J'ai été complètement bluffé par ce film. ça commence par un psychiatre plutôt antipathique qui se voit confier le cas d'un patient qui avant d'essayer de se suicider s'est tranché les doigts.Or il se trouve que le dit-dément n'est autre qu'un célèbre écrivain à succès. Et curieusement il semblerait que tout ce qu'écrit l'écrivain se réalise . Bien sur le psychiatre au départ est totalemnt incrédule, c'est normal pour un homme de science. Mais n'em^pêche que petit à petit l'incroyable réalité s'impose..... Là on pourrait se dire : " ça y'est on a tout dit". Et puis non !, car le film va curieusement reprendre un autre souffle en évoluant vers un aspect religieux, pour finir par une atrocité qui m'a perturbé pendant quelques heures !. Ce film est franchement surprenant, ca
Sur le seuil est le seul "véritable" film d'horreur pur venu de ma patrie et je dois dire que j'en suis assez fier, surtout quand j'ai appris que le rôle inquiétant de l'écrivain était tenu par un humoriste de chez nous. La première heure est calme et intriguante à la fois, de plus les personnages en particulier celui de Michel Côté sont bien développés. Par contre les dernières 45 minutes sont extrêment malsaines et ont beaucoup surpris les médias au Québec, car il est très rare de voir de la violence graphique dans un film "made in quebec". En bref, la scène finale est extrêmement éprouvante et son intensité est décuplée par la lenteur du début. Si vous aimez les contes sataniques légèrement lovecraftien, ce film est pour vous.
Ceci peut être perçu comme étant le premier véritable film d'horreur québécois. Malgré son côté un peu américain, il s'en sort pas trop mal. Patrick Sénécal, auteur et scénariste de l'histoire, a avoué avoir été un grand fan de Stephen King dans sa jeunesse. On voit un peu les sources. Le jeu des acteurs peut parfois être inégal, mais ya au moins Michel Côté et Albert Millaire, deux professionnels issus du théâtre. Patrick Huard est principalement humoriste de métier. Ya des scènes gores assez surprenantes comme la patiente qui s'arrache les yeux ; on a pas l'habitude de voir ça dans les films fait chez-nous.