Du cinéma bis bien goûteux comme on en fait plus. Un an après son controversé Cannibal Holocaust, Deodato ne s'est pas vraiment assagi et réitère une vision très crue de la violence dans un « rape and revenge » rondement mené. David Hess y campe une terrifiante ordure dont les actes pervers n'ont rien à envier à ceux commis par son personnage de Krug dans La Dernière Maison sur la Gauche. On notera une photo honorable de Sergio D'Offizi (la lumière, particulièrement soignée, nous permet de fermer les yeux sur des mouvements de caméra parfois bâclés) et une BO à tendance disco de Riz Ortolani aussi sympathique que délicieusement ringarde. Une série B transalpine de très bonne facture.
Après "Cannibal Holocaust",Ruggero Deodato s'attaque au Rape and Revenge.Et le résultat est très réussi !
Il faut admettre tout de suite que le scenario du film n'est pas super recherché : Deux tarés débarquent dans une soirée d'amis et foutent la merde (viols ,violence ,humiliations,chouette programme !!! ) .
Mais le film se révèle très divertissant.Je ne me suis jamais ennuyé lors du visionnage du film .
Les deux tarés en questions possèdent une psychologie crédible ,ils se revèlent très étrangement attachants,malgré leurs cruauté ,tout le contraire des autres personnages où on se fout pas mal d'eux.
David Hess dans le rôle d'un des deux cinglés est excelent ! Ici c'est plus vraiment le dingue de "Last House on the Left" certes,mais son interpretation est tout de même parfois mémorable .Pour l'autre cinglé (Giovanni Lombardo Radice) ,son interpretation est bonne aussi ,mais moins forte que celle de David Hess qui lui est une véritable ordure dans son personnage,le deuxième cinglé est beaucoup moins méchant et pervert ,d'ailleurs il obéit au doigt et à l'oeil à l'autre taré qui est aussi son meilleur ami.D'ailleurs à tous les deux on peut remarquer lors d'une scène du film ( pas loin de la fin) qu'il y a une certaine relation amoureuse( non sexuel) entre les deux.
Pour la violence du film,elle est très présente certes,mais il ne faut pas s'attendre à un énorme étalage d'hémoglobine ,il y en a très peu (la scène de la jeune fille vierge ,nue,mutilée au rasoir par Alex est la plus violente du film ,et il y a pas du sang qui gicle dans tous les sens,juste des coupures,très réalistes).En fait il s'agit d'une sorte de violence comme dans "Last House on the Left" .
La musique composée par Riz Ortolani est excelente ,parfois effrayante,belle ,voire parfois tragique .
Pour ce qui est de la partie Rape,je ne vous la révèle pas ,car vous la saurez seulement dans la partie Revenge (et je ne vous révèle rien non plus pour cette dernière qui est assez surprenante et violente).
Mais le film possède aussi une légère touche d'humour parfois très noir .
"La Casa Sperduta nel Parco" est un film très divertissant et assez violent ,et au moins a voir pour l'interpretation de David Hess qui est excellente en taré,maccho,et pervert !
Surtout ne pas tenir compte de ce qu'il y a écrit sur la jaquette...
Il s'agit ici d'un film qui a vieilli (mais alors vraiment tres vieilli) et tout le blabla du style "scenes gores extremes" n'est présent uniquement que pour allécher le téléspectateur...
En fait, ce film est un amas de scènes érotiques dignes de M6 mal filmées et de quelques gouttes de sang dse ci de la.
A éviter au possible!
Si vous cherchez un film d'horreur, fuyez, mais si vous voulez voir un film sombre et dur, ou que vous en avez marre des film de cul moisi de TMC, alor ce film est pour vous, subtil melange de folie, d'erotisme soft et de meurtre. Mention speciale a la musique, qui contraste magnifiquement bien avec l'ambiance du film.
Voila un autre film influencé par Last House On The Left. David Hess reprend ici son rôle comme il lui avait été attribué dans le film de Craven. On retrouve aussi Giovanni Lombardo Radice, acteur Italien aussi connut dans le genre. House On The Edge Of The Park s'avère quand même sympa dans l'ensemble malgré son scénario souvent tiré par les cheveux. La B.O de Riz Ortolani est pas mal. Un autre film qui fait partit de la liste des Video Nasties dont j'ai encore du mal à comprendre son bannissement car ce n'est pas si extrême. Bref à voir par curiosité.
Peu après le carton planétaire de "Cannibal Holocaust", Ruggero Deodato signe, pour les mêmes producteurs, un autre film exploitant cette fois-çi la mode 'rape and vengence' alors en vigueur dans l'industrie du cinéma d'exploitation.
En quelques sorte réponse Italienne à "La dernière maison sur la gauche" de Wes Craven, "La maison au fond du parc" reste finalement bien trop conventionnel pour être totalement convaincant. Les situations sont plus ou moins prévisibles mais Deodato parvient cependant à soigner sa mise en scène et nous offre quelques scènes d'un sadisme parfois impressionnant, bercés par le fabuleux morceau "Sweetly" composé par Riz Ortolani.
A celà, Deodato nous balance quelques scènes de nudité complètement gratuites et des viols particulièrement mal amenées qui ont parfois tendance à ramener ce film au simple stade de produit vulgairement érotique; même si le premier outrage du film enduré avant le générique est assez bien foutu.
Par contre, le niveau est largement réhaussé par un superbe casting 'bis' et le plaisir que l'on peut éprouver - au début notamment - de voir ces gros bourgeois prétentieux se prendre quelques bonnes branlées par les deux intrus !