Un rien en-dessous du premier film, ce second épisode péche surtout par son inadaptation au sujet de base. Là où le premier opus livrait un Sherlock décomplexé, pas si loin en fait des écrits de Doyle, et une ambiance menée tambour battant avec une rare maestria, le deuxième s'enfonce dans un déluge d'actions qui n'apporte finalement pas grand chose de neuf ou de savant ... ici, on assiste à plus gros, plus fort, plus explosif ... mais pas plus intelligent ... dois-je rappeler tout de même qu'une histoire de Sherlock c'est un récit intelligent ????? Ceux et celles qui veulent voir de l'action en chaine peuvent toujours se rabattre sur autre chose et ne pas faire chier les amateurs de Sherlock ... l'égaliuté, voyez-vous, fonctionne dans les deux sens et pas toujours en direction du plus con ! Soit !
Vous l'aure compris, le scénario ne m'a pas convaincu ... la faute en est à ce mélange étrange de plusieurs récits originaux dont deux au moins qui semblent plomber le reste : la fin de Sherlock Holmes et La maison vide ... le mélange peine à prendre, les personnages sont sacrifiés sans raison, l'action prime sur la déduction (un comble pour un Sherlock !), le rythme s'accélère tant et si bien qu'on se fout un peu de ce qui tourne autour de ce récit central ... ainsi, on peine aussi à trouver l'amitié qui nous venait naturellement lors de la vision du premier opus pour Sherlock himself ... Moriarty est faible, effacé, mal géré, mal créé, manquant singulièremenbt d'intelligence, s'acharnant plus que ne luttant, devenant un simple fantoche face au monstre épineux du premier film ... dommageable car sans cela le film en aurait tiré d'autre force créatrice. En outre, la reprise de personnages issus d'autres romans (Hoffmanstahl faisant référence au film de Wilder) tombe un peu à plat et crie au manque de conviction ...
Le casting part en dents de scie : un impeccable Downey, un très bon Law ... et après ? Jared Harris est incapable virtuellement de rivaliser avec les autres Moriarty (on songe au fabuleux Paul Freeman, au magnifique sir Laurence Olivier, l'irremplaçable Eric Porter), Noomy Rapace ne donne rien, juste une impression fugitive d'un choix exclusqif pour son genre de beauté, Stephen Fry en fait des tonnes et en rajoute à un personnage autrefois interprété entre autres par sir Christopher Lee ... Fry parait bien sybillin à ses cotés ! Billy Nighy reste oubliable tandis que Rachell McAdamas est bien trop absente ... cruel dilemme qui est heureusement sauvé par Downey qui avale tous les rôles pour leur donner de l'importance et c'est sans aucun doute pourquoi on ne dira jamais trop qu'il s'agit d'un très grand acteur !
L'ambiance reste par contre excellente, bien frapmpée, bien imaginée, rebondissante et subtilement cruelle. La musique de Zimmer est réussie et on sent bien chez cet homme le évouement total à la cause du film ... c'est grandiose de ce point de vue.
Un film réussi donc mais qui ne volle pas la vedette au premier opus suite à un scénario mal dégrossi et à une acumulation d'actions trop présentes ... peut mieux faire !