"L'ultime razzia" est assez bon dans son ensemble. Kubrick est au tout début de sa carière, et on sent une belle maitrise de la caméra. Le réalisateur de "Eyes Wide Shut", nous montre à l'écran une bande de type, plus ou moins paumé, et pauvre qui vont tenter un coup de génie, attaquer la caisse d'un champ de course. Malgré un scénario original, Sterling Hayden, qui tournera une nouvelle fois avec Kubrick par la suite, "Docteur Folamour", ce film ne casse pas des brics.
Une bande rassemblé autour d'un leader décide un braquage. Le principe du film est terrible ( flashback, minutage, j'en dis pas plus pour pas dénaturer le film )
J'aime le côté professeur ( école du crime ) de la voie Off , un rythme bien soutenu, un côté 'J'adore qu'un plan se déroule sans accroc'.
Un incontournable ! Quelle claque çà a du être quand il est sorti en 56.
Avec seulement 320 000 $ en poche et 24 jours de tournage, Stanley Kubrick (dont c'est le troisème long-métrage) réussit un excellent film noir malheureusement trop méconnu.
Traversé par une belle galerie de personnages vivant dans des conditions plus ou moins précaires (le modeste guichetier effacé, le barman qui ne peux pas payer des soins à sa femme, le policier surendetté..) où les femmes n'ont pas le meilleur rôle, il rythme son récit par de nombreux retour en arrière afin de suivre le déroulement des choses pour chaque gangster et, grande innovation, à souvent recours au commentaire qui prend ici une forme objective puisqu'il peut se faire entendre à tout moment..
La photographie est éclatante (magnifiques constrates en noir et blanc) et il est fascinant de constater à quel point Kubrick rend le moindre petit détail d'une importance capitale pour le bon fonctionnement du coup.
Passionant à suivre, d'autant plus qu'il ne dure pas très longtemps (80 minutes).
Joli coup d'essai (ou presque) pour Kubrick, avec ce magnifique film noir, joyau brut illuminé par un Sterling Hayden saisissant en gangster poursuivi par une incroyable infortune. On se prend vite d'affection pour ce loser au grand coeur, dépassé par l'événement. Une grande minutie dans la mise en scène et un scénario efficace et brutal donnent du caractère à ce polar splendide, comme Hollywood n'en fait plus...