Excellent film du plus fou des réalisateurs asiatiques Takashi Miike, il rend ici hommage au serie tv asiatique qui ont fait aussi le bonheur de la France (Bioman, San Ku Kai et autres). Le film est superbe visuellement et le héros est attachant en héros qu'il a toujours voulu être!!! Encore un sans faute Mr Miike!!!
En 2004 sort ce qui demeure à ce jour l'un des travaux les plus étranges et difficilement cernables de Miike: Zebraman. On ne sait s'il s'agit d'un « sentaï » remis au goût du jour ou d'un simple hommage au « sentaï » ou encore d'un remake de la série du même nom, qui s'était avérée tellement minable que le public n'avait pas suivi. Ceux qui s'attendent à un équivalent nippon des derniers Superman et Batman peuvent rapidement passer leur chemin: faute d'un budget conséquent, les scènes spectaculaires se révèlent loin d'être légion et on se surprend à jeter pas mal de fois un coup d'œil à l'horloge faisant face au téléviseur. Car les longueurs ne tardent hélas pas à se manifester, après un démarrage excellent où l'on s'immisce dans l'existence minable de ce prof qui ne l'est pas moins (Sho Aikawa dans son meilleur rôle chez Miike). Le bougre va recouvrer le goût de la vie en se glissant dans le costume de son héros d'enfance, Zebraman, et mettre de l'ordre dans la ville, peu à peu assaillie par des entités extraterrestres malfaisantes, représentées par des images de synthèse savoureusement cheapo. Le scénario s'avère plus étoffé et intrigant qu'à l'accoutumée pour du Miike, mais paradoxalement, l'ensemble gagne cette fois à plusieurs reprises l'échelon de l'ennui, ce dernier étant pourtant malicieusement évité in extremis dans pas mal de ses autres films, qui jouaient justement avec le même style de ruptures rythmiques tout en se gardant bien de sombrer dans la torpeur. Dans un métrage tel que Zebraman, on découvre bien vite que ce genre de parti pris n'a en aucun cas sa place, et ce n'est sans doute pas ce qu'a pensé l'auteur de Rainy Dog. La tentative de critique sociale en début de film paraissait pourtant louable, mais il fallait choisir entre cela ou le « sentaï », pitch oblige. Zebraman déçoit également sur le plan artistique: une mise en scène à l'allure de pseudo-documentaire (souvent filmé caméra à l'épaule), avec une photographie des plus ternes; inutile de préciser que cette esthétique ne convient guère à l'atmosphère d'un film qui repose avant tout sur la notion de fantaisie et crée ainsi un rendu visuel plutôt de mauvais de goût. En parlant de Zebraman comme un cru moyennement réalisé et souvent ennuyeux, on pourrait sous-entendre qu'il s'agit d'un simple ratage ou presque. Cependant non, loin de là. Il y a quelques moments forts, quelques instants de poésie décalée et absurde, qui le rendent attachant lorsqu'il ne se montre pas rébarbatif. Et l'assaut final, qui fait dans le spectaculaire avec les moyens du bord, lui permet d'émerger complètement de sa léthargie. Et puis, ce déferlement d'effets numériques foireux tout autant que fun et qui rappellent nos années Sega... quel bonheur kitsch ! Quant à l'épilogue, il est d'une élégance simple, tendre et touchante, si, si. Zebraman, quoiqu'il ne soit – et de loin – pas l'un des meilleurs Miike, demeure une œuvrette dont les « qualités » transcendent les nombreuses maladresses et en font une menue curiosité à voir.
Relecture bien maladroite et impersonnelle des kaiju-eiga classiques de télévision. Si le plan final est superbe, l'ensemble manque de rigueur malgré la parabole "relation père/fils" louable.
J'ai peine à comprendre que ce film ai raflé autant de prix, tant il est bancal, pas très bien joué, manquant singulièrement de rythme et d'un vrai scénario... Enfin bon, ce qui à peut-etre séduit c'est son coté complètement décalé, aux idées étranges, et avec un héros complètement à la masse... Pour ma part, en dehors de quelques bonnes scènes, je me suis pas mal ennuyé, car j'attendais plus d'action, plus de délires visuels... Et puis le vrai costume de super-héros n'est porté qu'à la fin, avant, il faut supporter des horipaux risibles, que votre petite soeur n'oserait meme pas porter pour Halloween! Quant à l'humour, il est très particulier et bien lourd, on adhère ou pas, moi j'adhère pas...