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Friday the 13th, part 2 / Le Tueur du Vendredi (1981)
Un petit garçon joue dehors. Il se fait rappeler à l’ordre par sa maman et doit rentrer. Un inconnu le suit et s'arrête devant une maison dont une fenêtre est éclairée. C’est la maison d'Alice, qui a survécu au massacre du Vendredi 13, au camp Crystal Lake. Alice fait d’horribles cauchemars et revoie sans cesse la nuit ou elle décapita Mme Voorhees. Elle se réveille en sursaut, répond à sa mère au téléphone et va se changer. Un nouveau coup de téléphone retentit mais cette fois, il n’y a personne au bout du fil. Alice prend peur et verrouille sa porte. Elle se rend à la cuisine et prend un couteau. Soudain, un petit chat pénètre par la fenêtre. Voulant lui donner du lait, elle ouvre le frigo et découvre la tête tranchée de Mme Voorhees. Une main lui saisit la tête et lui enfonce un tournevis dans le crâne.
Sandra emmène Jeff à l’étage pendant qu’une idylle est en train de naître entre Mark et Vickie. Celle-ci s'absente pour aller se changer. Mark sort dehors pour voir si elle revient et se prend une machette dans le visage. Un individu entre alors dans la maison et monte voir Sandra et Jeff qui font l'amour. Le couple sera embroché par une lance qui traversera le lit. En ville, Paul et Ginny décident de rentrer au camp. Vickie est de retour et cherche Mark. Elle monte à l’étage pour voir Sandra et Jeff mais dans le lit, il y a un homme dont le visage est dissimulé derrière une cagoule en tissu. Celui-ci assène un coup de couteau à la jambe de Vickie puis la poignarde. Ginny et Paul arrivent au campement. Surpris de ne trouver personne, ils fouillent la baraque. Ils découvrent le matelas d’un lit complètement ensanglanté. Paul est alors attaqué par le tueur. Celui-ci s’en prend ensuite à Ginny qui s'échappe de la maison et se réfugie dans sa voiture. Mais le tueur la rattrape. Elle parvient à s’échapper de nouveau et s’enfuit dans les bois où elle tombe sur la cabane délabrée. Là, elle découvre sur une table la tête de Mme Voorhees ainsi que son pull. Comprenant que l’assassin doit être Jason, Ginny s'habille avec le pull-over de sa mère. Quand Jason entre dans la pièce, Ginny imite sa mère et lui donne des ordres. Jason ne sait plus quoi faire jusqu’au moment ou il aperçoit la tête de sa chère maman. Il donne alors un violent coup de pioche sur la jambe de Ginny. Paul intervient alors et une violente bagarre éclate. Ginny, pour le sauver, donne un terrible coup de machette à Jason qui s’écroule. Ils quittent les lieux et retournent au baraquement principal. Soudain, Jason, le visage découvert, ressemblant à un monstre difforme, traverse la fenêtre et attrape Ginny. Celle-ci se réveille sur un brancard et se fait transporter par une ambulance. Dans les bois, la cabane conserve toujours les traces de Mme Voorhees… La critique de Julien Après les tragiques évènements survenus au camp Crystal Lake, Alice, la seule survivante du carnage orchestrée par Mme Voorhees qu'elle a décapité, est complètement déboussolée. Un soir, un individu s'introduit chez elle et lui plante une aiguille à tricoter dans le crâne (!). Et malgré la mauvaise réputation du camp Crystal Lake, une nouvelle colonie de vacances s'installe aux abords du lac. Mais très vite, ils vont s'appercevoir qu'un tueur rôde dans le coin...
Et voilà comment résumer en quelques lignes l'intrigue de la suite du déjà pas fameux Vendredi 13. Si le premier film constituait un spectacle plutôt "divertissant" pour l'amateur de slasher movies, avec de nombreux meurtres assez gores (merci Tom Savini), ce second film n'est malheureusement pas à la hauteur de son prédécesseur (c'était pourtant pas difficile quand même).
On passera donc sur le scénario, qui se contente de pomper allègrement sur celui du premier film au détail près que le tueur est cette fois-ci notre cher Jason Voorhees. Pour la première apparition de celui que l'on surnomme affectueusement le "gros", le réalisateur Steve Miner (House, Lake Placid) a donc décidé de suivre, dans les grandes lignes, l'intrigue du premier Vendredi 13. Le résultat n'est pas fameux et scénario, dialogues et situations forment un ensemble pas très captivant. On saluera quand même au passage les prestations honnêtes de la plupart des acteurs du film qui remplissent leur part du contrat.
Mais les habitués de l'univers très "standardisé" du slasher sont bien conscients que le scénario est rarement l'élément le plus important dans le film. Dans un slasher, ce qui compte c'est que ça saigne et que les meurtres se suivent à intervalles réguliers (au passage, on regrettera quelques coupures lors des scènes sanglantes). Autre élément "vital" dans un slasher : un boogeyman qui en impose. Si le tueur de la série des Halloween, Michael Myers, prend la forme d'une ombre menaçante et bien flippante, le "gros", dans le film de Miner, est loin d'avoir le même charisme et de susciter autant de peur. La faute revient en grande partie à son look déplorable, avec son sac à patates sur la tronche et sa salopette de bûcheron. Même s'il n'y va pas de main morte dans les séquences de meurtres, le "gros" n'est pas très convaincant pour sa première apparition à l'écran (en adulte bien sûr). Même si le "gros" est un attardé mental, il pourrait quand même soigner un peu sa dégaine... Heureusement que le réalisateur Steve Miner connaît son boulot : on retrouve la même ambiance que dans le précédent film avec ces bois inquiétants, ces petits bungalows miteux et ces éclairages poisseux. Un bon point pour Miner qui s'en sortira un poil mieux dans le troisième film : Meurtres en 3-D. Malgré tout, le film a pris un sacré coup de vieux (comme beaucoup de films des années 80) et sa vision aujourd'hui s'avère assez "douloureuse", à moins d'être un aficionado du slasher ou un fan hardcore de la série...
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