En plus d’être un excellent film, A HISTORY OF VIOLENCE est une étape majeure dans la filmographie de David Cronenberg. Il change totalement de style tout en gardant les thèmes qui lui sont si chères. La mutation et la contamination par le corps. Evidemment, le film n’a rien de fantastique comparé à d’autres œuvres majeures du réalisateur (la mouche, chromosome 3,…etc). Il comporte des scènes violentes peu nombreuses mais furieusement gores. Cette violence « inouïe » est indispensable non seulement au film mais aussi et surtout à l’homme en général. La deuxième vision m’a fait rendre compte d’une chose importante : Tom Stall/Joey Cusack n’aurait jamais su s’en sortir s’il n’avait pas utilisé la violence. Peut-on dire que cela est dommage ? Je ne crois pas… Le monde est tellement dangereux que nous ne pouvons faire autrement. Avec un tel parti pris, David Cronenberg savait qu’il fonçait droit dans le mur. Il ne s’est jamais aussi bien cassé la geule ! Même le spectateur approuve les actes du héros. Ceux qui ne le font pas sont des utopistes croyant que l’utilisation de la non-violence est le médicament qui guérira tout les maux. Foutaises... Tom n’aurait jamais eu la paix s’il n’avait pas usé de violence. C’est triste mais c’est comme ça. D’ailleurs, David Cronenberg préviens dés le départ. En effet, après un magnifique long plan séquence faisant ressortir toute la haine qu’il y a en nous pour les deux tueurs an cavale, le spectateur n’a plus qu’une envie : que ses deux salopards y passent coûte que coûte ! La suite est donc justifiés pour ceux qui comme moi, savent que ce qu’a fait Tom Stall est indispensable. La violence étant le pilier de base, fallait-il encore trouver les comédiens adéquats pour la prononcer. Choix judicieux que Viggo Mortensen qui est un comédien qui change facilement d’étiquette (pas une seule fois je n’ai pensé au SEIGNEUR DES ANNEAUX !). Le casting est royal. Maria Bello en femme battante, un Ed Harris méchamment revanchard et un William Hurt cabotin en diable. De petites apparitions certes mais de grandes interprétations quand même justes, de qualités et qui plus est très crédibles. En revanche, ce qui peu le paraître moins est bel et bien le scénario. Comment un malfrat de la trempe de Stall peut-il disparaître autant de temps sans éveiller les soupçons ? Les protections des témoins sont faites pour ça. Et puis Richie Cusack le dis lui-même : après la merde que son frère à foutu il a dut attendre des années avant de pouvoir remonter la pente en tant que chef mafieux. Et comment Stall n’éveille t-il pas les soupçons de la police après tant de cadavres ? Ce n’est pas le cas. Le personnage de Sam a des doutes au sujet de Tom. Doutes qui seront vite écartés par le mensonge de sa femme Edy. Le mensonge, autre thème important (et utile) pour la survie de la cellule familiale qui ne peut trouver le repos que par la violence et le mensonge. Je conçois que ce que démontre (ou dénonce) le réalisateur choque mais vous vous rendrez bien vite compte que cela est parfois nécessaire dans le monde ou nous vivons. C’est partout et même sous votre nez sans que vous ne vous en rendiez compte ! Ceux qui ne voient en A HISTORY OF VIOLENCE qu’une série b ringarde ne sont que des idiots. Je suis désolé mais dire une chose pareille alors que le film embrasse autant de sujets importants ne peu que me rendre en colère contre celle et ceux qui ne voit pas plus loin que les touches de leur claviers. Et l’excellente mise en scène est-elle série b ? Non bande d’ignares ! Elle est contrôlée de manière sobre et efficace et ce durant tout le film. Les fusillades, la bagarre du fils gentillet (qui soi disant passant casse les règles élémentaires qui veulent que le peureux de l’école se fassent défoncer la geule avant d’être le héros du lycée),…etc La musique aussi brise les préjugés. Elle n’est pas crescendo ni tonitruante, juste transcendante. Inhabituel et efficace. A HISTORY OF VIOLENCE est un chef d’œuvre non pas par le simple nom du réalisateur mais parce que le réalisateur à fait un putain de travail (j’ai d’ailleurs moins aimé EASTERN PROMISES). Il déroutera et dérangera mais il aura réussi son pari risqué : choqué tout en faisant réfléchir au-delà des 90 minutes de film.
Le retour puissant de Cronenberg, une histoire simple mais bien efficace, les acteurs sont terribles, tout est bien, seul petit defaut du film: il est un peu trop court. A part ça, tout est genial, a voir.
Très bon thriller que ce film de Cronenberg, même si les concours de circonstance qui découlent de l'histoire semblent peu probables (spoilons : franchement, avec tous ces morts autour de Viggo, pourquoi les flics ne l'embettent-t-ils point ?!). Mais cela n'a guère d'importance, car après tout, il s'agit là d'une simple fiction. A partir d'un scénario simple, le réalisateur bouscule les a prioris du spectateur en dévoilant la véritable nature de ses personnages. Et cela n'aurait sûrement pas été possible sans l'interprétation sans faille des acteurs réunis pour l'occasion, mention spéciale faite à Viggo Mortensen, qui séduit puis intrigue en incarnant son personnage malmené par l'ambiguité.
L'une des grandes surprises de l'année 2005 en matière de cinéma de genre. Cronenberg s'est embourgeoisé dans le bon sens du terme depuis La Mouche et nous livre là un thriller en béton, austère et épuré à un tel point qu'il en devient très atypique. Le tout assorti d'une passionnante réflexion sur le dédoublement de personnalité et la violence refoulée. Viggo Mortensen est très convaincant dans le rôle principal. Une œuvre majeure du cinéaste canadien.
Autant le dire tout de suite, le dernier Cronenberg m a plutot déçu. Le problème ne vient pas de la mise en scène plutot bonne (magnifique plan séquence du début) mais du scénario. En effet, je ne l ai pas trouvé crédible (comment un criminel peut-il disparaitre de la surface de la Terre pendant plus d une dizaine d années sans que personne retrouve sa trace???). Le thème (la violence) est interessant mais son traitement m a laissé sur ma faim. Reste tout de même un film correct sauvé par de bonnes scènes et d excellents acteurs.
A History of Violence est un des films qui ont provoqué le plus grand changement d’opinion chez moi. Au départ, je ne l’ai perçu que comme un sympathique film de commande, puis en le revoyant j’ai pris conscience de sa force et de sa critique sous-jacente sur la violence.
Les acteurs sont tous formidables (Viggo Mortensen bien loin de son rôle dans SDA ; Maria Bello dans un rôle à fleur de peau ; Ed Harris excellent - comme d'habitude - dans un rôle de méchant fait pour lui ; William Hurt très bon également dans sa volonté d'être à la limite de surjouer pour bien caractériser toute l'exentricité de son perso...), la mise en scène est magistrale (le premier plan-séquence) et une musique minimaliste mais magnifique composée par le fidèle compositeur de Cronenberg, Howard Shore.
Bref, ce film est un vrai chef-d'oeuvre !
Cette histoire de père de famille rangé des voitures est certe passionante , mais pas très crédible, difficile en effet d'imaginer que l'on puisse ainsi disparaître sans alerter les soupsons des autorités.... mais bon le film à néanmoins de nombreuses qualités, ne serait déja par les thèmes qui y sont développés, et ausii par l'interprétation des acteurs.
Parce que c'est du Cronenberg, tout le monde est censé crier au chef-d'oeuvre... Peuh, v'là l'arnaque! Emballé par les diverses critiques élogieuses, je me suis dis que le film allait m'impressionner et me surprendre... Ben non. Le scénario est basique et franchement peu intéressant. L'histoire est censée avoir un sens ou une quelconque morale? Si c'est le cas, j'suis passé à côté... Viggo Mortensen n'est pas un acteur extraordinaire et il ne le dément pas dans ce film, aussi expressif qu'un toxico en pleine cure! Et puis y a Ed Harris qui cabotine un max pour se faire exploser la tronche au bout de quelques apparitions, ces dernières étant censées faire monter la pression... Mouais... Franchement, on flirte avec la série B là... Je dirai que le seul intérêt de ce film bien trop surestimé, c'est sa violence graphique, qui est là pour camoufler les déficiences d'un scénario insipide. On a pas besoin de voir des crânes défoncés ou des nuques brisées pour comprendre que chaque homme recelle une part sombre et bestiale en lui... Le père Cronenberg s'en sort grâce à un savant matraquage médiatique, une bonne campagne de promotion et une scène de sexe judicieusement glissée entre deux autres scènes où l'on commencait à trouver le temps long... Pas con le mec! Je suis un peu dur dans ma critique, car il s'agit d'un film correct, mais dont l'appelation de "chef-d'oeuvre" par certains est totalement injustifiée!
Un excellent film avec de trés bons acteurs et des scenes de baston et fusillades impressionante.David croneneberg a realisé un super film mellant violence , intelligence et reflexion. superbe.
Film dépourvus d'originalités et ou la patte de Cronenberg n'y est pas , A History Of Violence est un film décevant quand on voit les anciens Cronenberg (Dead Zone , The Fly , The Brood ...) . Le film reste tout de même honnête et très efficace . A voir une fois et s'oublis rapidement contrairement aux autres films du réalisateurs .