Je me souviens de la manière dont les publicitaires avaient vanté le fil Casshern: "A mi chemin entre Matrix et Star Wars"... alléchant, n'est ce pas?
Cependant, je crois que la phrase "à mi chemin entre Matrix et Bioman" aurait été bien plus juste!
L'histoire de Casshern est assez fantasmagorique (à croire qu'il faut avoir fumé quelque chose avant de voir ce film!): un éclair venu d'on ne sait ou réveille des cadavres (qui deviennent des mutants); ces derniers se réfugient dans un château où ils construisent des milliers de robots on ne sait comment; le héros meurt, ressucite, meurt; et je préfère ne pas vous raconter la fin mais elle est aussi délirante (dans le sens péjoratif du terme) que le reste de film!
En outre, le rythme est lent, le film est long... bref, on s'ennuye souvent! Casshern n'est pas un film bien excitant, au final, contrairement à ce qu'aurait pu en penser...
Si il est un point sur lequel le film de Kiriya Kazuaki n’est pas critiquable, c’est bien l’aspect graphique. En Effet, Casshern épate, rare son les films à petits budget qui dispose d’une mise en scène totalement numérique et aussi somptueuse. Si la première heure est captivante, il faut bien avouer que certaines séquences la suivant paraissent d’une longueur déconcertante tant elles semblent inintéressantes ou bien incompréhensiblement trop philosophiques.
De plus, si les combats sont magnifiques, la Bande son de ces moments la, sorte de combinaison électro / techno des plus fadasses nous feraient presque croire à un nouveau « Mortal Kombat » le film (voir les derniers pitoyables jeux vidéo de la franchise) tant le tout confère à l’ensemble un côté ridicule mais ceci dit assumé (voir le costume de Tetsuya).
Heureusement, on prend un réel pied à regarder ce film, dut surtout au visuel impeccable et au charisme de certains personnages, oubliant aisément son nombre pourtant élevé de défaut. Notons la courte mais plaisante apparition de Susumu Terajima, l’acteur fétiche du grand Takeshi Kitano.
Pour son premier film, Kiriya Kazuaki fait preuve d'un certains talent et on ne peut qu'ésperer qu'il retiendra les points négatifs afin de nous réaliser de futurs éventuels bombes.
A la suite d’un accident, un projet de régénération de cellules différenciées accouche d’une race de mutant surhumains. Kazuaki Kiriya se lance donc à l’abordage d’une vaste fresque vengeresse des idées plein la tête et de l’ambition à revendre. Expérimentation de nouvelles techniques de tournage, effets révolutionnaires, Casshern possède un visuel proprement magnifique. Et l’on passe ainsi de tableaux intimes saturés de couleur à des combats homériques baignés dans une grisaille furieuse, du noir et blanc de la guerre à l’ancienne aux monochromes rutilant des combats du futur. Seulement, le jeune réalisateur fourre tout dans son Casshern. Déjà dans un scénario où l’on croise tour à tour clones, androïdes, spectres, mutants et cellules autonomes sans que cela serve véritablement le sujet. Ensuite dans des effets de caméra inégaux (Sublime dans l’intimité, souvent très raté dans les combats). Mais passons, toutes ces erreurs de jeunesse se pardonnent devant l’immensité du spectacle, la musique souvent ample et mystique, quand elle ne fait pas jeu vidéo, et la beauté des personnages, les mutant en tête, quand ils ne sont pas noyés dans une bouillabaisse numérique. Kiriya a tourné une véritable expérience visuelle et rien que pour cela, elle mérite le déplacement, même si on est loin de la réussite absolue d’Avalon. Par contre, si vous aimez le cinéma rythmé, il faut vous prévenir que Casshern s’avère être terriblement mou du genou, la faute à un contenu trop pauvre et superficiel qui ne tient pas ses promesses et cale bien longtemps avant la fin. Pas un très bon film donc, mais un très beau film. C’est déjà pas si mal…
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Vraiment un film que j'ai trouvé excellent
un film à la fois poétique, émouvant
un film qui fait réfléchir
une musique sublime
la seule chose que je peux critiquer est le temps de départ du film
mais sinon
vraiment un chef d'oeuvre
Depuis que j'ai vu ce film... ma vie a changé! lol :p, non franchement ce film est le meilleur que j'ai jamais vu, une sorte de philosophie qui en ressort, des combats magnifiques (une mention pour la scéne du 1er combat entre le chef des Néo-Sapiens et Tetsuya), seul défaut, des scénes de dialogues parfois chiantes (surtout celle avec le médecin dans la zone 7), une bande son géniale! Certains resteront peut ètre sceptique devant, mais il faut quand même savoir que c'est le premier film du réalisateur!!! Enfin bon c'est devenu mon film fétiche, depuis je l'ai vu environ 10-11 fois, et le plaisir demeure intact :D
Au-delà d'un scénario complexe et de séances de discussion drôlement chiantes, Casshern est un pur récital d'images et de son. Parfois inspiré de mangas cultes apocalyptiques du style Gunmm, ou d'autres objets filimiques délicieusement Z (combinaison kitsch de Tetsuya), Casshern est une oeuvre fascinante. Non pas que j'y ai porté un réel intérêt au niveau de la trame scénaristique, plus ou moins décousue, mais un tel festival d'images et de son n'est pas monnaie courante de nos jours. Numérique à souhait, univers pixelisé à outrance, ambiance cyberpunk hardcore, Casshern sera apprécié uniquement par les fans de gros OFNI dont seuls les japonais ont le secret. Néanmoins, quelle bande son!