Bien sûr, le film a un peu vieilli, mais il représente le film de science-fiction des années 70 par exemple. Violent d'évidence, le Rollerball est un sport qui peut ressembler en quelque sorte au hockey de nos jours : bagarres sanguinaires, haine entre joueurs, barbarie, etc. J'aime bien l'aspect Constructivisme russe que l'on peut voir dans l'architecture et le costume (que l'on retrouve aussi dans le remake, avec plus de détails). Je trouve que l'introduction avec le Toccata de Bach fait froid dans le dos. Rollerball est comme un jeu de l'ancienne Rome mais transposé dans un contexte futuriste. Avec un jeune James Caan dans le rôle de l'icône Jonathan E., qui est devenu célèbre grâce à son personnage de Sonny dans «Le Parrain» (1972). Le remake est aussi intéressant, mais je préfère l'original.
Je ne trouve pas que le film ai si mal vieilli que ça, meme si on ressent qu'il ne date pas d'hier... Au contraire, les messages sont toujours d'actualité (la puissance des médias sur nos pauvres cerveaux fatigués et soumis), la mise en scène est nerveuse et spectaculaire, et réserve également des moments émouvants et intelligents! James Caan est impeccable, les autres acteurs aussi d'ailleurs... Personnellement, je trouve que beaucoup de productions actuelles ne lui arrivent pas à la cheville, meme si elles sont pétées de thunes et d'effets spéciaux...
Un film d'action/SF brutal porté par le charismatique James Caan. Viril, Rollerball fait parti de ces classiques qui ont terriblement mal vieilli. Dommage que le dernier remake en date avec notre Jeaaann Weno nationnal soit assez médiocre. On attend toujours une relève moderne pour ce film qui fracassait tout...autrefois.
La télévision, c'est l'opium du peuple, comme le rollerball, c'est abrutissant, racoleur, ça assouvit les plus bas instincts du spectateur. Transformé en zombie abonné à Télé7Jours, ce dernier perd toute notion de réflexion et n'en devient que plus facilement manipulable. Ici, le portrait du cocktail politique-commerce-médias est acerbe et les séquences de rollerball n'ont rien perdu de leur impact (le match final est énorme)... mince ! Il faut que je fasse gaffe moi aussi, je commence à aimer...