May est un joli film qui sort des sentiers battus et ça fait plaisir. On assiste à la plongée dans la démence d'une jeune femme pas très bien dans sa peau et pas bien du tout dans sa tête. Le scénario avance lentement mais de façon graduelle vers l'horreur. On se prend de sympathie pour May par rapport à ses relations avec les autres. May ne sait pas comment s'y prendre avec les gens, dû à une enfance qui n'a pas été facile (on le suppose au début du film), et est rejetée ou trahie par les personnes auxquelles elles s'attachent. May n'a eu et n'aura toujours que pour seule amie une poupée. Et elle se fabriquera la sienne...
Plus psychologique qu'horrifique, ce film nous raconte l'histoire d'une femme qui vit dans un monde à part totalement déconnectée de la réalité. Le jeu de l'actrice est excellent. Pour moi, le film aurait pu être un peu plus rythmé et quelques longueurs m'ont un peu ennuyé. Mais malgré cela, on ne sait vraiment jamais comment va se poursuivre l'intrigue et comment cela va se terminer. Autre petit bémol, une fin pas vraiment aboutie et un peu bâclée.
Un film asser calme faut le dire, mais qui a une ambiance que je nait jamais vu dans aucun film...Cette relation entre la fille et la poupée est vraiment terrible!Il est vrai il y a pas tout le monde qui peut aimer quoi...Il faut aimer c'est tout...
Je ne connaissais pas le film May. Par pur hasard je l’achète en me référant à mon intuition. Et elle ne s’est pas trompée mon intuition. Ce film est un vrai petit bijou d’émotion qui vous retourne comme une crêpe à tout bout de champs. Cette mignonne May nous fait chavirer le cœur avec sa naïveté, sa candeur et sa beauté. On souffre avec elle à travers ses échecs et on pleurerait presque de tendresse avec cet amour naissant pour le beau mécanicien. Et puis… On sombre dans l’horreur, l’insoutenable. Le plus effrayant c’est que nous ne sommes même plus doués de pitiés pour les Autres qui la ridiculisent maladroitement ou intentionnellement.
Sa vengeance est terrible et on ressort de ce film chamboulé. Etonné même de constater le peu de publicité autour de ce film admirable. L’interprétation de Angela Bettis est remarquable de sensibilité mais elle serait vaine sans la prestation de Jeremy Sisto décidément inquiétant. Vous avez encore des doutes ? Foncez !!
L'arrivée du nouveau millénaire ne fut hélas pas des plus flatteuses en matière de films d'horreur. On nous avait nourri de slashers post-Scream tous plus pitoyables et insignifiants les uns que les autres, et voilà pas qu'un sous-genre, devenu obsolète à force d'exploitation allègre, ayant fini par gaver son public, cède sa place à un autre, le survival, bien évidemment hérité des classiques seventies (Massacre à la Tronçonneuse) mais remis au goût du jour de façon peu subtile. Sortirent ainsi en l'espace de quelques années consécutives les Détour Mortel, Massacre à la Tronçonneuse 2003, La Colline à des Yeux et autre Wolf Creek, de pâles pétards mouillés encensés par une presse coincée qui pensait assister à du cinéma vénère, trash, percutant et transgressif, alors que lorsque l'amateur averti assiste à tout cela, il se rend compte que ce n'est pas plus offensif que les Urban Legend, Souviens-toi l'été dernier et compagnie, que l'on avait vu pulluler durant la seconde partie des années quatre-vingt-dix. Toujours les mêmes recettes, toujours les mêmes pitchs dénués de toute imagination, toujours le même traitement impersonnel, comment ne pas s'ennuyer devant ces insipides productions à l'intérêt surtout lucratif ? Heureusement, il y a les exceptions (Haute Tension, Hostel, Freddy contre Jason, Saw et sa suite) qui font montre d'un peu plus de dynamisme et d'audace - cruauté plus poussée qu'à l'accoutumée, effets gore et/ou humour noir, sens de l'autodérision -, permettant de passer d'excellents moments et démontrant d'une façon assez rassurante que le genre n'est pas encore tout à fait mort.
May va plus loin encore. À mille lieues d'un simple hommage nostalgique à un certain âge d'or de l'épouvante, cette œuvre en retrouve toute la force et l'originalité. Dans le fond, on pourrait parler d'une sorte de Carrie des années 2000, mais rien n'y fait penser dans la forme, pourtant. Le talentueux Lucky McKee, dont l'activité cinématographique demeure restreinte, signe une formidable histoire dans laquelle s'entrechoquent drame social, thriller angoissant et horreur sanguinolente. Mais nul doute que la réussite de May doit également beaucoup à la magnifique interprétation d'Angela Bettis, d'une grande sensibilité, d'abord touchante de par sa douceur et sa timidité, puis progressivement inquiétante, et enfin, terrifiante durant le dernier tiers du film, où elle bascule dans la folie. Tout comme Carrie, May possède une sorte de charme caché; elle ne parvient pas à former une vie sociale et amoureuse et s'enferme de plus en plus dans sa douleur, au point de perdre tout repère et toute raison. Ceci va la pousser à se révolter contre ceux qui lui ont causé du tort moral, de manière irréversible. Si l'on se voit forcé de saluer la finesse du scénario, il en va de même pour l'aspect formel du film: McKee soigne ses plans et ses images comme il se doit, délivrant une réalisation parfaitement pondérée, jamais académique et jamais stylistique non plus.
Surprenant, subtil, triste et dérangeant à la fois, May fascine et envoûte comme aucune autre œuvre, ce qui suffit à en faire l'un des films de genre les plus aboutis de ces dix dernières années. Une expérience qui peut certes dérouter, mais n'en demeure pas moins essentielle pour un public à la recherche de quelque chose s'écartant judicieusement du formalisme actuel.
Après avoir vu le film, je me suis carrément dit : « cette fille-là est une vraie folle ! ». Plus on avance dans l'histoire, plus on voit que May est complètement dingue. Au début, on voit que c'est une pauvre jeune fille seule et incomprise, enfantine et entourée de ses poupées. Puis tout devient malsain, le film rend mal à l'aise : May est vraiment déséquilibrée. Elle buzz sur les mains d'un gars, sur le cou de sa sensuelle collègue de travail, etc. Elle bute son chat pis c'est le bordel. Disons qu'en tant que célibataire, j'aimerais pas tomber sur une demoiselle comme celle-là.
Si il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas enlever a May c'est que ce film est très original.Mais il faut aussi une bonne réalisation,de bons acteurs ,quelques scènes gores et il les posséde aussi,un gore que l'on ne voit d'ailleurs que vers la fin du film quand May sombre dans la folie la plus totale et mutile à tout va pour "se faire un ami qui la regarde".Petits spoilers certaines scènes sont vraiment excellentes:celle ou Adam montre son film a May et qu'elle lui dit qu'elle trouve ça romantique!!et aussi celle de la fin quand ,voyant que le cadavre frankeinsteinien qu'elle a crée ne la regarde pas et reste inerte ,elle s'arrache l'oeil et le place sur la téte du maccabée!!une vraie tarée comme j'en ai rarement vu dans un film!Enfin j'ai trouvé que la dernière scène faisait un peu penser au Maniac de Lustig quand les poupées reprennent vie sauf que la, May n'a pas le meme sort que le célèbre psychopathe .Vraiment flippant et dérangeant!
May est vraiment un film bizarre sur une fille bizarre, on peut, par certains aspects, parler de Carrie bien que celà ne concerne que la sociabilité du personnage. A vrai dire, c'est avant tout un thriller sur l'évolution d'un personnage excentrique, ses rencontres, ses attentes. J'aurais mis une meilleur note si la fin était plus explicative car une fin ouverte à ce genre d'histoire, c'est de la feignantise je trouve. May n'en reste pas moins un film étrange que je conseil de regarder au moins une fois, pour voir quelque chose de différent et suivre l'évolution de l'histoire qui ne ressemble à rien. Casting parfait, scénario presque parfait, ça fait du bien de voir ce genre de film, preuve que l'audace existe encore à Hollywood.
L'idée de départ est plutôt plaisante, et c'est vrai que la petite May a du avoir une enfance assez étrange. En plus, sa copine la poupée a l'air plutôt effrayante, non? Heureusement qu'il y a le mignon mécano... Et c'est là que tout se barre en sucette, fallait pas pousser mémé dans les orties, elle a pas de culotte !
Le personnage de May est superbement interprété! Par contre j'ai été un peu déçue par la fin qui marque un changement trop radical de son comportement, mais admettons pourquoi pas, après tout, le monde est fou...
Plutôt carrément d'accord avec la critique du site. C'est un film simple qui atteint son but. Exit les explosions à tout va, les effets spéciaux etc...içi tout repose sur un scénario malin et bien mené, ainsi que sur une interprêtation irréprochable. Il émane de ce film une sensibilité poétique, à la fois psychologique et tactile, vraiment déroutante (dans le bon sens). A voir absolument.
Ce film est pour moi un vrai chef d'oeuvre par sa sensibilité. Il parle à n'importe quelle personne qui a un peu de coeur et d'empathie envers autrui.
A voir et à revoir absolument !!