les suites à venir, le film reste
également le sommet de l’œuvre de Craven. Peu de réalisateurs peuvent se targuer
d’avoir crée un personnage phare. Or, le tueur brûlé vif au pull rayé et au
vieux feutre usé est bel et bien devenu un phénomène de société et une
composante de la culture populaire. Plus que cela, un film culte des années 80 à
revoir comme une œuvre à part, indépendamment de la série qui va suivre.

Kévin
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Le
DVD de ce film est disponible chez 
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-> La revanche de Freddy
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