Visez plutôt l’introduction fracassante : un homme en train de mener à bien des travaux au bord d’un lac se voit décapité par la pelleteuse de l’employé à qui il était en train de donner ses instructions. Diable! Folie meurtrière débute sur des chapeaux de roue, mais hélas, il aura bien du mal à maintenir l’allure. Ce n’est pourtant pas la faute de Tonino Valerii, qui tient son métrage avec rythme et intransigeance, ni à la toujours magnifique comptine signée Morricone, qui souligne admirablement ce giallo. Non. Seulement le temps passant, le spectateur que je suis, trop habitué aux outrances visuelles et à la démesure du cinéma transalpin de cette époque, appâté par une si belle mise en bouche, est resté sur sa faim. A l’image de ses baisers un peu froid échangés par l’inspecteur (Georges Hilton, très bon) et sa compagne, il manque un peu de chaleur à cette enquête plutôt bien menée. Un honnête giallo, donc, à qui il manque juste un peu de folie.