Dessin animé pour adulte. Je n'ai pas vu les courts de Laloux, donc pour moi c'est la 1ère oeuvre de Laloux. Ici pas l'humour que l'on voyait à l'époque dans les animés de Disney, mais un univers poétique dans lequel on rentre facilement. Par contre, je crois que pour aprécier pleinement ce film, il fallait le voir dans les 70's ou debut 80's pour bien comprendre son aspect révolutionnaire même si le dessin et cette planète sauvage n'a pas vieilli. J'aurais aimé que certains aspects du film soient poussés un peu plus loin ( la relation entre la dag et le jeune garçon, l'histoire d'amour entre les 2 oms, qu'est ce qu'apporte l'apprentisage du savoir dag à part la lecture ) . Ca reste bien sur un incontournable.
Récompensé par le prix spécial du jury au festival de Cannes, cette adaptation d'un roman de Stephan Wul ("Oms en série") est le premier film d'animation français de science-fiction.
Animé à base de découpage, ce grand mythe du cinéma n'en demeure pas moins efficace et n'a rien perdu de son impact.
Proposant une intelligente reflexion sur le sort de l'homme si il était traîté comme un animal par une civilisation plus évoluée, René Laloux (déjà remarqué pour avoir signé 3 courts-métrages) nous conte une histoire à la fois touchante et émouvante, poétique et ludique où se distingue le graphisme original de Roland Topor (qui pourra déconcerter) et même un petit zeste d'érotisme - ce qui se retrouvera plus ou moins dans tous les autres films du réalisateur (et notamment dans "Gandahar").
Traversé par une étonnante galerie de personnages extraordinaires (les Draags, grands êtres bleus aux yeux rouges) et loufoques (les animaux qui hantent la planète, relevant du pur psychédélisme), ce film fait la part belle à une étonnante panoplie de décors (forêts, usine abandonnée, maison des Draags, les morceaux de crystal qui pousse) et de machines en tout genre (vaisseaux, machine à desominer, les bulles de méditations, les corps de pierre sur la planète sauvage) qui en font un véritable film de science-fiction.
Un synopsis incroyablement fin, une bande sonore magique, une reflexion poussée...
Un classique, tout simplement.