Dernier métrage de Fulci à avoir bénéficié d'une distribution en France, Aengima se présente comme un bâtard de Carrie et de Patrick, deux valeurs sûres de l'épouvante des années 70, dont il pille les scénarii respectifs sans trop réfléchir. Pour autant, le film bénéficie d'une réalisation plutôt soignée et d'un rythme pas trop mou du genou, même si la direction d'acteurs doit figurer parmi les plus immondes de l'histoire du cinéma; tous les personnages ont des tronches hallucinées et semblent sous l'effet de quelques verres de whisky en trop – on ne parlera pas beaucoup de celui joué par Jared Martin, dans la peau d'un toubib d'opérette qui apparaît tantôt complètement coincé dans une scène, tantôt don juanesque dans l'autre, et drague une fille moins belle que la nouvelle venue dans l'histoire après que celle-ci l'ait séduit sans qu'on en sache les raisons. C'est à ne plus y croire. Car en dehors de cet aspect, ma foi gênant à un tel degré, Aenigma s'en sort avec les honneurs: de l'horreur baroque assez proche du Phenomena d'Argento sur le plan esthétique et un soupçon de comédie des années 80 volontairement stupide (à ce titre, la séquence avec le prof de sport macho et les lycéennes en plein aérobic sous une musique synthé typique de cette époque est ultra-jubilatoire). La bande-son s'avère même excellente, entre pop eighties dynamique et score à la Goblin parsemé de tonitruants riffs de guitare électrique.
À l'étage du gore en revanche, rien de bien notable si ce n'est une séquence-choc qui a fait date dans le genre, illustrant une jeune fille recouverte de la tête au pied par un essaim de gastéropodes avant de mourir étouffée. Pratiquement aucun trucage, de véritables bestioles utilisées, mais des bruitages absolument affreux, genre rots discontinus. À déconseiller aux estomacs sensibles.
Un Fulci mineur, d'accord, mais un nanar sacrément jouissif et assez bien emballé, où l'on n'a guère le temps de s'ennuyer. Distrayant.
Il m'en a fallut du temps pour pouvoir visionner ce film, et je me disais qu'aprés avoir lu pas mal de critiques du style "pitoyable", "trés mauvais cru",...que je ne devais pas m'attendre à un bon film du maître Lucio Fulci. Et bien non, AENIGMA est une curiosité à connaître. D'abord pour ses héroïnes, décrivant chacunes un type bien préci de lycéenne qui veut foutre le bordel. Sin interprète principal vat crescendo et nous fais frisonner dans ses moments de possessions. Car c'est aussi un film sur elle et non pas seulement sur cet esprit maléfique vengeur. Le fait que le film soit tourné à Boston est avantageux car celà n'aurait pas ey le même effet en Italie ou en Europe. Déja que le film à du mal à plaire, ce serait donc pire ! On en ressent pas moins la touche italienne trés connue du maître. Une ambiance gothique souvent malsaine et des séquences bizarres et choquantes. Le gore est toujours présent. Peut-être moins prononcé qu'à l'habitude et c'est peut-être celà qui fait que le film ne plaît pas beaucoup, même pour les fans inconditionnels de Lucio Fulci. Pour ma part, c'est plus un thriller à forte résonnance fantastique et non pas le contraire. Un changement radical qui vaut le détour. Par contre ce que je trouve dommage, c'est que certains plans, magnifiques et inhabituels de la part du réalisateur (voir la vue aérienne de l'école au début !!!), sont sabotés par une coupure malvenue qui fait passée le spectateur à la séquence suivante. Rapide et directe ! Je me trompe peut-être mais c'est peut-être ça le style italien aussi... AENIGMA est un trés bon thriller méconnu du maître et injustement conspué.
Ouais c'est un fulci qui ma pas beaucoup deçu .
les meurtres sont très sympatiques,la musique très fulcienne et les decors aussi .
les acteurs sont correctes mais au moins il ne sont pas ridicules .
bref c'est un très bon fulci a decouvrir .
Tout Fulci dans un film, les zooms sur les visages en moins. Très bon film de vengeance d'une morte. Les actrices sont très 'bonnes', que ce soit la morte et son maquillage, l'héroïne ou bien la mère-folle. Le rôle des hommes est castrateur... La musique est comme à chaque fois avec Fulci très présent ( à les orgues ! ca marche à chaque fois ).
L'histoire est torturé à souhait à base de sadisme originel.
Les scènes gores sur le principe de visuel hallucinatoire est oppressant. Un des meilleurs Fulci à regarder quand on ne connait pas ce réalisateur, car un de ces plus modernes et des plus rythmés.
Ce n'est pas possible !, ce n'est tout de même pas le grand Fulci qui fit ce navet ?, et pourtant si !. C'est vide , c'est nul, le scénario est inexistant, ça joue mal....La relation entre la fille (mineure) et le toubib est absurde, et j'en passe. Seuls. quelque éléments Fulcien sont intéressant (le musée)
Suite à une plaisanterie qui c'est mal déroulé, Kathy est envoyé à l'hôpital au soin intensif car elle est dans un profond comma. Cette même fille gardera contact avec la réalité pour se venger de ceux et celles qui l'on mis dans cette situation. Aenigma est un film peu connut de la filmo de Lucio Fulci et il a une très mauvaise réputation au yeux de ses plus grand fans. Le manque de budget flagrant de ce métrage lui donnera le goût d'un banal télé-film présenté le dimanche après-midi. Les acteurs n'aiderons pas la cause non plus. La B.O s'avère encore une fois très sympathique, il est étonnant de voir que souvent avec de piteuse réalisation Italienne, la B.O peut tout de même être très bonne parfois ce qui augmente le charme du film. Lucio Fulci en personne tien un petit rôle, il fait apparition sous forme d'un enquêteur, ce qui fait toujours plaisirs. Les amateurs de gore trash habitué de Fulci seront littéralement déçu car ce film ne contient aucune véritable scène gore, malgré quelques scènes qui sont encore une fois très imaginatives au style unique de ce réalisateur. Bref, un scénario qui fait un peu rappeler Carrie mais globalement j'ai bien aimé.
6.5/10
Considéré comme un obscur navet par la grande majorité des admirateurs du maître, "Aenigma" n'en demeure pas moins l'une de ses réalisations les plus potables après sa rupture avec la producteur Fabrizio De Angelis, auprès duquel il donna vie à pas moins de 4 grands chef-d'oeuvres du cinéma d'horreur.
Co-production Italo-yougoslave censée de dérouler à Boston (d'où à été tourné quelques extérieurs), on sent bien que l'intérêt est plutôt à la recréation d'un univers typiquement U.S, avec ce grand internat où défilent de jeunes et jolies filles bien roulées, des hommes ultra-musclés à la drague facile conduisant tous de gros véhicules et des d'énormes posters des grandes stars du moments affichés sur les murs (Tom Cruise, David Bowie, Sylvester Stalonne).
Pourtant, en dehors de çelà, il n'en reste pas moins un film intéressant qui cherche à captiver le spectateur avec les moyens du bord qui devaient être, avouons-le, fort limités à en juger par la faiblesse des effets spéciaux qui ne sont pas s'en rapeller le très faible "Les fantômes de S.odome" du même Fulci.
Encore une fois, n'allons pas chercher une avalanche de séquences gores peu ragoûtantes, elles n'y sont pas ou de façon très épisodiques (quelques bonnes décapitations cependant).
L'intérêt réside plutôt dans l'ambiance étrange qui se dégage de ce film.
Fulci nous filme un hôpital sombre et sinueux, où aucune âme ne semble y vivre à part un médecin plutôt attachant (interprété par Jared Martin, seul comédien à peu près potable du casting) et son obscure patiente, victime d'un accident, qui cherche à se venger de ceux qui l'ont tuée en investissant l'âme d'une adolescente.
De plus, nous avons droit à quelques éclairages saissisants qui ne sont pas s'en rapeller "Suspiria" et "Phenomena" de Dario Argento qui, d'ailleurs, s'inspirera sûrement du passage dans le musée pour "Le syndrome de Stendhal", avec les oeuvres d'art qui prennent vie.
Fulci oblige, "Aenigma" comporte son lot de zooms rapides et de travellings étourdissants (les moments où l'âme de Kathy traverse l'hôpital et navigue dans les airs jusqu'au lycée où elle était sont extraordinaires), dans lequel subsistent quelques meurtres soignés (celui du prof de Gym, d'une étudiante avec des escargot, du copain de Kim, de Grace....) et une bande-original disco-électronique de bon effet.
Pas un chef-d'oeuvre mais pas non plus un navet, "Aenigma" se laisse voir avec un certain entrain.
Vraiment pas terrible pour ne pas dure pire. Un conseil à qui consulte - en amateur - ces rubriques : si vous n'avez jamais vu un film de FULCI, ne commencez surtout pas par Aenigma, vous vous feriez une mauvaise idée du réalisateur. Ici, notre ami Lucio a eu une faiblesse, ça arrive, même aux meilleurs mais si vous n'avez pas encore vu ce film, si le DVD - avec sa jaquette avec l'air prometteur vous atttire, laissez le dans le bas et prenez plutôt L'au-delà, l'enfer des zombies, L'éventreur de New York mais pas celui-ci.
Excecivement naze à tout point de vue, c'est avec une grosse douleur que l'on ressort d'Aenigma. Mais on ne sait pas vraiment d'où vient la douleur que l'on ressent, mélange de déception, d'écoeurement, surtout quand on sait que l'homme aux commandes était le papa de l'Au-delà. Aenigma constitue un joli naufrage, de part sa réalisation plate et sans saveur, ses dialogues poussifs et nunuches (interprétés par un casting lamentable et tout sauf professionnel) et son scénario tentant de piocher à droite à gauche sur le moyen "l'Exorciste", le culte "Suspiria" avec un semblant de "Phenomena". L'alchimie ne prend bien sûr à aucun moment, si ce n'est, la fameuse scène des escargots particulièrement dégeulasse (d'ailleurs la seule scène où l'on reconnaît le maitre). Un film à oublier, qui ne mérite même pas que l'on y perde 1h30 de son temps. J'ai fais cette erreur, pardon aux familles, tout ça...