Ce film n'entretient aucun rapport avec le 1er (à part des stock-shots spatiaux piqués pour remplir le film fauché comme les blés), le titre "Starcrash 2" ne semble d'ailleurs n'avoir été qu'utilisé qu'en France, histoire de rentabiliser une bouze... Ce film est un navet, un gros navet comme il n'en pousse que dans les jardins mal défraichis, et malheureusement, n'a pas la chance d'etre réellement amusant au 2nd degré comme pouvait l'etre "Starcrash", à cause surtout d'une mise en scène affreusement mollassonne! Reste quand meme ça et là des moments illarants de débilité, et surtout des costumes, à mourir de rire, mais vraiment A MOURIR DE RIRE!!!
Porte se titre visiblement qu’en France.
Ce space opera miteux n’entretient aucun rapport avec le premier du nom, si ce n’est d’incessants stock-shots de batailles spatiales, intégrés sans imagination et rarement en concordance avec le contexte présenté.
A cela s’ajoute des décors minimalistes et sans aucun intérêt (un porte automatique, 2/3 soldats à l’entrée, un table en bois au milieu et un écran juste derrière où l’on peut même voir ce que fait l’ennemi à l’intérieur de sa demeure !), pour en arriver aux costumes, d’une consternante risibilité, digne d’un carnaval de bas étage et des comics américains (on pensera notamment à Flash Gordon pour l’accoutrement de l’empereur Oraclon avec sa barbe aux reflets d’argent).
Les couleurs sont aussi criardes et baveuses que le scénario, hybride du film de SF bis (dont faisait partie le premier « Starcrash ») et de l’érotisme soft des années 70, dont les rares scènes sont navrantes au possible.
A ce propos, c’est sur le tournage de quelques épisodes des séries « Emmanuelle » et « Black Emmanuelle » que le réalisateur (directeur de la photographie attitré de nombreux films d’espionnages ‘bis’ italien) rencontra Don Powell et Sherry Buchanan (vue dans « Zombi Holocaust » de Mario Girolami, également édité chez Néo Publishing).
Nous terminerons par la BO, composé par Don Powell himself, régal pour les oreilles (surtout lorsqu’elles sont sourdes) que seules les personnes indulgentes face au « film de genre » ou encore imprégné de la culture musicale des 80’s sont susceptibles d’apprécier pour en venir au doublage, tout simplement calamiteux (l’homme de main d’Oraclon a un accent allemand tellement prononcé qu’il force à baisser le volume sonore de son téléviseur).
En dépit de ce tour d’horizon peu glorieux, il n’en ressort pas moins un très bon point, le plus étonnant d’ailleurs, la mise en scène.
Certes, elle est sans aucune originalité (les scènes de bagarres sont fades et statiques) mais la direction d’acteurs est somme toute honorable et l’on pourra remarquer quelques bon plans, bien que plus ou moins improvisés lors du tournage, valorisant d’une façon plutôt poétique les merveilleux paysage du film…
Ainsi, le film se transforme un peu en une sorte de "rêve" où est présenté un peuple simple mais joyeux, sans soucis et dont on peut aussi en tirer quelques petites références à la mythologie grecques (l'accoûtrement des villageois, la toge des conseilers du roi....)
Dommage que le réalisateur n’en n’est pas plus tiré profit, car il y’avait matière à la travailler de façon plus approfondie.
Ceci nous amène à dire que, en définitive, les seuls personnes croyant « dur comme du fer » à cette « joyeuserie » sont sans conteste les figurants, gesticulants à tord et à travers devant la caméra épouvantée de Bitto Albertini (décédé d’ailleurs d’une attaque cardiaque en 1999 – comme son ami Joe d’Amato – à l’âge de 75 ans), qui préféra signer le film sous le pseudo de Ben Norman plutôt que d’assumer la paternité de ce film mineur qui mérite toutefois d’être vu, au moins une fois, juste par curiosité….