Produit directement pour le marché de la vidéo, cette séquelle apportée au film de Robert Kurtzman souffre inévitablement de moyens limités.
Si Andrew Divoff est toujours aussi convaincant et mystérieux, le scénario - lui - ne fait que recycler en partie le premier opus sans vraiment rien y apporter.
Cette fois-çi, nous assistons donc à un énorme défilé de personnages extremement stéréotypés qui finissent même par en être ridicule (la braqueuse qui devient adepte à la voix du Seigneur, le curée beau-gosse....) et à un déroulement prévisible où ne transparait aucune émotion, mais juste le but lucratif de ce film.
De plus, l'interprétation en général est vraiment d'une inconsistance rare, les comédiens faisant preuve de très peu d'investissements dans leur rôle.
Entre-temps, le réalisateur nous gratifie d'une scène gore renverssante (le prisonnier qui demande à traverser les barreaux), de quelques idées farfelues (la petite veille qui défèque des pièces de monnaies..) et d'un final plutôt bien maîtrisé dans un casino - bien que les effets spéciaux ne sont pas toujours d'une grande finesse - qui tente à relever le niveau.
Finalement très moyen, ce "Wishmaster 2" de petite envergure mérite une vision pour peu que l'on ai apprécié le premier film mais n'en demeure pas aussi intéressant.
Un film modeste mais que je trouve un peu supérieur au très pénible original. Le casting sent bon les séries télé, mais Andrew Divoff a une sale tête (un bon point quand on joue le méchant de service), plus effrayant même quand il n'est pas déguisé en djinn, les morts sont assez nombreuses. Jack Sholder a du mal cependant à donner de la cohésion à un ensemble poussif, qui n'apporte rien au genre.