Avec ce film, Carpenter démontre que peur et effets spéciaux ne sont pas exclusifs.
Souvent mal utilisés aujourd'hui, ils sont ici au service de l'histoire, et apportent vraiment quelque chose.
Le film est terrifiant et restera une référence.
La peur se scinde en deux éléments: la révulsion et la terreur (davantage de l'ordre du subjectif), difficile à faire cohabiter car radicalement opposés. The thing réussit l'exploit de les combiner, le film étant à la fois une oeuvre d'atmosphère (la base norvégienne que visite les héros)et d'horreur gore (les métamorphoses de la chose). Outre cette qualité rare le film possède un crescendo dans la paranoïa remarquable qui culmine dans la scène culte du test sanguin. Au final un chef d'oeuvre signé par un génie en état de grâce.
Ah, ça fait plaisir de voir un chef d'oeuvre où tout le monde semble se retrouver à peu près. Ca ferait plaisir au grand John : pour lui, c'est son meilleur film à ce jour, celui où il a réussi à mettre en place un genre de frousse encore inédit au cinéma - tout en ne négligeant pas ses thèmes obsessionnels (le conformisme, le parasite...) En effet, c'est peut-être son grand chef d'oeuvre (bon, dans le genre novateur, il faudrait voir à ne pas oublier "Halloween", non plus !)