"800 Balles" constitue un bel hommage aux westerns spaghettis, ceux-là mêmes qui furent tournés dans la Sierra Nevada espagnole au cours des années 60-70, et dans lesquels tournèrent quelques illustres personnages, tels que l'immense Clint Eastwood ou encore Lee Van Cleef ... Une histoire sympathique et pleine de nostalgie, menée tambour battant par toute une galerie de personnages hauts en couleur, parmi lesquels un ancien cascadeur se vantant sans cesse d'avoir doublé Clint Eastwood, et même d'avoir porté son pancho ! L'humour est bien présent, mais fonctionne de manière intermittente, alors que la comédie laisse progressivement sa place à un enjeu bien plus dramatique ... Je dois dire que je n'ai pas vraiment accroché aux personnages (guère intéressants à l'exception du grand-père), même si la prestation des acteurs s'avère convaincante (comment ne pas s'amuser à jouer dans un tel film ?) Enfin, malgré d'évidentes qualités de mise en scène, j'ai souvent trouvé le temps long, ce qui m'a moi-même surpris, le western étant un genre que j'apprécie pourtant beaucoup ! Le raccourcir d'une bonne demie-heure n'aurait pas été pour me déplaire, l'intérêt du film résidant surtout dans sa deuxième partie, dont un final en apothéose ! Bref, un film qui mérite assurémment que l'on s'y attarde au moins une fois, mais dont je ne garderai pourtant pas un grand souvenir ...
Alex de la Iglesia est vraiment le maître du cinema espagnol!!!
800 balles est long (2h), marrant, triste parfois et surtout magnifiquement joué!!!
dand un esprit largement différent du jour de la bête, nous assistons ici a des cascades dans un décor de far west par des anciennes doublures.v
Tout dérape le jour ou une nana achete leur terrain, pour y construire un parc d'attraction.
Ils se défendent alors comme ils peuvent...
Un tres bon divertissement, a voir et a revoir sans modération!!
seule la fin du film est assez "inattendue".
800 balles met en scène une poignée d'irréductibles cascadeurs qui vivent dans les décors abandonnés de l'âge d'or du cinéma de western espagnol. Las! Un parc d'attraction doit être construit dans cette vallée et laisser pour compte nos acteurs de seconde zone qui ne sont plus rentable pour l'industrie contemporaine. Alex de la Iglesia défend donc ses souvenirs, le cinema de genre, la légéreté, contre les complets-vestons avides de profit, du commerce sans âme, de l'ignorance. Le pot de terre contre le pot de fer. Le rêve face à la réalité. La lutte même du cinéma de caractère face au cinema assepisé, au cinéma marchandise. la passion face au pragmatisme aveugle de notre société. Et ça fonctionne, d'autant plus que cette lutte se confond avec la notre. Mais là où le fim est brillant, c'est qu'il ne tombe pas dans la leçon stérile, mais réussit à être ce qu'il regrette: un superbe spectacle gesticulant, hillarant par moment, souvent émouvant et nostalgique, et prouve (s'il le fallait) qu'il y a de la place pour tous en ce bas monde, et même pour la subversion, la différence, la joie de vivre, bref, pour Alex de la Iglésia!