...Ca donne un résultat très intérésant, qui marche dans l'étât d'esprit de son auteur, c'est à dire un western étrange et à la fois cruel. Un histoire simple mais puissante, des personnages attachant et un Tomas Millan charismatique et inquiètant, une très bonne réalisation enfin tout pour faire un très bon western qui sort du lot et qui merite qu'on le voit. Encore une fois bravo Fulci!
4 de l'apocalypse est un western atypique, très particulier même. On suit le parcours des différents protagonistes, qui se révèlent très crédibles, avec un engouement certain. Chaco m'a fait penser, de par son apparence, à Jack Sparrow. Mais la comparaison s'arrête ici. Nous avons donc droit à un très bon western prenant et original.
En fait, les films étrangers, je les visionne essentiellement en VO sous titrés mais habituellement les westerns italiens ne dispose pas de réel VO étant donné que les acteurs viennent de tout horizons. Et quasiment tout le temps, c’est la VF qui est de meilleure qualité (dixit Sergio Leone himself). Pour ce qui est de celle de « 4 de l’apocalypse », c’est vrai qu’on a pas la VF d’un Clint Eastwood, Charles Bronson ou autres Lee van Cleef mais elle n’est franchement pas si mauvaise que tu l’as décrit. Ensuite, quand j’écris que les passages VO/VF peuvent nuire a la magie du film, ce n’est pas forcément mon sentiment mais je connais plusieurs personnes que ca incommode, c’était plus écrit dans se sens la.
Lucio Fulci n’avait qu’une confiance limitée dans la générosité humaine et partageait avec Céline une vision extrêmement pessimiste de l’existence. C’est peut-être pourquoi les 4 de l’apocalypse ressemble plus au chemin de croix du « voyage au bout de la nuit » qu’à un road movie initiatique. Il faut dire que tout avait déjà mal commencé pour nos quatre héros (et quels héros : un ivrogne qui va jusqu’à boire de l’eau de cologne, une pute juvénile enceinte, un médium africain déficient et un joueur professionnel aux cartes biseautées !!) qui se retrouve dans une ville qui décide d’éradiquer la criminalité de façon radicale. Nos quatre amis vont donc déguerpir et se lancer dans un périple qui les fera croiser toute une galerie de personnages tour à tour angéliques et maléfiques (La palme allant à l’incroyable Milian/Chaco, salaud charismatique, tour à tour chaman, brutal et libidineux) qui ne changeront en rien leur pénible destin. Point de salut donc pour ces aimables crapules qui déambulent tristement dans ce western crépusculaire et hypnotique soutenue par une musique décalée et une photographie originale. Le charme opère d’autant plus que Fulci défi toute logique. Tenez, on crève de chaud dans une région désertique et hop, c’est soudain la saison des pluies, et puis le grand froid, avec neige, anorak et tout le toutim ! Avant de retrouver les terres arides et traditionnelles des westerns d’antan. Fulci s’en fout. Il dresse des tableaux, et si l’apocalypse doit en passer par l’ère glacière, elle le fera ! Son cinéma est là, bien en place, original et déjà macabre, et c’est ce qui donne tant d’intérêt à ce métrage, véritable passerelle entre les «western spaghetti » et ses futurs délires de tripes poétiques. L’esprit l’habitait déjà…
PS : Un mot pour rappeler, comme Killafornia l’à fait avant moi, qu’il s’agit de la version intégrale et non du montage d’origine, ce qui implique que de nombreuses plages du film se retrouvent en V.O sous titrée. Seulement à la différence de ce qu’il écrit (fort bien d’ailleurs) je trouve justement que la magie opère à ce moment là, lorsque enfin cesse cet atroce doublage de film pornographique qui ridiculise la moitié du casting tant il est grossier, et que l’on se rend compte que la version italienne était proprement superbe. Je comprends bien qu’il s’inquiétait pour ceux qui sont habitués à voir les films en français, mais bon, ces derniers ne seront incommodés que pendant cinq minutes, alors que les autres en ont pour tout le film à se farcir ce ramassis de voix inadaptées et d’intonations outrancières et ridicules.
Un film très particulier ,un western atipyque que nous concocte fulci ...eh ben moi j'ai bien aimé!la photographie est très soignée ,certaines scènes sont superbes etles personnages sont très interréssant et attachants(le noir qui voit les morts).Enfin le passage ou le "père"laisse son bébé aux hommes du village est émouvante.On se rend compte que ces brutes on en fait un grand coeur.Un très beau film qui me motive pour voir d'autres films de ce grand cinéaste qu'était Fulci.
Exit les grands cowboy de Sergio Leone ou de Sergio Corbucci, nous voila confronté a un joueur, une prostituée, un noir parlant au mort et a un alcoolique.
Des l'entrée du film, on est littéralement plongé dans cet étrange western du maestro. Western? oui mais il ne sagit ni d'un western américanisé, ni même d'un spaghetti traditionnel. Il sagit d'un western vus par Lucio Fulci, un western personnel et déroutant. Les protagonistes sont tous simplement magique par leur simplicité. Stubby est un personnage quelconque et sentimental tandis que Chaco est une belle enflure se servant des "4" a ces propres fins et finissant par les dépouillés.Par la simplicité des personnages, ont peu facilement s'identifier a eux. le jeu des acteurs n'est pas mauvais sans pour autant ètre exceptionnel. Par contre, j'ai trouvé Tomas Milian (chaco) démentiel et doté d'un charisme fou. Quelques scènes "gores" sont éparpillées le long du film, étrange pour un western mais assez logique pour un Fulci. Comme a l'habitude du maestro, le scénario n'est pas des plus riche mais finalement, qu'est ce qu'on en a a faire? D'autant plus que le film est composé d'une magnifique B.O signée Frizzi, Bixio et Tempera. Quelques petite longueurs malgré tout (je pense a la scène de l'accouchement) mais elle ne sont pas bien dérangeante au vue du résultats. Autre point noir : comme il ne s'agit pas du montage d'origine mais de la version integrale, beaucoup de scène de la vf sont en italien sous titré francais. Ce n'est pas vraiment dérangeant mais ca peut nuire a la magie du film pour quelqu'un qui ne regarde les films qu'en vf.
Lucio Fulci signe ici un film vraiment atypique.
Grand western violent durant ses 20 premières minutes, "Les 4 de l'apocalypse" devient petit à petit un touchant road-movie, humain, attachant, chaleureux mais aussi sordide et sadique.
On y découvre une galerie impressionnante de personnages tour à tour attachant et détestable, voire les deux à la fois.
Certaines séquences aspirent vraiment à la sympathie tant elles sont mises en scène avec rigueur.
Pourtant, cette oeuvre sincère porte en elle toute la patte du cinéma de Fulci: des superbes zooms, une photographie onirique, une B.O non moins surprenante (qui aurait pu largement être composée par les Beatlle !) et un brin de gore et de violence (avec une séquence où le cannibalisme est de mise).
Les décors, eux, sont purement formidables tant ils donnent aux paysages une dimension paradisique et cruelle.
Les comédiens sont tous très impliqués dans leur rôle, et ajoutent une telle consistance à leurs personnages que l'on pourrait verser une larme sur leur sort.
En résulte un très beau film, injustement méconnu, dont on pourra s'étonner qu'il n'est pas plus marquer les spectateurs lors de sa sortie en salle.
Western pour le moin étrange signé Lucio Fulci. On suit le chemin de 4 individu qui ont été épargné d'un massacre dans une petite ville. Fulci bien avant ca période 'Zombiesque' etait en bonne voix, on peut facilement distinguer sont talent deriere la camera et sa fixation pour le gore. Le film n'est pas tellement gore mais bon c'est un Western tout de même. À voir pour ce faire une idées si vous etes fan du maitre en question. Sinon en revenge, sont premiers Werstern 'Massacre Time' m'a l'air pas si mal aussi.
4 de l'Apocalypse est sûrement le western le plus atypique du genre avec "Se sei vivo spara" de Questi. Mais la grande force de l'oeuvre de Fulci, au contraire de Se sei vivo spara, est qu'il propose une véritable ambiance, une véritable identité. La réalisation du futur pape du gore est ici terne et froide, continuellement floue donnant un certain cachet, très personnel. De plus la photographie de Sergio Salvati est très particulière, souvent critiquée (on parle de photographie de vieille pub) mais me fascine. A un tel point qu'elle apporte une densité importante dans ce véritable univers onirique, souvent nihiliste autour des personnages cinglés de l'histoire. Magnifique oeuvre à l'époque des western italiens en fin de vie, 4 de l'apocalypse demeure violent malgré l'émotion qui s'y dégage et l'humanité profonde des hommes peuplant le territoire enneigé en fin de métrage. A ce stade, la musique du trio Bixo-Tempera-Frizzi est exceptionnelle puisque atypique dans le genre (des chansons rock rappelant les Beatlles!) et souvent sublime, sublimissime dirons-nous. Un film généreux mais difficile d'accès pour quiconque ne passe pas outre des pertes incroyables de cohérence et des erreurs de montage. Un film qui ne plaira pas à tous, mais qui fascinera toute personne fan du Maître à ses tous débuts dans l'univers du gore et de l'horreur qui n'auront plus de secret pour lui.