Danny Boyle est un réalisateur polyvalent : après l'aventure et l'horreur le voilà qu'il s'attaque à la science-fiction. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a réussi a offrir un film unique sur un sujet délicat et souvent baclé (ex: Armageddon...). La force du film est le visuel (les scènes avec le soleil sont magnifiques) et les jeux des acteurs qui même s'il n'est pas parfait reste tout à fait honnéte. Le film allie avec panache l'action, la science-fiction, le thriller et a même un coté philosophique et religieux (le soleil représente Dieu). Un très bon moment de cinéma qui est offert par ce grand monsieur qui a chacune des ses réalisations innove et ne déçoit pas. Sunshine est surement un des meilleurs films de SF de ces dernières années. A voir ABSOLUMENT!!!!!
Aussi bon que 28 jours plus tard, une histoire pas très poussée mais très efficace. De bons effets spéciaux,de très bons acteurs, mais les 2 points gagnant du film, c'est l'ambiance triste et l'histoire qui est complêtement perturbée et qui change en un instant (vers les 30 dernières minutes). Je vous le recommande.
A bord de l’Icarus, une poignée d’homme à pour mission de rallumer un soleil moribond à l’aide d’un missile qu’il faudra nicher en son cœur. Boyle, qui confirme avec ce film son éclectisme, s’attaque donc à la science fiction sans rien changer à ses recettes cinématographiques. Le spectacle est total, spectaculaire, même si l’ensemble pâti d’une manque de cohésion -due à la richesse d’un scénario à pistes multiples pas toujours bien exploitées- et d’une réalisation brouillonne, surtout les scènes d’action souvent illisibles. Boyle bâcle beaucoup mais emporte l’adhésion grâce à une sincérité et une ambition irréprochable. Sunshine est donc un film hybride, situé à mi-chemin entre Michael Bay et Stanley Kubrick, presque contre nature, qui laisse trop souvent le spectateur sur sa faim à vouloir trop embrasser de sujets, sans en approfondir aucun (A l’exemple de la découverte du vaisseau de la mission précédente, tombeau spatial magnifique qui aurait pu / dû rendre tellement plus visuellement et émotionnellement). Reste un film attachant qui est aussi loin d’être une purge qu’un chef d’œuvre.
En plein mois d'août, planqué à l'ombre d'un parasol, le soleil est notre ami à tous. Seulement un jour, un jour très lointain, le soleil va gonfler tres fort et nous engloutir avant de se transformer en naine blanche. C'est sympa, enfin si on veut, mais dans Sunshine, c'est plutôt l'inverse qui cause problème à nos gais lurons. Le soleil, notre beau soleil à qui l'on doit la vie, est en train de mourir. Evidemment, nos astronautes ne partent pas le rallumer avec leurs briquets Bic. Ils vont y aller avec une très grosse bombe. Pour le scénar, on repassera. Là où Sunshine frappe fort, c'est dans sa beauté artistique. Porté par une musique empathique qui ne vous quitte jamais et des images sublimes retranscrivant parfaitement la démesure de l'espace et de notre étoile mère, le film qui pourtant s'annonçait comme une série B de plus parvient à se hisser dans la cour du cinéma grand spectacle avec une facilité déconcertante. Ceux qui ont aimé se balader dans les méandres du Nostromo retrouveront les joies du confinement dans l'Icarus. En revanche, ici, pas de grosse bêbette à double mâchoire. Le mal est tout autre. C'est nous. Et c'est justement sur ce point que le film plie du genou : les sempiternelles querelles entre nos amis scientifiques sentent le réchauffé. De plus, la mise en scène de Mr Boyle fait parfois un peu fouillis, avec ses effets numériques floutés, sensation renforcée par la présence de scènes magistrales 2 minutes plus tôt. Bref, je ne vous en dit pas plus, prenez le temps de le voir car Sunshine est un bon film de SF, un film de voyageur dans l'espace, et malgré un rythme un peu lent en première partie, vous auriez tord de vous en priver !