Et bien voilà ! C'est des avis comme ça que j'ai envie de lire dans les critiques ! Je suis content de voir que au moins un comme toi a compris :) En fait, je me force d'être en guerre contre ceux qui disent critiquer un film en ne mettant qu'une petite phrase sans interet. Un mauvais film (ou moyen selon les goûts) mérite qu'on lui ponde une critique détaillée, ne serais ce que pour le descendre (comme le dernier Asterix ou Taxi 4...).Haaaaa bon sang que j'ai eu du plaisir.
Euh !... attend un peu !, car cette critique, ça fait plusieurs années que l'ai faite. Quand au film je l'ai vu au cinéma !. Si je n'ai pas élaborée une critique enflammé, il ya 2 raisons à cela ;
-D'une part, on critique différemment un film quand on vient juste de le voir, c'est normal, la perception de l'ensemble n'est pas la même.
-D'autre part, certains films ne justifient pas des critiques fleuves. Ainsi dans ce "Heat", on apprécie l'action nerveuse, les scènes de fusillades hallucinantes, l'interprétation, mais il est vrai qu'il ne se passe pas grand chose entre le premier casse et le casse final. Souviens toi aussi que le cerveau humain retien mieux ce qui est court, concis, et synthétique, certains films peuvent assez rapidement se résumer.
Après avoir réalisé "le dernier des mohicans", un film très grand public, Mann revient ici à un genre qu'il affectionne : le policier. On approche au plus près du couple flic-voyou. Le regard du réalisateur ne glorifie ni un camp ni un autre, ce qui lui importe c'est de mêler une certaine forme de réalisme avec un esthétisme sur la ville, les exécutions et enfin les coups des braqueurs. L'enquête du policier est peu expliquée, ce qui fait qu'on ne comprend pas toujours ce qui se passe, souvent , c'est un peu après une action, que par le détour d'un dialogue on comprend les détails de ce qui s'est passé. Bien joué Mann, qui ne s'est pas contenté des acteurs qu'il avait au générique.
Duel mythique de stars, Heat n'a pas pris une seule ride, puisant sans effort dans els veines sombres et violentes du polar d'antant pour en ressortir une histoire franches et décuplée! Magnifique sous toutes coutures!
Attention, Heat est l'un de ces polars comme on n'en verra sans doute qu'à chaque fin de siècle. L'unique véritable face-à-face entre les deux plus grands acteurs américains que le cinéma ait connu à ce jour se veut également une espèce de fresque policière moderne où les séquences d'action – rares mais fracassantes – subjuguent la rétine par leur découpage méticuleux de même que leur époustouflant réalisme et où les relations sentimentales des protagonistes prennent des allures de tragédie grecque. Heat surpasse en fait la plupart des standards du genre, non seulement dans sa mise en scène virtuose et sophistiquée (photographie léchée, saturée de splendides filtres bleus, plans nocturnes aériens d'une beauté froide indicible), mais également dans la densité tangible de son récit, sa narration intelligemment épurée, ainsi que la justesse affûtée de ses personnages. Ces deux heures cinquante d'émotions fortes, dans lesquelles culminent çà et là des moments cultes tels que cette fusillade grandiose et on ne peut plus réaliste survenant à la suite d'un braquage, confirment la marque de fabrique de l'immense cinéaste qu'est Michael Mann, à savoir la recherche systémique d'une perfection formelle absolue et d'une intensité dramatique à toute épreuve. Un film déjà légendaire, forcément, qui incarne de manière définitive la quintessence du polar, l'insurpassable dans son domaine, la référence terminale d'une série de métrages cultes facilement regroupés dans la même catégorie et dont il est la clef de voûte. Passionnant et crépusculaire.
La force de ce thriller, qui fait qu'il se démarque clairement des autres productions du genre, est la réunion de deux monstres du cinéma américain, Robert De Niro et Al Pacino. Le premier incarne un gangster solitaire, spécialiste des braquages de banques. Le second incarne un flic hargneux, qui n'arrive pas à concilier vie professionnelle et vie de famille... et qui traque le premier. Deux personnalités aussi fortes dans un même film, forcémment ça détonne! Mais le casting de rêve ne s'arrête pas là: Val Kilmer, Tom Sizemore, Wes Studi, Natalie Portman, Ashley Judd... Cette histoire de gangsters est parfaitement maîtrisée par Michael Mann, alternant scènes d'action impressionnantes (notamment la fusillade en pleine rue) et scènes plus intimistes, où l'on découvre les personnalités tiraillées des personnages. A cela s'ajoute les magnifiques plans-larges de Los Angeles, notamment de nuit, si chers au réalisateur, comme le prouvera plus tard son fameux "Collatéral". Bref, un thriller qui fait honneur au genre; une référence!