Un film unique en son genre tels que ceux auxquel Natali nous avait habitué (Cube, Cypher). On retrouve ici son obsession de l'enfermement et de l'innexplicable même si, dans le cas présent, l'infini semble répondre au cloitrement de Cube.
On peut y lire une comédie de prime abord. On peut aussi y voir une réflexion sur l'ego, l'attachement aux biens matériels et aux besoins physiques. Puisque les deux héros ont la capacité de tout faire disparaitre par leur seule volonté, qu'advient-il quand ils effacent leur faim, puis leurs souvenirs, leurs inhibitions, puis finalement leurs organes vitaux?
L'originalité de Nothing provient aussi de son ton décalé et naïf. Il aurait été facile de sombrer dans le scabreux vu le profil psychologique des personnages (un phobique et un egocentrique) ou l'angoisse générée par la fin de toute chose à priori permanente. Curieusement, on se dit que même des enfants pourraient apprécier ce film (le gore y est plutot gentillet ou en tout cas guère plus méchant que dans nombre d'animes) et en donner leur propre interprétation.
Je pense que les amateurs de Spike Jonze ("Dans le peau John Malkovich") et des films de Gondry seront intéressés, voire conquis. Les autres seront sans doute plus mitigés.
Je lui mets 10 pour contrebalancer la précédente note (1/10 faut quand même pas pousser...).